‹ Contribution à l'étude du prurit anal en particulier de son traitement chirurgicalChapitre 15 sur 28 · II. — PRURIT ESSENTIEL · texte numérisé non relu

II. — PRURIT ESSENTIEL

Toutes les causes que nous venons de passer en revue nécessitent évidemment un examen des plus complets pour les mettre en lumière. En présence d’un malade se plaignant de prurit anal, il faudra, après un interrogatoire soigneux, pratiquer un examen local

; ctautiens On noter Lasbett de a peau, on he chera la coexistence éventuelle de fissure, de fistule, d’hémorroïdes ou de toute autre lésion. L’exploration T4 digitale, complétée au besoin par l'examen endoscopi-

\: QUE; renseignera sur l’état du canal anal et du rectum. Chez la femme, le toucher vaginal permettra d’appré- fs cier la valeur des organes pelviens. NE re ë

Un examen général non moins important devra être n pratiqué également fonctionnement de l'intestin, S valeur des Étnonetoires, bilan hépatique et endocrinien. à

On demandera enfin au laboratoire des renseignements | de premier ordre : analyses complètes des urines et.

du sang (en particulier dosage de 1 PROC) méta- POP basal.

. Or dans un certain nombre de cas, LS examens les

plus ‘poussés ne permettent pas de déceler la moindre anomalie, C’est la forme du prurit dite essentielle, ou idiopathique. Elle se caractérise par l'intensité des crises douloureuses, par sa longue durée, par son retentissement marqué sur l’état: général et le psychisme Fe

malades, par la difficulté de son traitement.

Il ne manque pas d’hypothèses pour expliquer la

pathogénie du prurit invétéré. Le plus souvent, on invoque un trouble du système nerveux. Certains, comme

ABEL, incriminent à l’origine une disposition mentale anormale. Pour d’autres, il s'agit d’une rupture de l'équilibre vago-sympathique, généralement en faveur

du’ sympathique. Enfin, DANIS, BALL, LOCKART-MUM- MERY, estiment qu’il s’agit d’une véritable maladie des

terminaisons nerveuses, d’où le prineipe” de la destruction de celles-ci.

Est-ce à dire que l'on doive considérer la forme dite

essentielle du prurit anal comme une maladie spéciale, comme une entité morbide ? Nous 'ne le pensons pas.

Il est vraisemblable que des recherches ultérieures permettront de lui trouver des causes précises et, d’ailleurs, .

1 il n’est pas exclu de penser qu'un certain nombre de ces cas ont commencé par avoir une étiologie détermi- 1 née et qu’on aurait pu déceler au début de leur évo- ; lution. Mais cette cause première aurait disparu, tout 4 en permettant au prurit, entretenu par les lésions | secondaires, de persister avec toutes les RRARere d’une affection autonome.

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