MGR CT UE
Le 31 octobre 1950 : Amélioration sensible des douleurs thoraciques et des phénomènes pulmonaires.
Le 8 décembre 1950 : L’alimentation est sub-normale et le malade se plaint surtout des manifestations pulmonaires : toux fréquente, bronchite avec expectoration abondante.
Radiographie pulmonaire : images d’opacités bilatérales pramédiastinales suspendues symétriquement dans chaque hémithorax, qui se superposent aux champs d'irradiation.
Le 5 mars 1951 : Décès du malade.
Néoplasme de l’œsophage, traité par rœntgenthérapie rotatoire discontinue. Apparition d’un poumon radiothérapique bilatéral. Etude histologique.
Monsieur PIR.….
Néoplasme œsophagien situé à huit centimètres de la bouche de l’œsophage, sur le flanc droit du conduit, chez un malade dans les antécédents duquel on note éthylisme et tabagisme importants, ainsi que bronchite chronique.
Examen des poumons négatif avant début du traitement.
Traitement rœntgenthérapique du 31 août au 28 octobre 1949 : 200 kv 15 mA 1 Cu 3 Al 40 cm. Champ 8X 13 27.150 r. à la peau répartis sur 8 champs symétriques : 3 antérieurs 3 postérieurs 2 axillaires.
Dose par champ : 3.400 r. à la peau, environ, à raison de 200 r./séance pour les quatorze premières, et 150 r. pour les suivantes.
Le 5 janvier 1950 : Toux tenace et douleurs médio-thoraciques.
Le 27 janvier 1950 : Température subfébrile oscillant entre 38 °et 39°, ne cédant pas à un traitement : Pénicilline + Atropine.
Obs. N° 8. — Cliché de juin 1952. Irradiation complémentaire après opération d’Halsted. Poumon noir avec attraction. Cette opacité va disparaitre en grande partie au cours de l’année suivante.
re. LU:
Obs. N° 11. — Cancer de l’œsophage irradié et stérilisé .. pie S. . ge s de , . enr a £ < : Î droite.
Image de condensation en baudes symétriques à gauche et à € (e
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Le 2 février 1950 : Radiographie pulmonaire : Image symétrique en aile de papillon faite de deux pinceaux opaques, étendus du hile à l’aisselle, correspondant exactement aux champs d'irradiation. La tendance rétractile s’objective par deux petites brides pleurales de la base qui attirent vers le haut les coupoles diaphragmatiques.
Le 31 mars 1950 : La radiographie des poumons montre :
— À droite : l’image para-hilaire se développe en éventail.
— À gauche : persistance d’une opacité en bande intercléidohilaire.
Les tomographies mettent en évidence :
— Adroite : opacité para-hilaire très dense, visible sur tous les plans de coupe de 3 à 13 cm., au sein de laquelle semblent exister des images plus claires. La bronche souche et la lobaire inférieure sont perméables, mais on ne suit la lobaire supérieure que sur ses deux premiers centimètres.
Il existe, par ailleurs, un élargissement du médiastin supérieur, une attraction trachéale droite et une ascensicn de l'hémi-coupole diaphragmatique.
-— À gauche : image plus discrète faite d’un élément pleural el d’un processus de fibrose pulmonaire.
Le 18 avril 1950 : Violent point de côté. Nouvelle poussée de température malgré la Streptomycine.
Radiographie : Pneumothorax droit sans exsudation liquidienne appréciable.
Les lobes supérieurs et moyens sont rétractés autour du hile, tandis que le lobe inférieur conserve une certaine aération.
Le 26 avril 1950 : Le pneumo s’est recollé, mais les signes fonctionnels augmentent.
Le malade se cachectise et meurt le 18 mai 1950.
La vérification anatomique du sujet met en évidence :
— Une pleurésie hémorragique bilatérale ;
— Une induration anormale des lobes moyen et supérieur, surtout à droite. Le lobe supérieur,( très diminué de volume, est dense, anélastique, non aéré, gris verdâtre. Aspect d’atélectasie chronique. À la coupe, plus de structure alvéolaire :
— Une infiltration de la bifurcation trachéale avec sténose partielle des bronches souches, muqueuse boursouflée, pas de pus dans la lumière.
Il est procédé à trois prélèvements pour examen histologique qui sont confiés à M. le Professeur Agrégé Galy, qui en donne le compte rendu :
« La bronche présente des altérations manifestes. Les lésions prédominent au niveau de la muqueuse. L’épithélium est desquamé. Il y a une endobronchite fibreuse assez importante, dans laquelle ne sont vues que de rares vestiges de glandes et produits bronchiques normaux. La fibrose est assez dense, relativement pauvre en cellules: mononucléaires et plasmocytes, surtout. Il n’a pas été vu d’amas de polynucléaires. La fibrose déborde la muqueuse bronchique et gagne la péribronche. Les cartilages ne présentent pas de lésions importantes. Les parois bronchiques sont épaissies. Les nerfs péribronchiques ne présentent pas de signes d’inflammation évidente.
Sur les coupes du prélèvement du lobe supérieur droit, on trouve un parenchyme homogénéisté où la structure alvéolaire n’est visible que dans des zones très limitées. On retrouve quelques cloisons alvéolaires assez denses. Les vaisseaux présentent une périvascularite assez intense, peu d’hypertrophie au niveau de la média.
Il existe une endobronchite discrète qui, en certains points, modifie le calibre de la lumière des bronches.
Très peu de bronchioles sont visibles. L’une d’elles présente un phénomène de desquamation. Il n’a pas été trouvé de bronchiolite oblitérante. Les quelques vestiges d'alvéoles encore reconnaissables ont des cloisons épaissies, avec cellules mononucléées.
On ne retrouve, en aucun point, de revêtement cubique.
Dans le prélèvement fait dans une zone encore aérée, la structure rencontrée est très particulière, caractérisée par un épaississement considérable des parois alvéolaires. Le collapsus existe, mais relativement discret, par rapport à l'importance de la pneumonie interstitielle.
L'aspect est typiquement celui de pneumonie chronique interstitielle avec très peu de zones d’alvéolite. Quelques alvéoles cependant sont dilatées. L’épaississement des parois alvéolaires est considérable, et une coloration sélective montre une grande quantité de collagène adulte. L’infiltration cellulaire est constante, importante par des cellules mononucléées.
Les fibres élastiques sont conservées. Les lésions des vaisseaux apparaissent discrètes. Les lésions des bronchioles sont manifestes, avec desquamation de l’épithélium, conservation du muscle.
La fibrose existe, peu exubérante, l’infiltration monocytaire peu importante. Il n’a jamais été vu de revêtement d’épithélium cubique au niveau des alvéoles, ni de membrane bordante.