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de plusieurs polypes, dont un sortant du méat moyen. La rhinoscopie postérieure montre l’espace rétro-nasal entièrement occupé par un gros polype muqueux.
Le 24 août, on pratique un Caldwell-Luc; on trouve lantre plein de polypes et une bande mince et fibreuse s'étendant de la paroi externe de l’antre à travers l’ostium dans le méat moyen. De ce point-là, la bande s’élargit graduellement dans un gros polype comme l’auteur affirme n’avoir jamais vu, remplissant complètement la partie antérieure du cavum. Quand le pédicule fut détaché dans l’antre, le polype tomba dans la bouche du malade. Il était plus gros qu’un œuf de poule ordinaire. La muqueuse tapissant la cavité fut enlevée en entier et tous les polypes du nez enlevés à la pince et la blessure de la bouche fut fermée. Dans une semaine le malade fut rétabli entièrement, à l’exception de la fistule qui s’est ouverte à nouveau. Deux mois plus tard on a essayé une opération plastique pour fermer la fistule, en employant le voile du palais, mais sans succès, et une troisième tentative a été faite, toujours avec insuccès.
Actuellement il persiste une ouverture de la grosseur d’un gros crayon, conduisant dans l’antre.
En ce moment, deux ans après l’opération, le nez du malade est entièrement dégagé et la muqueuse de l’antre régénérée.
(Publiée par Ettore Giuffrida-Catane dans O.-R. Laringologia Ital., n° 5, 1931).
Polype solitaire du type de la maladie de Citelli.
1* Cas. — Femme de 28 ans; à la suite d’un refroidissement, obstruction de la fosse nasale droite, devenant finalement complète, avec petite sténose de la fosse nasale gauche, gênant la respiration et la déglutition. A
l'examen : néoformation polypoïde qui remplit toute la fosse nasale droite en avant, presque jusqu’à la narine. La rhinoscopie et la palpation montrent une grosse masse polypoïde dans le rhino-pharynx. Le polype de la choane droite arrive par son extension à rétrécir la partie médiane de la choane gauche. Polype lisse, gris-blanchâtre, dont le pédicule vient du méat moyen. A la diaphanoscopie les sinus frontaux et maxillaires sont transparents.
Avec la pince de Heymann, on pénètre dans la masse polypeuse qui laisse sourdre un peu de liquide séreux, citrin, mélangé de sang; après quoi la masse s’affaisse. On peut ainsi constater la présence du pédicule dans le méat moyen et sa continuation dans le sinus maxillaire à travers l’ostium naturel élargi. On observe aussi que de ce pédicule se détachent des petites formations polypoides et qu’une grosse masse se continue en se dirigeant vers le rhino-pharynx.
A lanse froide et la pince on enlève les différentes néoformations décrites; la fosse nasale reste complètement libre et le malade respire normalement.
L'examen histologique des fragments de la néoformation, prélevés en des points différents, permet d’établir que la masse extirpée est revêtue extérieurement d’un épithélium cylindrique vibratil, en majeure partie bien conservé. La surface interne de la paroi qui délimitait la cavité de la masse considérée, ne présente pas de revêtement épithélial; directement en contact avec le liquide se trouve une rangée de cellules conjonctives aplaties, mal conservées. A l’extérieur de cette rangée se trouve du tissu conjonctif fibreux, fasciculé, pauvre en cellules. La paroi, formée du revêtement épithélial externe et du revêtement fibreux interne, contient de nombreux capillaires sanguins et lymphatiques partiellement dilatés. Ce tissu conjonctif riche en vaisseaux, qui constitue essentiellement la paroi du pseudo-kyste décrit, présente des épaisseurs variables suivant les différentes zones de la masse considérée, arrivant naturel-
ro
lement au maximum d'épaisseur au niveau des petites formations polypeuses et surtout de la grosse masse qui plonge dans le rhino-pharynx. Il s’agit évidemment d’un tissu hyperplasique soumis secondairement à l’action des divers facteurs phlogogènes et mécaniques, qui lentement ont déterminé le prolapsus de la muqueuse du sinus maxillaire.
(Publiée par Ettore Giuffrida, Catane).
Polype solitaire du type de la maladie de Citelli.
OBs. 2. — Femme de 25 ans. Obstruction nasale à droite. Masse polypeuse de coloration blanchâtre, qui à la rhinoscopie postérieure occupe la moitié droite du naso-pharynx.
À la pince de Heymann on extrait un petit fragment de la masse polypoïde, qui provoque l’issue du liquide séreux citrin, teinté de sang; après quoi, à l’aide de l’anse froide et de la pince, on saisit la grosse portion qui tombait dans le rhino-pharynx. On arrache le pédicule qui sort à travers l’ostium maxillaire dans le méat moyen. Un speculum incurvé en angle droit montre l’ostium largement dilaté.
Macroscopiquement, la masse extraite est formée d’un pédicule qui s’incère à la partie moyenne du méat moyen. Le canal pédiculaire s’est élargi en une grosse cavité kystique, de dimension un peu supérieure à celle d’une noix, délimitée par une paroi inégalement épaissie. A cette cavité suit une zone solide de la longueur de quelques centimètres environ, la grosse masse polypeuse qui correspond à la tumeur plongeant dans le rhino-pharynx.
L’examen histologique montre que la paroi est formée entièrement d’un épithélium cylindrique vibratile, le revêtement interne d’une simple couche de tissu
fibreux compacte, constituée de gros faisceaux conjonctifs, imbibés en partie du liquide contenu dans la cavité pseudo-kystique et tapissée par-ci par-là d’une petite couche de cellules conjonciives aplaties. Dans ce tissu, on observe des cavités plus ou moins grandes, contenant des masses hyalines, homogènes, amorphes. De telles cavités, qui à la première impression pourraient faire croire à des formations pseudo-kystiques, à un examen plus approfondi se révèlent comme des lacunes vasculaires très dilatées, qui secondairement au ralentissement circulatoire ont subi à la suite des phénomènes thrombosiques une transformation hyaline du contenu hématique. La masse solide qui plongeait dans le rhinopharynx présente la même structure que le reste de la paroi; elle se montre essentiellement formée de faisceaux conjonctifs riches en vaisseaux fortement œdématiés.
(Publiée par Ettore Giuffrida, Catane).
Polype solitaire du type. de la maladie de Citelli.
Jeune fille de 16 ans. Obstruction de la fosse nasale gauche. Encore dans ce cas l’examen histologique montre que la paroi de la cavité est revêtue extérieurement d’un épithélium cylindrique et intérieurement d’une épaisse couche de tissu conjonctif ou fibreux, fasciculé, imbibé du liquide contenu dans le pseudo-kyste, tapissé par une mince couche de cellules conjonctives aplaties. Le reste de la paroi compris entre ces deux revêtements est formé essentiellement de tissu conjonctif plus ou moins infiltré de lymphocytes et surtout riche en lacunes vasculaires sanguines dilatées. Dans un certain point, la dilatation des vaisseaux est si exagérée qu’elle se montre comme un pseudo-angiome. L’épaisseur de la paroi atteint son maximunms vers la partie dis-
tale de la masse considérée, où l’action des facteurs mécaniques de stase et des facteurs phlogogénés se fait ressentir. L’hyperplasie conjonctivale y est particulièrement marquée. Cinq mois après, la malade revient pour une obstruction nasale gauche et l’on trouve de petits polypes communs insérés sur l’ethmoïde.
(Publiée par Ettore Giuffrida, Catane).
Polype solitaire du type de la maladie de Citelli.
Femme de 40 ans. Obstruction de la fosse nasale droite. Grosse masse polypeuse, gris rosée, luisante, allongée dans le sens antéro-postérieur. A la rhinoscopie postérieure la choane droite apparaît complètement bloquée. Extirpation. Le pédicule s’insère à la partie moyenne du inéat moyen.
Macroscopiquement : néoformation d’une masse allongée, présentant une cavité à sa partie centrale; les deux extrémités représentées par deux masses, de consistance molle et élastique, dont la postérieure plonge dans le rhino-pharynx et est plus développée. La paroi de la cavité qui constitue la partie centrale de la néoformation est revêtue extérieurement comme tout le reste de la masse, d’un tissu épithélial cylindrique vibratile, en majeure partie bien conservé. La surface interne de la cavité est revêtue d’un tissu fibreux, compacte, à gros faisceaux collés entre eux, tapissés vers la cavité d’une seule couche de cellules conjonctives. Le reste de la paroi est constitué de tissu conjonctif hyperplasique, formé d’infiltrations lymphocytaires, contenant encore des plasmocellules et des grosses cellules réticulaires à aspect étoilé, à gros noyau protoplasmique,. abondant et différemment ramifié. Le tissu conjonctif est particulièrement abondant aux deux extrémités de la néoformation
E. David 5
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où évidemment s’est fait plus ressentir l’action des facteurs mécaniques et inflammatoires.
(Personnelle).
Polype solitaire récidivant.
Mlle La.., âgée de 22 ans, se présente pour un polype récidivant à gauche depuis dix ans environ. Elle n’accuse aucune douleur, mais a de l’obstruction nasale gauche et a présenté un écoulement brusque par la narine gauche.
A l'examen, la fosse nasale gauche apparaît complètement obstruée; la rhinoscopie antérieure montre un gros polype antérieur de la fosse nasale gauche, refoulant les cornets. Les sinus frontaux et maxillaires s’éclairent normalement à la diaphanoscopie. Le polype sort du méat moyen et après adrénalino-cocaïnisation on voit le pédicule sortant à travers l’ostium maxillaire.
A l'opération (ouverture de l’antre par le procédé Caldwell-Luc) on trouve le pédicule allant s’insérer sur le plancher du sinus. Plus de récidive après l’intervention.
(D' L. Leroux, E. David).
Polype solitaire récidivant.
Mme M... 52 ans, vient consulter pour de l’obstruction nasale à gauche; elle aurait présenté un polype solitaire de la fosse nasale gauche, qui a nécessité une première ablation en 1913 et une deuxième en 1916. Elle présente cette fois des troubles fonctionnels qui rappellent ceux
des autres fois : obstruction nasale gauche, céphalées fréquentes, éternuements par crises jour et nuit, quotidiens, depuis plusieurs années. :
À l’examen de la narine gauche : gros polype rose, unique, présentant un pédicule qui s'engage dans l’ostium maxillaire.
La diaphanoscopie des sinus fronto-maxillaires montre une légère obscurité du sinus maxillaire gauche.
On pratique dans un premier temps lablation du polype au serre-nœud, suivie une semaine après de la trépanation du sinus maxillaire gauche. On tombe de suite sur une masse molle polypeuse adhérente à la paroi inférieure de l’antre. Le reste du sinus est vide et intact; pas de pus, la muqueuse est blanche.
Examen histologique des pièces enlevées :
Examen du polype extirpé par voie nasale : le polype présent est caractérisé par deux faits : 1° l’importance d’un œdème qui dissocie le tissu conjonctif et s’accumule dans de véritables et très volumineuses logettes arrondies aussi formées; 2° l’abondance considérable des cellules éosinophiles disposées surtout en surface, sous un épithélium en voie de métaplasie malpighienne.
Examen d’un fragment enlevé par trépanation du sinus : même structure histologique générale que sur le fragment biopsié antérieurement. Cependant : 1° nodule inflammatoire plus important, plus riche en polynucléaires neutrophiles:; 2° disparition presque complète des cellules éosinophiles; 3° importance relativement considérable du tissu collagène qui est électivement systématisé autour des vaisseaux. Aspect général d’un polype en réaction inflammatoire subaiguë et chronique.
(D': L. Leroux, E. David).
Polype solitaire d’origine dentaire probable.
M. C..., 51 ans, obstruction nasale gauche par polype solitaire récidivant. IL y a huit ans on lui aurait enlevé des polypes en deux fois. Il présente des rhumes de. cerveau fréquents, des éternuements et de la gêne respiratoire.
Le malade accuse depuis quelques années des douleurs dentaires du côté du maxillaire supérieur gauche; douleurs qui avaient nécessité des soins dentaires et quelques mois avant de venir nous consulter, l’ablation des molaires et prémolaires supérieures gauches.
A l’examen : polype unique sortant du méat moyen avec un pédicule se continuant à travers l’ostium. Les molaires et les prémolaires gauches supérieures manquent en effet et le malade a un appareil de prothèse dentaire.
Le sinus maxillaire gauche apparaît obscur à la diaphanoscopie et à la radiographie simple.
Le polype nasal est enlevé au serre-nœud et il ne reste pas de pédicule.
Douze jours après, on procède à la trépanation du sinus maxillaire gauche; on trouve des fongosités sur le plancher. On n’a pas pratiqué de contre-ouverture nasale, mais une réaction sinusale inflammatoire consécutive nous détermine de faire la contre-ouverture et un lavage de la cavité du sinus.
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(D'° L. Leroux, E. David).
Polype solitaire d’origine dentaire probable.
M. G.., 42 ans, présente depuis trois mois de la gêne respiratoire à bascule; perte de l’odorat depuis trois mois et diminution du goût; pas d’éternuements, pas d’asthme. Le malade accuse une céphalée médio-frontale, causée par un rhume qui dure depuis des années. Un an environ avant l'apparition de ces troubles nasaux, le patient a commencé à avoir des douleurs dentaires au niveau du maxillaire supérieur droit; forcé d’aller consulter un dentiste, il subit une extraction d’une dent et des soins dentaires pour trois autres dents de la mâchoire supérieure droite.
À l’examen : déviation de la cloison à droite, refoulée par une formation polypoïde de la fosse nasale droite. Ii s’agit d’un polvpe unique à développement antérieur, dont le pédicule se dirige dans le méat moyen et s’engage à travers l’ostium du maxillaire. On constate à l’examen de la bouche, que la deuxième prémolaire droite supérieure manque et les trois molaires supérieures droites sont obturées.
A la diaphanoscopie, les sinus frontaux s’éclairent normalement; les sinus maxillaires sont légèrement obscurs. La radiographie simple montre un aspect normal des cavités sinusales et après injection de lipiodol, un remplissage normal.
Le malade ne s’est plus présenté à l’hôpital pour l’opération.
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(D' L. Leroux).
Polype solitaire d’origine dentaire probable.
M. Quer.…., 30 ans, se plaint d’obstruction nasale plus marquée du côté droit et mouche du pus depuis deux ans environ. Il y a quatre ans environ, un dentiste a été obligé de lui enlever une dent supérieure droite et de soigner une dent voisine.
A l'examen : petit polype ethmoïdal dans la fosse nasale gauche; dans la fosse nasale droite on aperçoit un gros polype solitaire venant du méat moyen, qui, après cocaïnisation, permet de constater la présence d’un pédicule se dirigeant vers l’antre du sinus maxillaire. On voit à l'examen buccal, l'absence de la première molaire droite supérieure et une obturation de la deuxième molaire voisine.
L’éclairage des sinus fronto-maxillaires se fait normalement. La radiographie après injection de lipiodol dans la cavité du sinus maxillaire droit, montre un remplissage complet et collant à la muqueuse antrale.
On commence par enlever la masse polypeuse de la fosse nasale droite au serre-nœud, qui est suivie quelques jours après de l’ouverture de l’antre (procédé de Lombard). A l’ouverture du sinus on trouve une masse polypeuse qui prend insertion sur le plancher de l’antre.
Examen biopsique de la formation polypeuse nasale : polype œdémateux; épithélium hyperplasié; développement inflammatoire considérable de cellules péri-vasculaires; formation de nodules lympho-plasmocytaires; nombreux éosinophiles.
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(DS L. Leroux, E. David).
Polype solitaire de Killian.
M. Bo... 41 ans, vient consulter pour de l’obstruction nasale droite, sans autres signes fonctionnels.
Quelques années auparavant il avait subi l’ablation d’une dent supérieure droite et avait recu des soins pour d’autres dents supérieures droites.
A l’examen : polype unique à développement postérieur, bien visible à la rhinoscopie postérieure. Ce polype du méat moyen se continue par un pédicule à travers lostium maxillaire.
L’éclairage des sinus frontaux et maxillaires est normal. La radiographie simple montre une clarté parfaite des cavités sinusales maxillaires et frontales et le remplissage au lipiodol de l’antre maxillaire droit se fait complètement.
Ablation du polype solitaire nasal au serre-nœud. Trépanation du sinus maxillaire droit (procédé de Lombard) qui permet de constater la présence d’une masse polypeuse intra-antrale, qui s’insère sur la partie inférieure et latérale de l’antre.
(Personnelle).
Polype solitaire à point de départ dentaire probable.
Mlle Marg. Ga..., 24 ans, se plaint d’obstruction nasale à droite, pas de rhinorrhée, ni asthme. Il y a deux ans elle a subi une ablation de deux dents supérieures
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droites; depuis il persiste une douleur du rebord alvéolaire à cet endroit.
A l'examen : rhinoscopie antérieure : fosse nasale droite obstruée par des masses polypeuses. Après leur ablation à l’anse, on voit une grosse masse obstruant le fond de la fosse. Cette formation polypeuse refoule la cloison et se continue dans le méat moyen par un pédicule.
Rhinoscopie postérieure : la masse issue du côté droit occupe en partie le cavum et bloque la choane gauche. A l'examen de la bouche on constate l’absence des 2° 'et 3° prémolaires supérieures droites et on provoque une douleur au contact du rebord alvéolaire à cet endroit.
Les sinus fronto-maxillaires s’éclairent normalement des deux côtés. La radiographie simple ne montre aucune obscurité des sinus et le remplissage au lipiodol de l’antre maxillaire droit est complètement normal.
On pratique l’ablation de la masse nasale droite à l’aide de la pince de Luc, qui ramène un polype de la grosseur d'une noix, et d’une partie du pédicule. Dix jours après, on procède à l’ouverture de l’antre (Caldwell-Luc) et on trouve la continuation du pédicule dans l’antre à travers l’ostium, au niveau duquel il présente le « collet » ; le pédicule fibreux traverse la cavité sinusale et va s’insérer sur une zone du plancher, qui correspond à l’endroit où les dents font défaut.