‹ Contribution à l'étude du prurit anal en particulier de son traitement chirurgicalChapitre 24 sur 28 · TT: — INTERVENTIONS CHIRURGICALES · texte numérisé non relu

TT: — INTERVENTIONS CHIRURGICALES

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ia existe un premier groupe d'interventions, qu ’on a he surtout en vue de la cure du prurit vul- | vaire et qui n’intéressent le prurit anal qu’assez accessoirement, seulement dans la mesure où il coexiste avec ce dernier. Leur étude entre plutôt dans le cadre du prurit vulvaire, qui déborde ce travail et nous ne nous Y ‘étendrons pas.

1°)-/Tout d’abord, la section de la Re périnéale du nerf honteux interne, comme l'ont pratiquée J. QUÉNU, STOIANOVITCH, ROCHET, ALBERTIN, MURARD, MAUCIAIRE, est une opération simple, qui peut être pratiquée à l’anesthésie locale. Mais ses résultats sont discutables; d'autre part, elle laisse souvent une anesthé- - sie de la partie antérieure de la vulve et doit, de ce fait, être rejetée chez la femme jeune. Chez l’homme, de même, elle est susceptible d'entraîner quelques troubles de la copulation, par atteinte du nerf dorsal de la verge, ou de donner une anesthésie du gland, de la couronne et du filet. Ces complications ne sont pas faites pour améliorer l’état de psychasthénie habituel chez de tels malades. Enfin, on a pu noter quelquefois certains troubles sphinctériens.

20) Les opérations sur le sympathique pelvien résection du nerf présacré, surtout préconisées par CoTTE, LERICHE, ont été pratiquées par de nombreux autres auteurs : COSASESCO, WALTHARD, MOULONGUET, LABEY, COTTALORDA, GAVAUDAN. COTTE y adjoint volontiers la sympathectomie hypogastrique péri-artérielle, ou l’isophénolisation des plexus péri-artériels, D'autre part, cette intervention a l'avantage de permettre une exploration soigneuse du petit bassin et de réaliser éventuellement du même coup le traitement des anomalies que l’on y rencontre, qui interviennent vraisem- blablement dans la genèse du prurit.

Mais la résection du présacré est une opération assez

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importante et ses résultats jui. sont peut- être bec

__ portionnés si l’on considère leur irrégularité : COTTE

connaît dix- -sept observations de résection du présacré

=: pour prurit ano- vulvaire, ilya eu dix très bons résultats, quatre résultats incomplets et trois échecs. Soit au total, ‘une assez forte proportion de déchets.

ge ) Citons enfin et, seulement pour leur intérêt his-

i torique, des interventions rarissimes, comme la cordo-

tomie pratiquée par SICARD et ROBINEAU en 1925, l’ex-

tirpation des ganglions des troisième et quatrième bran- ches sacrées, de WiNCKLER, l’une et l’autre paraissant des plus excessives, aujourd’hui où l’on peut attendre

des résultats au moins aussi bons d'opérations beau-

coup Lo minimes.

| TRE ue : done maintenant les quelques interventions qui ne concernent que le prurit anal. Les unes, nous l'avons

dit, visent à l’ablation totale de la zone prurigène, em-

portant à la fois la peau et les nerfs altérés, les autres ee s’attaquant simplement à la transmission nerveuse de la sensation de prurit. Parmi celles-ci, nous nous éten-

drons plus longuement sur l’opération de BALL, qui est

celle qui nous semble présenter le plus d'intérêt et dont - on a suivi la technique pour opérer les malades dont

nous rapportons les observations ci-dessous.

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