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Ecoulement sanglant avec tumeur bien limitée
Ce syndrome est actuellement bien individualisé et bien connu. [1 semble que ce soit Labbé et Coyne dans leur travail sur les tumeurs bénignes du sein qui en aient donné la première description.
Mais c’est Lecène et Galtier qui ont surtout contribué à le faire connaitre et à en fixer les caractères histolog1ques et du même coup la valeur pronostique. Les auteurs allemands l’appellent cyste épithéliome; Pribram le décrit comme « une formation épithéliomateuse vapilliforme, siégeant près du mamelon dans un cana! galactophore dilaté en forme de kyste ».
Lecène l’appelle tumeur végétante intra-canaliculaire. Dans un mémoire paru en 1928, Lecène le décrit comme une tumeur unique ou multiple siégeant dans l’intérieur d’un canal galactophore dilaté et comme renflé sur une eu plusieurs dilatations ampullaires. Presque toujours: sous le mamelon, le plus souvent dans un seul galactophore, cette localisation explique pourquoi l’écoulement sanglant provoqué se fait toujours par un seul pore calactophorique.
Cette tumeur peut être beaucoup plus profondémen située vers les acini.
Les dimensions de cette tumeur varient énormément, grosse comme un pois ou une cerise, elle est rarement plus volumineuse.
SAMON ICS
Elle n’entraîne à son voisinage aucune réaction.
On peut noter cependant la coexistence fréquente des lésions typiques de la maladie de Reclus.
L'examen histologique: permet de voir à un faible grossissement des végétations nombreuses et serrées, remplissant la cavité d’un canal galactophore kystique, dont la paroi offre une solide barrière aux végétations.
L'’axe conjonctif des végétations est très vascularisé, c’est la rupture des capillaires de ces végétations délicates qui explique l’écoulement sanglant.
Elles sont recouvertes par un épithélium cylindrique haut, identique à celui qui revêt la paroi des canaux galactophores.
Tumeurs multiples ou transformations papillaires disséminées
Un processus étendu à toute la glande, la maladie de Reclus, maladie polykystique, peut s’accompagner d’hémorragie par le mamelon. s
Les auteurs allemands décrivent à son propos une forme anatomo-clinique le ceptadénome papillaire qui se développerait sur une maladie de Reclus.
Ces kystes peuvent rester très petits et ne pas donner à la palpation de sensation bien nette de grains de plomb.
On voit dit Granvald des formations papillaires sur la paroi du kyste qui coincident avec leur augmentation de volume, ils peuvent combler leur lumière.
Cette transformation papillaire disséminée semble être un stade plus évolué de ce que Jacques Charles Bloch a décrit récemment avec Mlle Wechsler. Pour ces auteurs il y a deux groupes de lésions.
Dans le premier groupe: le stroma conjonctif de la olande est riche en collagène, les acini groupés normalement en certains points présentent des modifications structurales importantes du type des altérations adé nomateuses.
Certaines cavités glandulaires sont kystiques sans modifications du revêtement épithélial. D’autres sont
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modifiées et on remarque que l’épithélium a une ou plusieurs assises de cellules.
En certains points il est facile de noter une ébauche d’axe conjonctivo-vasculaire, qui montre l’existence de végétations intratubulaires, enfin une substance colloïde contenant des hématies remplit leur lumière et celle des canaux galactophores.
Dans le deuxième groupe: il y aurait pour ces auteurs des canaux dilatés avec végétations dans leur lumière, qui leur donne l’aspeect d’épithélioma dendritique.
Macroscopiquement ces lésions apparaissent comme de petits kystes noirâtres disséminés dans la partie sous-aréolaire de la glande occupant une zone centrale peu étendue et une profondeur de trois centimètre: environ.
On peut se demander si ce deuxième groupe n’est pas à identifier avec le premier groupe décrit au chapitre précédent par Moulonguet et Rousset.