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Pronostic.
Comme nous l’avons vu, le prolapsus de l'utérus gravide peut se réduire d’une manière définitive quand la femme est enceinte. C’est même l'opinion de Charpentier qui soutient que le prolapsus se réduit de lui-même dans les premiers mois de la grossesse. Cette opinion est peut-être exagérée. Le gros facteur du pronostic est la réductibilité ou non dela tumeur, facile à obtenir dans la plupart des prolapsus du premier et du deuxième degré, et qui fait la gravité des prolapsus complets du troisième degré. Les manœuvres de réduction doivent être tentées précocement, car un œdème s'installe très vite au niveau des organes procidents qui se gonflent et ne peuvent être remis en place.
Si la tumeur se réduit, alors on peut espérer que la grossesse poursuivra son cours normal, sinon les accidents les plus graves sont à redouter : c’est l’enclavement ou l'avortement spontané qui s’ensuivent presque fatalement.
Les présentations du siège seraient deux fois plus fréquentes qu’à l’état normal.
Enfin, si le pronostic est sérieux pour la mère, il l’est encore plus pour lenfant.
La lenteur du travail et les compressions en sont la cause.
Hüter cite une statistique où, sur 7 enfants venus avant terme, tous succombent et, sur 33 accouchements à terme, 19 succombent.
À Bordeaux, en 25 ans, 11 cas : 6 cas cités par Bézier, 6 enfants vivants ; 2 enfants morts, 2 cas comportant deux grossesses,
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Dans notre travail nous trouvons, en 6 ans, sur 10.000 accouchements, 2 enfants morts (avortement), 2 enfants vivants, une grossesse en Cours, |
Remarquons enfin que la grossesse évolue le plus souvent sans complication dans un utérus du premier et du deuxième degré et qu’elle favorise par la suite l’accroissement du prolapsus.
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Traitement.
Le traitement du prolapsus de l’utérus gravide doit être considéré aux différentes périodes de la grossesse et dans l'intervalle des périodes de la gravidité.