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et nous avons déjà largement insisté là-dessus. En dehors du fait que dans bien des cas il peut s’agir de récidive, il nous semble que l’on ne puisse pas considérer une guérison complète sans l’extirpation préalable de la partie malade de la muqueuse sinusale et du cordon fibreux intra-antral.
C’est pour cette raison que nous conseillons l’ouverture du sinus (Caldwell Luc ou Lombard), car, la simple ouverture non suivie de contre-ouverture nasale ne suffit pas pour empêcher la récidive. Il est nécessaire de faire un bon currettage de la zone malade, notamment du plancher dans la majorité des cas, et l’extirpation totale de la formation intrasinusale.
Nous avons admis une origine dentaire à la sinusite polypeuse du polype solitaire, cependant il ne nous semble pas utile de conseiller l'extraction” des dents malades si elles sont susceptibles d’un autre traitement dentaire, lequel puisse ‘enrayer aiñsi le foyer d'infection.
Par contre, l’extraction dentaire seule n’est nullement suffisante pour amener la guérison ; nous avons vu des cas où le malade venait consulter pour un polype solitaire, quelques mois à un an après une extraction dentaire, que l’on pourrait incriminer ainsi comme cause déclanchante du procéssus morbide sinusal.
Caboche propose comme traitement de la sinusite qui est « théoriquement indiqué pour prévenir
la récidive : de simples lavages antiseptiques ».
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Nous pensons que les lavages de la cavité du sinus ne puissent avoir aucun effet réel,
Nous concluons donc que dans tous les cas de polype solitaire à point de départ sinusal maxillaire, il nous semble qu’il faut envisager l’ouverture de l’antre qui, associée à des soins dentaires s’il y a lieu, permet de supprimer toute formation pathologique et d'assurer une guérison complète.
Dans tous les autres cas plus rares de polype solitaire du sinus sphénoïdal ou frontal, il faut presque toujours se contenter de la simple ablation pratiquée par voie nasale antérieure, comme il a été indiqué plus haut, et ce n’est qu’en présence d’un polype extrêmement récidivant qu’on serait autorisé à pratiquer l’éventration et le curettage du sinus respectif par voie endonasale, après résection du
cornet moyen.
(Communiquée par notre Maître le Docteur Leroux).
Polype solitaire chez l’enfant.
Un garçon d’une dizaine d’années nous est amené, il y a 5 ans, pour gêne respiratoire du côté droit; il avait mouché quelques mois avant un petit polype. L'examen montra un polype du méat moyen qui se détacha facilement. Trois ans plus tard nouvelle obstruction nasale droite; cette fois, c’est un classique polype choanal. On me demanda une guérison définitive sans récidive : un essai d’extirpation totale par une traction douce ne réussit pas et libéra seulement la masse choanale; il fallut alors ouvrir le sinus maxillaire pour décoller et enlever la masse polypeuse antrale. Depuis, pas de récidive.
(Même Communication de notre Maître le Docteur Leroux).
Polype solitaire chez l'enfant.
Un garçon de 5 ans est conduit dans le service O.-R.-L. de Saint-Antoine pour obstruction nasale : un polype unique débordait la choane droite. L’enfant n'avait jamais été examiné, il était très indocile; et toute ten-
tative d’extraction par la narine fut impossible; c’est par le cavum que nous avons pu saisir le polype en pleine masse avec une pince à végétation; une traction continue amena un bissac polypeux intégral avec ses parties nasale et maxillaire et son collet intact.
(Publiée par Caboche dans Annales des Maladies de l’Oreille, 1924).
Polype solitaire chez l'enfant.
OBs. 3. — Gabriel L..., 12 ans. Obstruction totale de la fosse nasale gauche, remontant à trois années. Polype solitaire de la choane gauche qui, après ablation, se montre du volume d’une noix, pédicule long de 4 cm. inséré au tiers moyen du méat moyen gauche. Les sinus frontaux et maxillaires s’éclairent normalement; toutefois la pupille gauche s’éclaire un peu moins bien que la droite et la sensation lumineuse subjective de ce côté gauche est moins nette qu’à droite.
(Publiée par Caboche :
dans Annales des Maladies de l’Oreille, 1924).
Polype solitaire à point de départ dentaire.
OgBs. 7. — M. G.., 40 ans. Examen le 21 avril 1923; obstruction totale de la fosse nasale droite. On trouve une déviation de la cloison très accentuée dans son tiers antérieur et se prolongeant loin en arrière. À la rhinoscopie postérieure : obstruction totale de la choane droite par un polype enclavé du volume d’une grosse noix. A la rhinoscopie antérieure : pédicule s’avançant vers la
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partie postérieure du méat moyen. Diagnostic : Polype solitaire. Pas de pus dans le méat moyen, les sinus frontaux et maxillaires s’éclairent bien. Il semble qu’il y ait dans l’histoire du malade un passé sinusal. En effet, en 1915, on dut lui pratiquer l'extraction de la racine de la première grosse molaire supérieure droite à laquelle attenait un kyste (le malade ne se rappelle pas si à cette époque il y eut décharge purulente par la fosse nasale droite) et en 1917, il accuse des douleurs fronto-maxillaires droites avec émission de liquide jaune par la fosse nasale correspondante. La radiographie montre une opacité nette du sinus maxillaire droit.
(Publiée par Caboche dans Annales des Maladies de l’Oreille, 1924).
Polype solitaire à point de départ dentaire.
OBs. 8. — Mme J..., 50 ans, se présente à notre examen le 10 mai 1922; gêne de la respiration nasale à gauche depuis 15 mois. Elle raconte qu’il y a quelques mois son médecin pensant avoir à faire à une hypertrophie des cornets fit dans la fosse nasale gauche une pointe de feu, qui provoqua un abondant écoulement de liquide jaune à la suite de quoi elle fut sensiblement soulagée. Fin avril, spontanément cette fois, nouvelle émission de liquide jaune d’or, « comme si elle pissait par sa narine ». Âctuellement obstruction totale. A la rhinoscopie antérieure : volumineux polype choanal obstruant les deux choanes. Pas de pus dans le méat moyen. Sinus frontaux et maxillaires s’éclairent normalement. La pupille gauche cependant ne s’éclaire pas, contrairement à la droite. Il y a quinze mois un dentiste est amené à pratiquer l’extraction de la deuxième mollaire supérieure gauche et aurait voulu faire un lavage du sinus maxillaire par
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l’alvéole. Cependant la malade affirme qu’elle ne mouchait pas de pus à cette époque.
Examen radiologique : opacité nette du sinus maxillaire gauche.
Ablation possible en raison de ce que comme dans l'observation précédente, on ouvre, au cours des manœuvres, un volumineux kyste à liquide citrin. Le polype, dégonflé, est saisi à l’aide d’une pince dans la fosse nasale et amené à l’extérieur. C’est un volumineux polype kystique (4 kystes à son intérieur).
Malade revu six semaines après l’ablation, pas de récidive, pas de pus de la fosse nasale; les sinus s’éclairent à la diaphanoscopie mais pas la pupille gauche.
(Publiée par Stevenson dans Archives of Otolaryngology, vol. 13, n° 4, April 1931).
Polype solitaire à point de départ dentaire.
H. B..., homme âgé de 36 ans; consulte le 28 juillet 1928, affirmant qu’une année auparavant un dentiste lui avait enlevé la première et la deuxième molaires droites supérieures. Avant cette extraction il n’avait jamais souffert de son nez, et avait toujours présenté une bonne santé. Depuis l’intervention dentaire il persista une fistule large conduisant dans l’antre maxillaire droit du côté des dents extraites. Du pus coula constamment de cette ouverture dans la bouche et le malade avait expulsé du pus par le cavum. Pendant tout ce temps l’antre a été lavé régulièrement par le dentiste (qui ne remarqua aucun autre symptôme). Le côté droit du nez devient complètement obstrué et le malade a la sensation d’un corps étranger dans le cavum.
L'examen montre que le côté droit du nez est rempli
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