‹ Contribution à l'étude du Pseudo-Parkinsonisme Consécutif à l'Encéphalo-Myélite ÉpidémiqueChapitre 7 sur 29 · LUCE · texte numérisé non relu

LUCE

venait de faire connaître à la Société Médicale des Hôpitaux parle d'états spasmodiques, de fatigue cérébrale, de tremblement.

Ce sont les Anglais et les Américains qui semblent avoir parlé les premiers de symptômes parkinsoniens. Frédérick, Batten, Still, dans leur article sur la stupeur épidémique des enfants (Lancet, 4 mai 1918) disent : « Les enfants s’éveillent lentement au bout de 3 à 5 semaines de leur état de stupeur; on s'étonne de constater qu'ils ont conservé des souvenirs précis de ce qui leur est arrivé pendant leur maladie, néanmoins, ils ne sont pas guéris; s’ils n’ont rien perdu en intelligence, ni en poids, ils sont agités, nerveux ou présentent de curieux symptômes parkinsoniens ou marchent en s’accrochant les jambes comme des diplégiques. » Quelques jours après, dans le même journal (2 mai 1918), Smith, Parkes, Weber et Park comparent une de leurs petites malades, âgée de 14 ans à la vieille Parkinsonienne de Richer. Puis, K. Wilson dans une revue sur l’encéphalite épidémique (Lancet, 6 juillet 1918), passant en revue les variétés d’encéphalites récentes qu’il a vues, note : localisation sous-thalamique, type de paralysie agitante.

En France, Pierre Marie et Mlle Levy (Société médicale des Hôpitaux, 23 novembre 1918), sur 10 malades atteints, de mouvements involontaires apparus rapidement et pouvant se rattacher à l’encéphalite notent chez deux d’entre eux, une raideur généralisée et une fixité pseudo-parkinsonienne du regard et de la face : l’un, suivi plus d’un an voit sa raideur s’accentuer de plus en plus. Claisse (Soc. méd. des Hôp. 7 mars 1919) et Etienne (id, 23 mai 1919), signalent l’aspect figé rappelant l’aspect parkinsonien « Dans la position debout et dans la marche, l’habitus est de façon remarquablement typique celui d’un parkinsonien avec le tremblement en moins. Dénéchau (Dénéchau, Papin et Blanc: Soc. méd. des Hôp. 4 juillet 1919) publie l’histoire d’une malade qui, 4 mois après le début de sa maladie a un masque facial immobile et une apparence soudée de la colonne vertébrale; quelque temps

après (Dénéchau : Bullelin médical, 24 janvier 1920 et Archives médico-chirurgicales de Province, février 1920), il crut avoir trouvé les séquelles d’une encéphalite léthargique dans une paralysie agitante qu’il observait.

Anglade et Verger (Société de médecine de Bordeaux, 9 janvier 1920) ont observé une encéphalite léthargique à début pseudo-parkinsonien.

En février et mars 1920, Sicard et Bollack, Claude, P. Marie et Mlle Lévy, Laignel-Lavastine à la Société médicale des hôpitaux de Paris, De Coquet, Cruchet, Sabrazès et Massias, Dubourg, à la Société de médecine de Bordeaux apportent de nouvelles observations. Dans le Marseille médical du 15 avril 1920, H. Roger insiste de nouveau, sur les symptômes parkinsonièns au cours de l’encéphalite épidémique et fait de l’aspect parkinsonien un signe presque constant de cette maladie. |

A la séance de la société de neurologie du 5 mai 1920, eut lieu la première discussion sur l’identité de la maladie de Parkinson et du parkinsonisme post-encéphalitique entre Sicard, Souques, Meije et Tinel.

De mai 1920 à janvier 1921, les communications au sujet du parkinsonisme encéphalitique deviennent de plus en plus fréquentes : les observations sont nombreuses : cas de Souques,, Moreau et Pichon, Roger et Aymes, Lévy-Valensi et Schulmann, Meije, Verger et Hesnard. Pierre Marie et Mlle Lévy, Babinski, Claude, Sicard et Paraf étudient la symptômatologie. Lhermitte dans les Annales de Médecine fait une revue générale des syndromes anatomo-cliniques du corps strié. Trétiakoff et Brémer publient un cas d’encéphalite léthargique avec syndrome parkinsonien et rechute tardive avec vérification anatomique.

Pendant les premiers mois de 1921 les observations continuent à être très abondantes (Abadie et Hesnard, Froment et Bernheim, Lhermitte et Cornil, Lereboullet, Gelma, Babinski, Perrens, Guillain et Gardin, Claude et Dutemps, Renault, Krebs).

EPET ee

. Netter à la société de biologie le 14 mai 1921, démontre que le virus de l’encéphalite épidémique persistait dans les centres nerveux, 15 mois apès le début de la maladie qui avait entrainé le syndrome parkinsonien.

En même temps les premiers travaux de synthèse apparaissent (Roger et Aymes, Marinesco, Souques, Cruchet, Barre et Reys, {hèse de Ernst).

La réunion de la Société de neurologie des 3 et 4 juin 1921, marque une date importante dans l’histoire du parkinsonisme encéphalitique. Le rapport de Souques sur les syndromes parkinsoniens et la discussion qui suivit à laquelle prirent part de nombreux neurologistes français et étrangers apportèrent des matériaux nouveaux ainsi que des considérations nombreuses sur toutes les questions se rattachant au parkinsonisme post-encéphalitique.

Depuis cette époque les communications sont moins abondantes. Quelques observations importantes sont publiées (Abadie et Massé, Sainton et Schulmann, Rathery et Cambessédés, Souques et Alajouanine, Jacquin, Pierre Marie et Mlle Lévy, Roger et Aymes, Froment et Paliard, G. Petit).

Daumas, dans sa thèse (Montpellier) étudie les syndromes parkinsoniens, post-encéphalitiques chez les enfants. Sicard, Roger insistent sur l’apparition du parkinsonisme sans épisode initial net. Enfin, Achard, dans son livre sur l’encéphalite léthargique résume succinctement les connaissances acquises et donne une longue bibliographie.

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