‹ Contribution à l'étude du Pronostic, de la Pathogénie et du Traitement de La coxa vara epiphysiaire des adolescentsChapitre 17 sur 48 · NA ONE · texte numérisé non relu

NA ONE

les deux résultats n'être pas rigoureusement parallèles-sis

Déjà en 1905, Hofmeister soutenait que sans traitement, douleurs et contractures ont tendance à disparaître spontanément, cependant que la hanche récupère quelques mouvements. Sur 29 malades ‘vus par lui, 25 avaient été capables de. reprendre leurs occupations premières et la plupart ne souffraient plus. Dans ces cas furent successivement récupérées : la flexion, la rotation interne, l’abduction. | Lit

En 1924, BRANDE rapportait sept cas non traités ou traités uniquement par le repos au lit et le port d'une chaussure haute du côté sain : il put, en moyenne, ramener l’abduction à 25 %, la rotation interne à 20 % de l'amplitude normale. Il traita au contraire 8 cas par la réinfraction de Lorenz : le résultat fut moins bon. L'abduction fut récupérée dans la proportion de 25 % environ, mais deux cas s’ankylosèrent en flexion et aucun d'eux ne retrouva la rotation interne.

En 1921, ABRAHAMSEN s'élève contre cette abstention thérapeutique. Il rapporte une série de vieilles coxa vara qui ont gardé une incapacité fonctionnelle de 25 à 30 %, une invalidité parfois très marquée et sans tendance à l'amélioration. Cette limitation des mouvements aurait pour origine, selon lui, la persistance du déplacement du noyau épiphysaire de la tête.

C’est pour remédier-à ce déplacement que lon

LrIOUES

pratique la RéiNFRAGTION et cette méthode déjà ancienne est dès lors essayée par de nombreux auteurs.

En 1924, KaPpis étudie les résultats obtenus dans huit coxa vara

Cinq furent traitées par la réinfraction suivie d'immobilisation plâtrée, quatre d’entre elles auraient un résultat fonctionnel parfait, la cinquième un résultat satisfaisant. L |

Deux coxa vara furent simplement immobilisées : il persista une sérieuse déformation mais surtout de la douleur avec Jimitation des mouvements.

Un cas enfin fut mis en extension continue.

Un an et demi après le début, la tête apparaissait élargie à la radiographie, mais la fonction était bonne.

Kappis ne donne aucune précision sur l’amplitude des mouvements obtenus. De plus, nous voyons que si, dès l’abord, sa statistique paraît nettement favorable à la réinfraction, il obtint (une fois seulement, il est vrai) un résultat aussi satisfaisant par l'extension continue.

En janvier 1925, Lamy, dans un article du Journal Médical Français, conseille la réinfraction, faite à la période d'évolution de la coxa vara tant que le tissu osseux reste ramolli.

Depuis lors la méthode fut appliquée un peu partout et l’on peut maintenant en étudier les résultats éloignés.

Or, des discussions encore récentes de la Société de Chirurgie (mai-octobre 1926), il semble résulter

que pour beaucoup la faveur de la réinfraction ait vécu.

. SORREL, en particulier rapporte ? Cas de coæa vara traitées l'une par la réinfraction, l’autre par ostéotomie sous-trochantérienne. Dans le premier cas se produisit au cours des manœuvres de réduction un décollement épiphysaire. « La consolidation « sous appareil plâtré ne se produisit que très len- « tement et le résultat est assez regrettable : si la « rotation externe est à peu près corrigée, le rac- « courcissement a augmenté, une raideur articu- « laire assez grande persiste. Neuf mois après la « tentative de réduction, le malade ne marche pas « encore et semble devoir marcher moins bien « qu'avant ». Dans le deuxième cas, on pratiqua l'ostéotomie sous-trochantérienne 2 ans 1/2 après le début de l'affection. Deux mois après l’intervention, le malade commençait à marcher. Les progrès se firent rapides. La rotation externe très pénible qui avait nécessité l'intervention était disparue, l’adduction très diminuée, la marche indolore.

« Je crois, pour ma part, conclut Sorrel, que, pen- « dant la période d'évolution de la coxa vara, le « procédé de réinfraction doit être LeJOtÉ Or.

KEY à pu suivre et revoir 34 cas traités à l'hôpital général de Massachusetts (tableau 1). Ses observations, celles que nous avons pu recueillir à l’hôpital des Enfants-Malades et celles qu'ont bien voulu très aimablement nous communiquer le D° Lance et le D° Huc, peuvent se diviser en deux groupes.

D'un côté les coxa vara traitées simplement par l'immobilisation, l'extension continue avec exercices correctifs (observ. V, VI, VII, VILL, XII, XVI, XVII, tableau ID). Toutes ont une limitation plus ou moins marquée de l’abduction et de fa. rotation interne, presque toute une diminution de la flexion, mais. la mobilité moyenne reste suffisante, pour permettre une vie active. Il persiste un raccourcissement allant d’un demi à quatre centimètres. Plusieurs malades n’éprouvent aucune douleur. D’autres ne souffrent modérément qu'à l’occasion de grandes fatigues.

L'autre groupe comprend les coxa vara traitées par la réinfraction (observ. I, II, HI, IV, IX, X, XI, XIII, XIV, XV, tableau IN). Le résultat y fut en définitive plus mauvais que dans les cas non manipulés. Le raccourcissement est sensiblement identique. La mobilité moyenne est restée moindre. La douleur à l'exercice est plus fréquente.

On peut donc conclure

1°) Les meilleurs résultats donnés par la réinfraction ne sont pas supérieurs à ceux donnés par la simple immobilisation, l'extension continue ou la mise en abduction forte en position de Withman.

2° La réinfraction a pour but de rendre au col sa forme primitive. Or, il n'est pas un seul exemple d'épiphyse replacée DÉFINITIVEMENT en position normale par cette méthode. Si les résultats d'emblée semblent parfaits, les radiographies des vieilles

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