‹ Contribution à l'Étude Du Pronostic Éloigné De L'Opération Césarienne Conservatrice ClassiqueChapitre 17 sur 27 · ARR · texte numérisé non relu

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« à désirer.» Nicaise et Mayo-Robson croient que les adhérences libérées au doigt ou sectionnées entre deux pinces guérissent d’une façon complète, mais Riedel fait des réserves à ce sujet. Il est avéré que parfois les adhérences peuvent se reproduire. Mayo-Robson prétend qu'il n’est pas difficile de prévenir cette reproduction des adhérences surtout quand celles-ci se sont formées entre des organes qui, dans des conditions normales, sont éloignés l’un de l’autre. Du reste, il est aujourd'hui bien reconnu que cette reproduction dépend de ce que, après la libération des adhérences, deux surfaces plus ou moins cruentées se trouvent en présence.

C'est donc en supprimat les surfaces cruentées que l’on évitera le plus souvent les adhérences possibles ultérieures et l’attouchement au thermocautère de la surface d'insertion des adhérences serait, pour Kaltersbone, le meilleur moyen d'en empêcher la reproduction.

Enfin, dit Violet, «lorsque la surface, qui résulte de cette libération ou d’une résection dans les cas d'adhérences très épaisses el très étroitement liées aux organes environnants, n'est pas trop dépéritonéisédon peut toutabandonneren l’état avec une parfaite hémostase, comptant sur la mobilisation indépendante des surfaces séparées pour prévenir la récidive, Dès que celle surface de libération est trop cimentée il vaut mieux réséquer plus ou moins l'étendue correspondante du péritoine pariétal si

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cela est possible après mobilisation dans le plan sOUS-séreux » (1).

Incision de l'utérus. — Si la cicatrice utérine semble amincie, il sera prudent de faire la nouvelle incision un peu en dehors d'elle, en se gardant bien toutefois d'inciser trop près des pédicules vasculaires. Une abondante hémorragie serait, en effet, à craindre et pourrait nécessiter comme traitement l'hystérectomie, complication qu'il est préférable d'éviter.

Les autres temps de l'opération itérative ne présenteront pas, en général, grande difficulté. Signalons toutefois que le placenta peut être très adhérent à la cicatrice utérine et que dans un cas M. Brindeau ne put l’extraire qu’en l’effritant.

La suture utérine sera minutieusement faite, par un des procédés que nous avons indiqués. Certains opérateurs ont conseillé, lorsque la nouvelle incision utérine était distante de la première, de réséquer l’ancienne zône cicatricielle comme on le fait pour la peau dans la cure de l’éventration. Nous croyons que cette technique serait dangereuse si on laissait à l'utérus la possibilité de redevenir gravide. Elle devrait avoir pour complément indispensable la stérilisation de la femme.

Les suites opératoires seront sensiblement les mémes qu'après une première césarienne. Peut-être le shock opératoire sera-t-il plus marqué encore, il

(1) SINGER. Thèse de Paris, 1909.

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