‹ Contribution à l'Étude Du Pronostic Éloigné De L'Opération Césarienne Conservatrice ClassiqueChapitre 16 sur 27 · FA · texte numérisé non relu

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d'heure à se débarrasser des adhérences solides unissant la partie inférieure de la face antérieure de l'utérus à la paroi abdominale ; que Schultze mit plus de vingt-cinq minutes à décoller des adhéren-, ces multiples unissant l’épiploon, la vessie, le colon transverse (1).

Les adhérences utéro et pariéto-intestinales très rares aussi, sont les plus dangereuses, celle qui ont donné lieu au plus grand nombre d'accidents opératoires. Si l’on consulte les quelques statistiques que nous avons reproduites plus haut, on les trouve signalées par Schauta, Léopold, Küster, Brindean Pisard et nous voyons, en regard, que leur libération a plusieurs fois amené des déchirures inteslinales qui ont été fatales à l’opérée. En voici d'ailleurs quelques exemples :

MM. Voron et Texier ont rapporté le cas d'une opération itérative pratiquée trois ans après la première intervention où se fit une déchirure de l’intestin qui obligea, par suite de l'impossibilité dans laquelle ils se trouvèrent de réparer la brèche ‘ainsi faite, à faire une résection de 20 em. d’intestins avec mise à demeure d'un bouton anastomotique,

M. Brindeau a rapporté le cas d’une femme chez laquelle, lors d'une opération césarienne itérative il trouva l'intestin adhérent à la paroi. Il essaya de libérer l'anse insi fixée mais elle se déchira. Il dut alors reséquer 6 ou 7 em d'intestins. Une autre anse

(1) Cités par SINGER (Thèse de Paris, 1909,

adhérait à la paroi utérine qu'elle croisait en écharpe. Elle fut abandonnée, l'utérus ayant été suluré et incisé en dehors d'elle.

M. Trotta, dans une opération ilérative faite quatre années après la première césarienne, vit une perforation intestinale survenir à la suite d’une tentative de libération d’une anse adhérente.

Hahn (Zeutralblatt für gyn., 1909), dans une opéralion césarienne répétée une troisième fois, eut - également une perforation intestinale en oblitérant une anse adhérente à l'utérus.

Peham (Das üngen Becken, 1908) fut obligé, dans les mêmes conditions, de reséquer une certaine longueur d’intestin grêle.

On pourrait multiplier les exemples. Citons encore ces cas, plus rares il est vrai, où des adhérences, peu gênantes au cours de l'opération, ont déterminé dans la suite des accidents divers pour lesquels une nouvelle intervention fut nécessaire.

Donc, en présence d’adhérences intestinales, on devra agir avec une extrême prudence, essayer de les libérer si cette manœuvre semble possible, sinon les respecter et recourir, si besoin est, à des incisions atypiques de l’utérus. En présence d'une déchirure intestinale, il faudra fermer la brêche et mieux vaudra, en général, réséquer la portion atteinte et pratiquer une entéro-anastomose.

Les adhérences libérées guériront-elles ? « Les « résultats immédiats sont excellents, les résultats « éloignés, dans la majorité des cas, ne laissent rien

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