À. — TRAITEMENT ÉTIOLOGIQUE
Nous n'’insisterons pas sur le traitement étiologique,
dont l'indication est évidente et que l’on devra pratiquer d'emblée le cas échéant. Il est certain que si un prurit coexiste avec des hémorroïdes, ou une fistule anale, on devra commencer par la cure radicale
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de ces ddl On s attaquera de même à leds dicite chronique, aux lésions gynécologiques suscepti- . bles d'être responsables du prurit.
Dans tous ces Cas, l'intervention chirurgicale est logique, elle S ’impose, mais’il faut savoir que ses résul-
tats ne sont pas toujours absolument efficaces; ceci est vrai surtout lorsque le prurit est ancien, compliqué et semble évoluer comme une affection propre qui
AT survit à l'ablation de la cause première. Aussi, dans
quelques cas, devra-t-on. avoir recours secondairement
«à des méthodes plus de
si
B. EE = TRAITEMENT RADICAL DU PRURIT. à
4 re de Le lésion étiologique Re TRE d'être guérie chirurgicalement, il reste cependant à la chirurgie la possibilité de s'attaquer au prurit, cette fois- -ci directement. Il y a deux éléments dans la sen-
| sation de prurit : d’une part des tissus altérés, mala-
des, qui constituent le point de départ de cette sensa-
tion, d'autre part, des éléments nerveux qui la transmettent. Aussi a-t-on pu imaginer toute une série d’in-
terventions visant, soit à l’excision de la zone prurigène, soit à l'interruption des nerfs sensitifs en un point de leur proue
Avant d’en arriver à l'étude des interventions chi-
rurgicales proprement dites, nous dirons quelques mots de procédés de petite chirurgie découlant du même prin-
cipe.
I. — PETITE CHIRURGIE 1°) Passons rapidement sur un certain nombre de méthodes assez peu employées actuellement :
— la thermo-cautérisation (UNNA, BROCQ) ;
.. — les scarifications linéaires quadrillées, en cas de prurit lichénifié, suivies ou non de badigeonnage au s #
S Me Me R : =
nitrate d'argent, douloureuses, nécessitant une anesthé- ae
sie, de résultats incertains;
— Je tatouage : CANTOR, de Londres, se dt |
satisfait d’une variante de la scarification, réalisant un véritable, tatouage local; il emploie pour cela un “instruments comprenant huit à dix fines aiguilles animées de vibrations très rapides et pénétrant dans la
peau à une profondeur de deux millimètres environ.
On les trempe avant usage dans une mixture spéciale contenant du « cinnabar », dont nous n'avons pu trouver la composition exacte. Il suffit d’une anesthésie locale, le procédé est simple, rapide et ambulatoire et l’auteur déclare avoir eu, dans trente-deux cas de prurit anal pernicieux, des résultats des plus satisfaisants.
. Plus récemment, il a combiné le tatouage à la neuro-
tomie, avec, dans vingt et un cas, d'excellents résultats, meilleurs lui semble-t-il, qu'avec lun ou l’autre des deux procédés employé seul.
2°) Les injections de diverses substances au niveau de la zone prurigène nous retiendront davantage. Leur pratique est courante, leur technique simple.
SIÉBOURG avait montré, dès 1901, que ce n’est pas tant la qualité du liquide injecté, que sa quantité, qui importe : c’est à la distension des tissus, au décollement de la peau ou de la muqueuse des plans sousjacents et vraisemblablement à l’élongation des terminaisons nerveuses, que le prurit céderait. C’est ainsi
que divers auteurs préconisent l'injection de plus ou
moins grandes quantités d’eau distillée, de sérum physiologique, voire d'oxygène.
Cependant, les techniques les plus usuelles s’adressent aux produits susceptibles, soit d'anesthésier, soit de scléroser et détruire, les terminaisons nerveuses :
— chlorhydrate de quinine et d'urée, de 0,25 %
en solution aqueuse (VIGNES) ; < à
Hs.
— quinine-uréthane :
— novocaïne à 1%, L p. 200; ba ne et SIDI conseillent d'y associer l’autohémothérapie locale
(novocaïne et sang en quantités égales) ;
. — anesthésiques oléo-solubles;
.— alcool : soit alcool à 40 %, 20 à 40 em? chaque fois, suivant la technique de BUIE, soit à 95 % (STONE) : 5 à 8 cm*; soit à 10 % (HASKELL et SMITH).
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L’alcoolisation, qui paraît très en faveur outre-
Atlantique et dont les résultats semblent intérèssants,
n’en présente pas moins d’assez sérieux inconvénients. Elle est très douloureuse et nécessite, soit une anesthésie locale, soit même une anesthésie épidurale préalables. Il faut la renouveler plusieurs fois. Elle peut donner lieu à des complications : abcès, relâchement du sphincter et surtout escarres; on a même cité quelques
cas de nécrose du bas du rectum. C’est ainsi que KR.
LEIBOVICI à vu un énorme sphacèle avec gros abcès. Aussi nécessite-t-elle des soins consécutifs minutieux : garder la région propre et sèche, pratiquer des bains salés le lendemain, appliquer sur la peau une solution antiseptique pendant deux semaines. Au point que cer-
tains auteurs préfèrent garder leurs malades en sur-
veillance, à l'hôpital, pendant une quinzaine de jours.
— Citons enfin les injections d’histamine, préconisées par André CAIN. Cet auteur emploie le bichlorhy-
drate d’histamine, en injections intradermiques en cou- ‘ronne, à raison de trois à six injections par séance,
qu’il faut renouveler tous les jours jusqu’à disparition du prurit. Les démangeaisons cessent en général à peu près à la quatrième séance. CAIN a ainsi traité quatrevingt quinze cas, avec sept échecs. Il a eu un certain
| nombre de récidives, précoces, en moins de deux mois.
Très employées depuis, les injections d'histamine
ont connu, cependant, un grand nombre d'échecs.
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