‹ Contribution à l'étude du pouls capillaire visibleChapitre 12 sur 18 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Observation I

(Personnelle)

Le nommé L..., âgé de 48 ans, marchand forain, entre le 7 novembre à l’hôpital Saint-Antoine, salle Béhier, lit, n° 27.

Comme antécédents héréditaires de ce malade, nous relevons chez son père, âgé aujourd'hui de 71 ans, des ulcères variqueux. pas autre chose.

Chez sa mère, le tableau est un peu plus chargé : elle est sujette aux douleurs articulaires, à des névralgies faciales, de. plus elle a de l'éczéma aux jambes.

Malheureùsement pour lui, son histoire personnelle est beaucoup plus documentée. Il ne se rappelle pas il est vrai ses maladies d'enfance, il ignore s’il a eula rougeole, la scarlatine ou la variole, nous ne relevons d’ailleurs pas de traces de cette dernière.

À 5 ans, il est opéré d'un polype rectal.

A 13 ans, dans un accès de somnambulisme, il tombe d'un premier étage, se fait de furtes contusions au thorax et reste couché six semaines.

A 16 ans. blennorhagie qui dure six mois.

À 21 ans, on lui enlève les amygdales à cause, nous dit-il, de la fréquence des angines, auxquelles il était sujet.

A 93 ans, il va à Alger où il contracte les fièvres intermittentes.

Revenu en France, il aurait fait une chute de 10 mètres, sans trop grand dommage que des douleurs lombaires qui auraient persisté longtemps.

À 26 ans, il contracte la syphilis et paraît avoir suivi le traitement spécifique assez longtemps.

À 40 ans, pour la première fois, il souffrede l'affection cardiaque qui pour la 5° ou 6° fois, l'amène à l'hôpital.

Aujourd'hui comme alors, il y entre en se plaignant de palpitations, d'oppression. Il y a 8 ans, ilne tenait pas un autre langage.

Le malade est amaigri, fatigué, son visage est pâle et ses yeux brillants. Nous ne relevons rien dans les poumons. Le système nerveux est indemne. Les digestions sont par contre pénibles et parfois troublées par des vomissements.

Nous passons à l'examen du cœur. Pas de voussure précordiale. La pointe bat dans le 6° espace, le choc n'est pas très accusé.

Par la percussion, pénible pour le malade,on constate une augmentation de la matité cardiaque et aortique. Au niveau du deuxième espace intercostal droit, on entend un double souffle systolique et diastolique. Le premier est vigoureux, le deuxième est plus doux.

Ces souffles s’étendent le long du bord droit du sternum jusqu’à l’appendice Xiphoïde. On peut en repoussant avec le doigt, les parties molles au dessus de la fourchette sternale sentir les battements de l'aorte, mais on ne sent

pas de frémissement vibratoire.

Petit >

MCT TE

Nous constatons sur le trajet des carotides l'existence de battements mais non de frémissement vibratoire.

À la fémorale, nous trouvons le double souffie de Duroziez. k

Nous constatons le pouls capillaire sous les ongles, sur le front.

Le pouls est bondissant.

Nous comptons 70 pulsations.

Le malade accuse des palpitations et de la dyspnée au moindre effort.

Fréquemment le malade a des crises d’angine de poitrine.

Son cœur se trouve comprimé.

La douleur s'’irradie dans le bras gauche en suivant le trajet du nerf cubital.

Observation Il

Observation communiqué par M. Tapret, médecin des hôpi-

taux, à M. Ruault.

Dilatalion de l'aorte ; insuffisance aortique:; angine de poitrine; pouls capillaire du front el pouls sousungueal.

M. B..., âgé de 44 ans, homme d'une d'une vigoureuse constitution, a fait de nombreux excès de boisson pendant une grande partie de sa vie, et offre les signes de intoxication alcoolique chronique, entre autres l'artério sclérose généralisée.

Depuis deux ans, il se plaint de palpitations, d’essoufflement et de crises douloureuses très fréquentes et très pénibles du côté du cœur.

La douleur commence brusquement en un point fixe de la région précordiale, dans le troisième espace intercostal gauche, tout près du sternum et s'irradie en ceinture des deux côtés de la poitrine, mais pas dans le bras gauche. Le pouls est vibrant, impulsif, dichrote, dépressible et régulier.

L'auscultation fait constater le souffle aspiratif pur de l'insuffisance aortique,

L’aorte paraît un peu dilatée. Donc, angine de poitrine symptomatique d’une insuffisance aortique avec dilatation probable de l’zorte et artério-sclérose (athérome anticipé par alcoolisme).

Le pouls capillaire sous-ungeual est très facilement perceptible.

Le malade se rend bien compte que son pouls corres- : pond à ces alternatives de coloration blanche et rose qu'il voie sous son ongle.

25 Mai. — J'ai constaté de la façon la plus nette le pouls capillaire du front au niveau de la ligne empreinte du chapeau.

217 Mai. M. B. meurt subitement chez lui. L’autopsie n’a pas été faite.

Observation III

Observation recueillie par M. Charrin, alors interne des hôpitaux, et publiée par M. Ruault dans sa thèse

Ataxielocomotrice ; dilatationde la crosse et insuffisance Sigmoidienne, pouls capillaire du front

. P... Louise, journalière, âgée de 55 ans, entrée à

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