HAT LE
sujet sain, présente pendant quelque temps des alternatives de coloration plus ou moins intenses quand le pouls capillaire existe. Ces modifications successives sont isochrones aux battements du cœur, si bien qu’on peut ainsi compter aisément le pouls du malade.
Quand le phénomène est très accusé, il n’est même pas besoin de provoquer l'apparition de la tache vaso-motrice; le pouls capillaire apparaît spontanément et il suffit de regarder à jour frisant un point du front du malade. Mais il est toujours indispensable de se tenir à quelque distance du sujet pour que ce symptôme apparaisse nettement à l'œil de l'observateur.
Enfin, on peut encore par l'examen ophtaimocopique constater le pouls capillaire sur la rétine. Pour cela Ruault recommande surtout l’examen à l’image droite.
Il est encore une dernière variété de pouls capillaire dont ne parle pas dans sa thèse M. Ruault, nous voulons parler du pouls de la luette.
Si l’on invite le malade couché comme dans les cas précédents, à ouvrir la bouche, on peut voir en fixant la luette du regard. que celle-ci présente des alternatives de pâleur et de coloration plus intense. En même temps, lorsque ce signe est bien manifeste, la luette peut être animée de battements véritables qui se traduisent par des mouvements d'oscillation
Petit 2
EE je de cet appendice qui sont isochromes aux battements du pouls.
Mais tous ces phénomènes qui ne se produisent que dans les états pathologiques, et qui constituent le pouls capillaire vrai, ne doivent pas être confondus avec le faux pouls capillaire ; c’est ainsi par exemple qu’en maintenant les doigts en extension forcée et en pressant progressivement sur un point limité de la lame unguéale on peut voir une sorte de pouls sous unguéal. -
Il en est de même encore quand on comprime la pulpe du doigt avec une lame de verre ou encore comme le dit M. Tapret, si l’on invite le malade à appuyer la pulpe de ses doigts sur une carafe pleine d’eau à travers laquelle on regarde.
Ajoutons encore les procédés employés par Hüter et Greifswald en 1879 et modifiés par François Franck, et celui de Ruault.
Hüter retournait la lèvre inférieure du sujet de façon à bien voir sa surface muqueuse qu'il éclairait vivement et examinait au microscope
François Franck agissait de la même façon, mais en comprimant plus ou moins la lèvre sur le maxillaire inférieur et il examinait avec l'œil nu, en se plaçant à une distance convenable.
Enfin Ruault appliquait une lame de verre, soit sur la lèvre, soit sur la pulpe des orteils, soit enfin sur les éminences thenar ou hypothenar.
ENTO TS