CLINIQUE
Le début de l'affection est insidieux et indolent et le malade ne vient consulter que lorsque les troubles sont déjà prononcés.
Depuis la remarquable description de Caboche, le polype solitaire des fosses nasales se traduit fonctionnellement par un seul symptôme : l’obstruction nasale unilatérale, obstruction très prononcée, complète même si la tumeur est enclavée dans la choane. Parfois apparaît brusquement un symptôme qui peut même éffrayer le sujet, quand il s'agit surtout d’un enfant, c’est l'émission spontanée d’une quantité relativement abondante (parfois une cuillerée à soupe) d’un liquide jaune ambré, qui fait dire à certains sujets « qu’ils pissent par les narines ».
Il s’agit d’une rupture d'un polype kystique.
Le D' G. Vitte, élève du Professeur Escat, décrit (thèse Toulouse, 1926) schématiquement quatre phases dans l’évolution de la maladie :
{o PÉRIODE LATENTE. — Phase sinusale, maxillaire ou sphénoïdale, qui ne s'accompagne d’aucun signe, pas de douleur, pas de gêne fonctionnelle. La
tumeur étant enfermée dans le sinus maxillaire ou