‹ Contribution à l'étude du pouls capillaire visibleChapitre 15 sur 18 · NE A · texte numérisé non relu

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se plaignant de crises d’oppression. Nous constatons l’existence d'un souffle diastolique dans le deuxième espace, côté droit du sternua.

Malgré nos recherches, (des amis cherchent avec nous), nous ne pouvons constater la présence du pouls capillaire.

Observation VIII

(Personnelle)

Dans la même salle, Bazin, au lit n° 20, chez un jeune homme, âgé de 23 ans, atteint d'insuffisance aortique; diagnostic aisé à faire et vérifié, nous ne pouvons non plus, malgré des recherches faites plusieurs fois et à plusieurs jours d'intervalle, constater la présence du pouls capillaire.

Est-ce à dire pour cela que le pouls capillaire soit un symptôme sans valeur dans l'insuffisance aortique, comme le voulait Balfour ? non, sans doute ; nous croyons que ce serait là une conclusion tout à fait excessive.

C'est un symptôme dont la constatation est très utile et qui, corroboré par d’autres signesa une grande valeur, comme l’admet Ruault. Il est plus important que ne le laisse entendre M. Conte,

Jusqu'ici, personne, croyons-nous, n’a recherché le pouls capillaire dans les cas d’angine de poitrine où cependant sa présence peut être assez logiquement expliquée par le spasme des vaisseaux périphériques et l’athérome artériel qui accompagne si généralement cette maladie.

Nous avons eu la bonne fortune de pouvoir en recueillir une observation intéressante que nous allons rapporter.

Il est vrai que l’on peut faire une objection et dire que le pouls capillaire est ici dû plutôt à l’athérome qu’à l’angine de poitrine, mais nous pensons cependant que l'influence vaso-motrice devait dans notre cas jouer un certain rôle, car l’athérome n'était pas extrêmement considérable, et parce que d'autre part la paralysie des vaso-constricteurs qui joue un rôle évident dans l'apparition de ce symptôme existait chez ce malade, dont la tension artérielle était d’ailleurs abaissée un peu au-dessous de la normale.

Observation IX

(Personnelle)

M.L. X...,âgé de 51 ans, officier,se présente à nous se plaignant de vives douleurs dans la région précordiale,

C’est un homme robuste, de forte complexion, arthritique.

Il y a environ 40 ans qu’il a commencé à ressentir ces douleurs. Le début a été brusque, au moment d'un violent effort, en criant. Le malade a eu une syncope. Revenu à lui il a continué à souffrir d’une facon moins intense pendant 24 heures environ.

Depuis lors, à plusieurs reprises et surtout lorsque le malade fait des efforts, a des contrariétés, ou. marche un peu vite et contre le vent, il est pris de cette douleur très vive, angoissante, qui l'oblige à s'arrêter. Cette douleur précordiale présente des irradiations dans tout le membre supérieur gauche. Cette douleur est surtout marquée dans la sphère du nerf cubital. |

.Remarquons aussi que cette anxiété précordiable si pénible revient particulièrement le soir et s'exagère au lit au moins au commencement de la nuit et prive le malade de sommeil.

A l’examen, on constate par la palpation et la percussion que le cœur a son volume normal ; la pointe du cœur n’est pas abaissée. — A l’auscultation à la pointe, les deux temps de la révolution cordiaque sont bien marqués et tout à fait normaux.

A la base on ne perçoit d’anormal qu'un éclat un peu exagéré du second temps au niveau de l’orfice aortique. Mais on ne trouve aucun autre bruit pathologique, ni dédoublement, ni souffle au second temps. Il ne s’agit donc pas d'une insuffisance aortique. Du reste, le malade n’en présente pas les signes habituels.

L'examen de l'aorte ne montre rien d'anormal, et

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