‹ Contribution à l'étude du Pseudo-Parkinsonisme Consécutif à l'Encéphalo-Myélite ÉpidémiqueChapitre 26 sur 29 · CAL NS · texte numérisé non relu

CAL NS

Par une expression de dédain. Elle a un air de majesté, les mains croisées sur le ventre. Le réflexe massétérin est normal.

La malade n’a pas de douleurs, sauf dans la région supérieure de la cuisse gauche, au niveau de l’ancienne fracture. Il n’y a plus de céphalée.

Les sensibilités au tact, à la chaleur, à la piqûre sont normales. Il n’y a pas de troubles de la sensibilité profonde. Pas d’astéréognosie.

Pas de troubles trophiques, pas de troubles vaso-moteurs.

L'ouïe et le goût sont normaux. Il y a un léger ptosis des paupières. Les pupilles sont larges, égales, réagissant bien à Ia lumière et à l’accommodation. Pas de nystagmus. L’œil se meut dans tousles sens. Par moments la vue de la malade baisse : un brouillard passe devant ses yeux et elle y voit double. Cela survint plusieurs fois dans la journée.

Le cœur à des bruits normaux. Le pouls bat à 92. La tension est de 13-8, indice 1 1/2.

20 mouvements respiratoires par minute.

La langue est sale, chargée. L’appétit est conservé. Légère constipation.

Pas d’albumine, ni de sucre dans les urines.

Les règles n’ont pas subi de changement. Pertes blanches.

21 janvier 1921. — Examen du liquide céphalo-rachidien : albumine 0,25 glycose 0,33.

7 février 1921. — Examen des yeux (Docteur Duthil). Seconsses nystagmiformes dans le regard à gauche. Réflexes accommodateurs paresseux.

Amplitude d’accommodation (appareil de Badal) — 1 dioptrie- Diplopie homonyme marquée dans le champ d'action du grand oblique gauche et du petit oblique droit.

L’œil est émmétrope.

Conclusions. — Troubles paralytiques de l’accommodation et

des muscles grand oblique gauche et petit oblique droit.

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Observation VIII (Inédite)

(Service du professeur Verger)

Clémence, M.., 44 ans, cultivatrice, est amenée le 21 juillet 1921, à la consultation de M. le Professeur Verger. On est frappé par son aspect figé et par l’immobilité de sa physionomie. Ses 2 mains soutiennent un mouchoir devant sa bouche, d’où s'écoule de la salive. Elle paraît agir comme un automate, avançant et s’asseyant comme on lui indique. Elle répond à voix basse et par monosyllabes aux questions.

Janvier 1920.— Les personnes qui l’accompagnent, racontent qu’en janvier 1920, elle fut malade pendant un mois. Fièvre légère (380), somnolence. On crut à une grippe. Puis la malade se rétablit. Elle a commencé à présenter il y a 4 mois (septembre 1920), les troubles qui progressivement, l’ont amenée à son état du 21 juillet 1921. Elle entre à l’hôpital.

22 juillet 1921.— La malade est à demi-assise dans son lit, soulevée par un oreiller. Elle a l’aspect figé de la veille, la physionomie sans aucune expression, le regard immobile, fixé droit devant lui. Ni les yeux ni la tête n’accomplissent de mouvement.

Les avant-bras sont fléchis sur les bras, les deux mains soutenant toujours un mouchoir dévant la bouche entr’ouverte d’où s'écoule de Ia salive. |

Le reste du corps ne présente aucune attitude anormale. La malade comprend bien les questions qu’on lui pose, elle y répond brièvement, mais nettement, toujours à voix basse. Il y à 2 mois, dit-elle qu’elle parle ainsi, assurant ne pouvoir parler autrement. Les souvenirs sont précis, la mémoire est conservée. Les règles qui étaient normales n’ont duré que ? jours aux deux dernières époques.

La commissure labiale gauche tombe un peu et il existe une légère déviation oblique ovalaire à grosse extrêmité droite. La langue tremble. Le réflexe massétérin est vif. Pas de trouble de la musculature externe des yeux. Les réflexes pupillaires à la lumière et à l’accommodation se font bien.

La tête de la malade reste généralement immobile et lorsqu'elle

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