‹ Contribution à l'étude du Pseudo-Parkinsonisme Consécutif à l'Encéphalo-Myélite ÉpidémiqueChapitre 25 sur 29 · A LEE · texte numérisé non relu

A LEE

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Observation VII (Inédite)

Service du professeur Verger.

Victorine C..., 20 ans, servante, a un père alcoolique et une mére en bonne santé. Elle a 8 frères ou sœurs. 2 frères sont morts très jeunes. La mère a fait une fausse-couche. Règles apparues à 14 ans. Au même âge, fracture de cuisse qui a bien guéri mais qui a laissé quelques douleurs: À la même époque également des crises nerveuses sont apparues. Ces crises se sont répétées depuis et surviennent toujours lorsque la malade a éprouvé quelques contrariétés : à la suite d’une contrariété, la malade qui sent venir sa crise et qui a le temps de s'asseoir éprouve une sensation de striction dans la région épigastrique et dans la région de l’'hypocondre gauche. Elle sent comme une boule qui lui monte. En même temps elle est oppressée, se débat, fait des gestes désordonnées et reste enfin penchée en avant, les mains au-devant du thorax. Elle boit un verre d’eau et elle est aussitôt calmée. Elle n’a pas de cri initial, pas de pâleur de la face, elle ne tombe pas, ne mord pas sa langue, n’a pas de relâchement des sphincters. Chaque crise dure 10 minutes environ. Elle se renouvelle 5 à 6 fois par an. Actuellement, les crises auraient tendance à diminuer.

À 17 ans sciatique de la jambe gauche.

Caractère nerveux, très irritable, triste. Quand la malade rit, elle rit beaucoup et longtemps.

4 janvier 1920. — Le 4 janvier 1920 la malade a été prise de violents maux de tête apparaissant dès le matin, au réveil, persistant toute la matinée, diminuant dans l'après-midi et disparaissant vers

4 heures. Ces maux de tête très violents ont duré 4 à 5 jours. En

même temps la malade s’apercevait qu'elle faisait son travail de

bonne avec moins de facilité. Elle serait volontiers restée au lit. Elle se sentait de plus en plus gauche et engourdie. A cet engourdissement fit suite bientôt une tendance invincible au sommeil qui s’est accrue de plus en plus. Elle devait apporter beaucoup plus

d’attention à ce qu'elle faisait. Si elle restait sur une chaise sans rien

De.

faire, elle éprouvait bien vite de la lassitude, des picotements dans les yeux et s’endormait. Pas de troubles digestifs. La malade ne se sentait pas fébrile mais elle fut atteinte de baisse de la vue et de diplopie.

Son état s’est aggravé peu à peu, la narcolepsie devenant de plus en plus accentuée. Cependant les maux de tête ont disparu. La ma-

lade entre à l'hôpital.

19 janvier 1922. — La malade a un aspect triste, abattu, mais son

état général semble satisfaisant. La température est à 37, 8 le soir et à 37, 2 le matin. Le pouls bat à 92 et à 84. Le masque est tragique avec un léger rictus. La malade ne souffre pas, ne se plaint pas. Elle peut résister victorieusement au besoin de sommeil pendant tout l'examen. Tous les gestes commandés sont exécutés avec lenteur mais à l'interrogation elle répond très bien, se souvient de tout. Elle ne fait pas de gestes spontanés, elle reste immobile. La malade aurait changé de caractère, elle serait devenu indifférente. Pas de délire, pas d’hallucinations.

La malade marche à petit pas comme une personne fatiguée. Elle a un aspect figé, raide. Eile a peur de voir ses jambes se dérober sous elle, comme cela lui est arrivé plusieurs fois. Sa jambe gauche serait plus faible que la droite.

Le membre inférieur gauche semble moins gros que le droit. Tous les mouvements des membres inférieurs sont exécutés mais avec lenteur. Les mouvements passifs se font bien. {1 n’y a pas de con tracture : cependant la jambe gauche aurait tendance, aux dires de la malade, à se fléchir sur la cuisse.

Les réflexes rotuliens et achilléens sont vifs. I n'y a pas de clonus de la rotule, pas de trépidation épileptoïde du pied. Le réflexe digitoplantaire se fait en flexion des deux côtés. Les réflexes abdominaux sont vifs. Aux membres supérieurs la malade à des mouvements lents et en est très économe. Il n’y a ni atrophie ni contracture. Il existe un tremblement léger, menu.

Les réflexes radiaux, olécrâniens sont vifs. A la face la bouche est déviée un peu à droite. Pas de troubles de la déglutition, ni dela phonation. La langue présente un tremblement menu, fin.

La figure est figée, le regard est perdu. Les lèvres sont soulevées

en

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