‹ Contribution à l'Étude du Procédé Synchronne d'Amputation Abdomino-Périnéale Combinée du RectumChapitre 19 sur 21 · CONTRE-INDICATIONS · texte numérisé non relu

CONTRE-INDICATIONS

Citer les contre-indications c’est reprendre le chapitre précédent. Pour la plupart, ces contre-indications s'appliquent aux règles généralement observées dans l’intervention pour cancer du rectum.

Les vieux malades ne peuvent résister à la forte secousse de cette méthode. Non plus les très gras chez lesquels les opérateurs sont très gènés pendant l'intervention, ef généralement ces malades ont un fonctionnement déficient de leurs organes essentiels.

Nous ne reprendrons pas toutes les diverses contre-indications opératoires générales (diabètes, affections cardiaques, affections pulmonaires, affections rénales, la cachexie, etc...) pour nous étendre plus longuement sur les contre-indications locales.

Evidemment, les généralisations diverses, l’envahissement des organes, tels que vessie, urètre, prostate contre-indiquent l’opération. Mais le procédé synchrone permettra d'élargir considérablement les possibilités opératoires. Ce sera aflaire de sens chirurgical de reconnaître à temps, avant l’opération et au cours de celle-ci, les envahissements devant lesquels il vaut mieux reculer, pour se borner à un anus colique palliatif.

Reste le cas où le malade à opérer de cancer du rectum se trouve en pleine occlusion, contre-indication formelle à lintervention. Il faut d’abord évacuer l'intestin de ses gaz, de ses matières et de toutes élaborations septiques. lei encore on aura recours à une colostomie de dérivation. En temps voulu on profitera de cet anus pour faire des lavages du bout

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intestinal inférieur qui diminueront l'infection surajoutée au cancer, arrêterons les hémorragies. L'état général se remontera rapidement. Alors dans un deuxième temps on procédera à l’amputation synchrone. Si de préférence on a créé un anus iliaque gauche on terminera en invaginant au dehors le bout proximal sigmoïdien à travers l’anse allérente de l'anus iliaque, pour la supprimer. Si à la première intervention le malade présentait une énorme dilatation de PS sigmoïdien, donc À parois amincies, étirées, friables, où une anse {rop courte ou trop accolée, à cause d’accidents connus possibles, l'installation de l'anus iliaque gauche se trouve irréalisable. Ces cas obligent d’avoir recours à la.caecostomie. L’anus caecal offre moins de commodité, demande plus de soin que l'anus iiaque colique gauche. On le fermera lors de l’amputation rectale par le procédé synchrone, pour le remplacer par un anus colique iliaque gauche ou un anus médian définitif.

En résumé, ce qui caractérise cette technique, c'est l'élarsissement considérable des possibilités d'action directe et Ia orande diminution des contre-indications locales.

Par contre, en l'absence d’un assez grand nombre d’observalions nous estimons que le shock opératoire étant au moins aussi élevé que dans l’abdomino-périnéale ordinaire, les contre-indications tirées de l’état général et de la résistance physique gardent toute leur valeur et vraiment, il faut bien l'avouer, limitent l'application du procédé synchrone.

Peut-être, par la suite, verrons-nous que la meilleure hémoslase, l’extrême rapidité, la facilité opératoire sont des circonstances favorisantes à un moindre shock et qui permettent ainsi d'élargir les indications de ce procédé et de l'appliquer même aux sujets fatigués.

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