‹ Contribution à l'étude du prolapsus de l'utérus gravideChapitre 15 sur 20 · III. -- Au moment du travail · texte numérisé non relu

III. -- Au moment du travail

Il est dangereux de réduire la matrice. On peut provoquer un avortement. D’après Fauré, trois conditions sont à rechercher pour qu’un enfant naisse normalement :

1° Empêcher la femme de pousser ; 2° La soumettre au chloroforme ;

3° Faire soutenir son utérus par un aide.

Si l’accouchement se produit, il faut veiller aux déchirures possibles du périnée qui peuvent être une cause d’aggravation future du prolapsus. Il est préférable de pratiquer l’épisiotomie si l’accouchement paraît difficultueux.

L’accoucheur doit aussi veiller à la dilatation du col et la faciliter, soit avec les doigts, soit avec le ballon de Champetier, en procédant très doucement par crainte d’une déchirure du périnée. Mais quelquefois le col ne peut se dilater et le médecin est obligé d'intervenir. Il peut recourir alors à divers procédés. L'application de forceps est celle qui doit être tentée d’abord (après dilatation manuelle du col). Elle est facile à exécuter à cause de l’extériorisation de l’utérus et elle évite les infections. Le réel inconvénient qu’elle présente est d’exagérer la procidence utérine lorsque les tractions doivent être énergiques et réitérées.

Dans les prolapsus du premier degré, une application de forceps au détroit supérieur doit être faite avec circonspection, surtout chez les femmes à périnée faible. Si l’application de forceps est insuffisante, on procèdera à l’incision circulaire du col.

Hüter conseille de faire des incisions nombreuses. La section du col ne provoque qu’une légère hémorragie si les incisions sont courtes. Elles doivent avoir, dit-il, 3 à 4 cen-

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