III. —— TROUBLES NERVEUX
De nombreux SteUes pensent que le prurit es survient chez beaucoup de gens, parce qu’ils présentent un « terrain nerveux » particulier, favorable à l’apparition du prurit. Il s’agit la plupart du temps d’un simple nervosisme, sans lésions organiques correspondantes, exagéré par le surmenage physique ou intellectuel, les émotions, les chocs, les troubles génitaux, les troubles menstruels chez la femme. DAvib, de Lille, a très nettement remarqué une importante recrudescence des prurits au cours de la dernière guerre, favorisée sans aucun doute par la surexcitation nerveuse.
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Toutefois, da quelques cas, on RORRERE trouver certains troubles nerveux objectifs : perte du réflexe cornéen, anesthésie du palais, ce d’anesthésie de la face et des jambes, troubles des réflexes tendineux. On cite quelques cas chez des tabétiques. Z
Le fait est que beaucoup de malades atteints de prurit. anal, surtout de formes, ou sévères, ou anciennes, présentent un psychisme. relativement dérangé. Mais il nous paraît plus vraisemblable de considérer que, si l'existence de ce terrain nerveux peut dans une certaine mesure préexister au prurit et favoriser son
apparition, les troubles psychiques plus importants lui
sont certainement secondaires. Voici un inquiet, un soucieux. Qu'il soit atteint de prurit anal, il ne manque pas de s'établir aussitôt un cercle vicieux entre ses anxiétés naturelles et l’état de son périnée et les deux se projettent l’un sur l’autre en s'exagérant réciproquement. Aussi trouvons-nous fort légitime l'opinion de CoTTE quand il écrit : « Je suis persuadé que l’état psychopathique que l’on incrimine si volontiers à l’origine du prurit en est bien souvent la conséquence et si l’on avait réussi à guérir les malades plus tôt, ils ne seraient pas devenus, malgré la prédisposition qu’ils pouvaient avoir à le devenir, des psychopathes. Il n’y -a qu’à voir les changements qui s’observent dans la sphère mentale lorsqu'on a réellement fait disparaître les démangeaisons, pour affirmer qu il en est bien ainsi
IEË pas autrement ».