GIENS DES HOPITAUX
À M. ze Docreur OBERLIN..
À un ami qui fut un guide et un compagnon de Haba RS -LETBOVICE
Avant-Propos
C'est en 1888 que furent signalées les premières déformations du col du fémur répondant à la description de la coxa vara. Si depuis lors, la symptomatologie de cette maladie s’est précisée, bien des points sont restés obscurs dans son histoire. Ils nous ont paru dignes de retenir quelque peu notre attention. 1 | | Laissant de côté la coxa vara congénitale, nous nous occuperons uniquement de la coxa vara épiphysaire des adolescents.
Nous étudierons les différents éléments de son pronostic dont certains sont trop peu connus à ce qu'il nous a semblé.
Nous verrons à la pathogénie qu’elle ne se distinguerait de la coxa vara rachitique que par sa date d'apparition.
Nous reprendrons enfin l’étude du traitement qui s'enrichit chaque jour de données nouvelles.
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Tor
Etude
du
Pronostic de la Coxa Vara
- Epiphysaire des Adolescents
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Introduction à l'Etude du Pronostic
Le pronostic de la coxa vara est un pronostic purement fonctionnel. De l'étude de cette affection chez les auteurs modernes, il se dégage d’emblée l'impression que c’est une lésion peu grave, simplement ennuyeuse, pouvant déterminer au maximum une légère boiterie. :
Dans quelques cas ce pronostic paraît plus grave quand la coxa vara est associée au cours de la convalescence à un genu valgum, un pied plat, une scoliose. Ces manifestations augmentent les trou- bles locomoteurs du sujet atteint de coxa vara et forment un syndrome que l’on a appelé : le Rachitisme tardif.
Dans l’étude de ce rachitisme, il semble que jusqu’à présent la coxa vara n’aie pas été suffisamment mise en relief et que son rôle dans les déformations se trouve sur le même plan que celui d’un genu valgum, d'un pied plat.
La coxa vara est une maladie du cartilage de conjugaison aboutissant au déplacement de l'axe du col sur la diaphyse fémorale, provoquant surtout là fermeture de l’angle cervico-diaphysaire et pouvant se
compliquer de décollement épiphysaire spontané qui semble marquer le degré le plus avancé de la lésion cartilagineuse.
Or, un fait sur lequel on n’a pas assez insisté : la présence du cartilage. de conjugaison à l'intérieur de la synoviale articulaire semble jouer un rôle capital dans l’évolution de cette affection. Les réactions articulaires qui ne peuvent manquer d'accompagner les déformations du col rendent la symptomatologie d’une coxa vara beaucoup plus bruyante que celle d'un genu valgum et modifient considérablement le pronostic de l'affection.
En réalité, le pronostic de la coxa vara va dépendrel: | + AR
1° D'un facteur mécanique bien connu tenant au déplacement à des degrés variables de l’axe du col par rapport à la diaphyse du fémur et sur lequel nous insisterons peu.
2° D'un facteur inflammatoire moins étudié, variable avec la forme et l'intensité de la réaction articulaire et Sur lequel nous insisterons davantage.
3° Enfin, nous pourrons également faire intervenir un troisième facteur qui modifie encore le pro- . nostic de ces troubles mécaniques et inflammatoires : la variété de traitement appliqué.
Ce traitement visant toujours la correction de la lésion mécanique n’a jamais suffisamment tenu compte de l'élément inflammatoire. I] l'a quelquefois même exagéré et par conséquent aggravé le pronostic général de l'affection.
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