SM | SU
teuses, le cœur est un peu hypertrophié. Le poulsest sans caractère particulier et régulier.
La malade présente de la manière la plus nette, le pouls capillaire du front,
Observation IV
Recueillie par le docteur Ruault et rapportée dans sa thèse. Dilatation de la crosse de l'aorte; rétrécissement et
insuffisance aortiques. — Poul sous-unguéal ; pouls du front; pouls rélinien.
G.... Eugénie, 59 ans, marchande de quatre saisons, entrée à l'Hôtel-Dieu, {annexe), le 24 avril 1883, salle Saint-Landry, n° 23, service de M. le docteur Tapret.
Cette femme a été depuis l'âge de 18 ans, sujette à des angines phlegmoneuses revenant presque chaque année. Elle n'a jamais eu, dit-elle, d'autre maladie, mais elle a toujours eu « l’haleine courte », et affirme n’avoir jamais pu courir ni monter vite un escalier, sans éprouver de la dyspnée.. Elle a quitté son pays. (Un village du département de Loir-et-Cher), à l'âge de 20 ans, pourivenir exercer à Paris la profession de cuisinière. :Elle:a;été, plus tard, pendant 12 ans, ouvreuse: delogesiauthéâtre:de la Porte St-Martin, puis femme de ménage, et elle n'eèxerce la profession de marchande: de, quatre: saisons que depuis neuf mois : elle nie énergiquement tout excès alcoolique» nous dit qu'elle ne criait pas sa marchandise et ne présente pas de traces de syphilis.
ües renseignements nenous indiquent. pas bien l'étiologie de l'affection dont elleest atteinte. ,5 5:
Depuis déjà plusieurs années, elle sc:ffrait de palpitations : elle devinrent bientôt plus violentes et les accès dyspnéiques augmentèrent d'intensité. Le moindre effort et surtout les cahots de sa petite voiture provoquaient des accès de suffocation qui l’obligeaient à s'arrêter quelquefois au milieu d'un carrefour ce qui lui valait des reproches et même des menaces de la part des sergents de ville. L'ascension des escaliers devenait de plus en plus pénible.
Bientôt survinrent des étourdiseements l’obligeant à s'arrêter et à s'appuyer à la muraille pour ne pas tomber.
C'est alors qu’elle entre à l'hôpital où elle prit enfin du repos.
Aujourd’hui 29 mai, elle se trouve beaucoup mieux : Les accès de dyspnée ont disparu, ainsi que les palpitations; elle mange peu, mais avec assez d'appétit et ses digestions sont bonnes. Elle est pale mais peu amaïigrie. Elie se plaint seulement de douleurs intercostales du côté droit. Ges douleurs sont aisément calmées par la morphine en injections hypodermiques.
Les artères sont assez fortement :athéromateuses. En appuyant le doigt un peu profondément au-dessus de la fourchette du sternum on sent des battements artériels énergiques.
Battements violents, visibles, des artères sous clavières surtout à gauche, des carotides, des humérales au pli du coude. Pouls régulier, très bondissant, dépressible malgré l’athérome de la radiale, Double souffle crural.
Retard apparent très notable du pouls carotidien sur sur le choc du cœur. La Pointe bat dans le 7° espace
intercostal à seize centimètres de la ligne médiane. La matité cardiaque s'arrête à droite à un centimètre et demi environ du bord droit du sternum.
Le sternum présente une légère voussure au niveau de la 2° pièce. Lamatité transversale préaortique au niveau du 2° espace de chaque côté, présente une largeur d'environ dix centimètres.
Pas de douleur spontanée da côté du cœur, douleur à la pression (pas extrême, mais nettement accusée par la malade) dans le 2% espace intercostal de chaque côté (maximum à gauche), et dans le 5 espace intercostal gauche.
A l’auscultation, on entend un double souflie. Celui du premier temps, râpeux, a son maximum dans le 3° espace à droite près du sternum. On l'entend dans toute la région préaortique, et dans la partie supérieure de la région précordiale. |
Celui du deuxième temps, doux, humé, aspiratif, a son maximum au deuxième espace intercostal à gauche et très près du sternum. On l'entend partout même à la pointe. Ces signes indiquent très nettement un rétrécissement de
l'origine de l'aorte avec insuffisance des valvules sigmoïdes et une dilatation considérable de l'aorte.
La malade présente de la façon la plus manifeste le pouls capillaire du front et le pouls sous unguéal, ainsi que l'ont pu constater M. le Professeur Panas, MM. Hérard, Grancher, Rendu, et plusieurs autres médecins qui l'ont examinée.
L'examen ophthalmoscopique, pratiqué par M. Bacchi, chef de clinique adjoint de M. le Professeur Panas, à
permis de constater aussi le pou!s capillaire rétinien.
Examen ophthalmoscopique (M. Bacchi).
« Réflexe lumineux disparu. — Réflexe accomodatif conservé — milieux de l'œil transparents. A gauche, les artéres de la papille présentent très manifestement le pouls isochrone au pouls radial. On les voit se resserrer et se dilater alternativement.
« On constate de plus le pouls capillaire dans la zone moyenne de la papille, qui, à l'état ordinaire se présente d'un gris rosé et qui chez notre malade rougit et pâlit alternativement; la rougeur étant systolique.
« Ce phénomène est surtout apparent à la partie supérieure de ce disque. (Image droite).
« À droite les mêmes phénomènes existent, mais ils sont sensiblement moins accusés. »
Ces phénomènes de pouls capillaire diminuent beaucoup d'intensité sous l'influence des injections de morphine ; et reparaissent comme précédemment trois ou quatre jours après qu'on a cessé cette médication.
Mais il faut remarquer cependant que ce symptôme n'est nullement pathognomonique de l'insuffisance aortique, parce que comme nous allons le voir, on le remontre dans d'autres maladies, d'autre part parce qu’il peut fort bien faire défaut dans l'insuffisance aortique elle-même
Les observations suivantes en sont la preuve indéniable,
— di —
Observations V et VE
Monsieur le docteur Legroux, publie dans la Gazette hebdomadaire, n° 50, de l'année 1883, les deux observations suivantes, Nous les citons textuellement.
Ces jours derniers encore, je voyais à Laënnec, dans le service de mon collègue, M. Ferrand, une jeune femme de 24 ans, entrée pour un chancre de la lèvre et qui avait eu, en 1870 et en 1882, un rhumatisme articulaire aigü; or, elle présentait au cœur un souffle d'insuffisance mitrale en même temps qu'un superbe souffle, à la base, d’insuffisance aortique : ni moi, ni mes élèves exercés cependant à cette recherche, nous n'avons pu faire apparaître le pouls capillaire frontal, ni le constater à travers les ongles.
Au n°16, de notre salle Grisolle, un homme présente également les signes de la maladie de Corrigan et n'offre en aucun point de battements capillaires perceptibles. Et ce ne sont pas les seuls exemples que j'aie rencontrés.
Observation VII
(Personnelle)
Monsieur L..., 45 ans, entre à l'hôpital Saint-Antoine,
Le
salle Bazin, n°3, pour la deuxième fois depuis 5 mois en