F STATISTIQUES ET OBSERVATIONS
Beltrami estime que de 1844 à 1905, dix millions d’anesthésies au protoxyde d’azote ont été pratiquées, avec un total de douze décès, dont trois peuvent être attribués au gaz, les neuf autres étant insuffisamment observés pour être pris en considération ou nettement imputables’ à des causes étrangères À l’anesthésie. k
Colton a pratiqué 155.000 narcoses, Thomas 144.000, Hasbrouck 69.000 et Horatio Wood estime qu'il en est fait annuellement 75.000 dans l'Amérique du Nord et ces auteurs ne signalent pas le moindre incident.
Amiot et Desmaret, Labbé, Roux Berger, Heitz Boyer, de Martel, Chassin.… ont des statistiques aussi concluantes.
Combault signale des malades opérés de résertion du carpe, de mastoïdité, d’évidement de la tête humérale, de résection du tiers inférieur du radius, sous anes< thésie au protoxyde d'azote, qui sont rentrés seuls chez eux aussitôt. Il en conclut que « avec sa technique habituelle, le protoxyde d'azote est un bon procédé de choix, surtout pour les longues observations et peut éviter des mortalités ».
W. Parker, M. Sims, H.-F. Barker, S. Smith, Agnew, Emmet, W. Hammond, L. Sayre, A. Flint, O. Doremus
Fos
affirment que le protoxyde d'azote est « le plus sûr
des anesthésiques ». \ Dastre le dit « d’une sécurité incomparable ». C’est à des conclusions analogues que nous a conduit l'étude d'un certain nombre d'observations dont nous
donnons ci-dessous quelques-unes.