‹ Contribution à l'étude du Pronostic, de la Pathogénie et du Traitement de La coxa vara epiphysiaire des adolescentsChapitre 15 sur 48 · IT, ID · texte numérisé non relu

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3° Tardivement enfin l’arthrite pourra s'affirmer : tantôt comme le réveil de la poussée du début qui ne fut qu'une simple flambée, tantôt comme l’évolution continue de cette poussée première. Comment expliquer sans elle les douleurs intermittentes survenant sans cause apparente, sans surcroît de fatigue, parfois à l’occasion d’un changement de temps, qui immobilisent et ramènent les malades à l'hôpital des années après le début de l'affection?

Comment, sans elle, expliquer ces cas de limitation globale persistante des mouvements, allant presque jusqu’à l’ankylose totale? La seule déformation du col ne peut en rendre compte. La synoviale a réagi, comme le prouvent encore les bandes

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. fibreuses parcourant certaines radiographies de tas anciens.

Nous sommes donc en droit :

1° D'’affirmer l'existence du facteur inflammatoire, du facteur « arthrite ».

2° D’affirmer son influence sur la gravité du pronostic. |

— Douleurs intermittentes, parfois très tardives.

— Limitation globale plus ou moins complète des mouvements.

Telles sont ses deux manifestations essentielles.

Déjà ZENNDER, en 1897, citait le cas d’un malade qui, à l’âge de 44 ans, était venu se plaindre de douleurs vives et persistantes au niveau des hanches. Ces douleurs étaient apparues pour la première fois à l’âge de 16 ans, puis étaient revenues par intermittences surtout vers l’âge de 20 et 39 ans. L'examen clinique montra une coxa vara bilatérale.

SCHMIDT, en 1907, vit deux malades âgés de 34.et 45 ans entrer à l'hôpital pour douleur et limitation des mouvements. Depuis l’âge adulte, tous deux souffraient par intermittences. La radiographie montra une COXa vara épiphysaire typique.

PLATT, en 1921, rapporte 5 cas qui guérirent avec limitation marquée des mouvements, l’un d’eux était même presque complètement ankylosé. :

KEY, dans le Journal de Chirurgie de Boston (janvier 1926), étudie le pronostic de la coxa vara et rapporte entre autres sept observations où les preu-

ves de la réaction articulaire sont évidentes. Deux fois il s'agissait d'adultes venus consulter pour une poussée douloureuse, réveil d’une affection ancien- He (CAS T0, 10, V0 0002 mONISS),

Nous devons à l’obligeance de M. Lance une observation où l’évolution de la coxa vara fut coupée par une poussée d’arthrite avec adénopathie et qui aboutit finalement à une ankylose presque complète de la hanche.

Trois des sujets traités à l'hôpital des Enfants- Malades ont présenté des signes nets de réaction inflammatoire : douleur, contracture et même, pour l’un d'eux, température et purpura. Tous trois ont fait des décollements épiphysaires soit spontanément, soit après réinfraction. L'un d'eux (observ. Il) a même fait des deux côtés à 17 mois d'intervalle des accidents absolument analogues : décollement épiphysaire après un traumatisme insignifiant. Le résultat fut pratiquement identique : ces malades sont des infirmes qui ont gardé une hanche presque complètement ankylosée.

Enfin, nous même avons pu recueillir à l'hôpital militaire Bégin l'observation d'un malade envoyé avec le diagnostic de rhumatisme articulaire aigu. Il s'agissait, en réalité, d’une poussée douloureuse sur une hanche manifestement atteinte de coxa vara. Le début de l'affection remontait à l’âge de 13 ans. Les fatigues du métier militaire avaient provoqué ‘un réveil de l'arthrite s’accompagnant

même d'une température à 38°.

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