‹ Contribution à l'étude du Pseudo-Parkinsonisme Consécutif à l'Encéphalo-Myélite ÉpidémiqueChapitre 6 sur 29 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Historique

Avant l'épidémie d’encéphalo-myélite épidémique de 1917- 1918, il est probable que cette maladie existait à l’état sporadique. Mauriac, Durodié à Bordeaux, Netter et Achard à Paris ont montré que ce n’était pas là une maladie nouvelle et qu’on trouvait dans la littérature médicale des observations très anciennes qui sans aucun doute se rapportaient à cette maladie. Mais le pseudo-parkinsonisme causé par l’encéphalomyélite épidémique n’a pas fait l’objet de nombreuses recherches historiques. Roger, étudiant les syndromes parkinsoniens post-encéphalitiques chez les enfants (Société de Neurologie, 3 juin 1921) croit à l’origine infectieuse, vraisemblablement encéphalitique de la plupart de ces syndromes. Il cite à ce propos le cas de Weill et Rouvillois (Revue mensuelle des maladies de l'enfance, février 1899) : il s’agissait d’un enfant de 9 ans 1 /2 atteint d’une maladie aiguë avec céphalée, aphasie, hémiplégie puis diplopie; ultérieurement se développa un syndrome parkinsonien (attitude soudée, raideur, tremblement, retropulsion) avec mouvements choréo-athétosiques. Un tel cas apparu dans ces dernières années, aurait été certainement classé parmi ceux que nous étudions.

Les premiers observateurs de l’encéphalo-myélite épidémique (Cruchet, von Economo) avaient été frappés du facies atone de leurs malades et de la lenteur de leurs mouvements. Cruchet énumérant en 1917, les séquelles de la maladie qu’il

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