‹ Contribution à l'étude du Pseudo-Parkinsonisme Consécutif à l'Encéphalo-Myélite ÉpidémiqueChapitre 9 sur 29 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Anatomie pathologique

Jusqu’à ce jour, à notre connaissance, aucun pseudo-parkinsonien encéphalitique n’est mort soit accidentellement, soit comme un parkinsonien véritable de cachexie ou de maladie intercurrente. Les seuls examens post-mortem qui aient été faits se rapportent soit à des cas mortels au cours de l’épisode aigu, cet épisode aigu ayant présenté des symptômes parkinsoniens (cas de Chauffard et Mile Bernard, cas d'Anglade et Verger); soit à des cas où une rechute au cours du parkinsonisme a entraîné la mort (cas de fretiakoff et Bremer, cas de Foix).

Dans le cas de Chauffard et Mile Bernard, l’évolution se fit en 7 semaines : pas ou peu de fièvre, pas de signes oculaires, apathie profonde, facies figé, catatonie, lenteur des mouvements. L'examen microscopique montra les lésions habituelles de l’encéphalite épidémique : manchons périvasculaires, infiltration inflammatoire diffuse, apparition de corps granuleux dans les points d’altération maxima, dégénérescence hyaline des cellules nerveuses; mais les lésions n'étaient graves qu’au niveau du locus niger des deux côtés qui étaient réduits à quelques amas de pigment à la place des cellules. En dehors du locus niger, la diapédèse et l'infiltration inlammatoire se retrouvent, mais d’une façon discrète au niveau du noyau caudé surtout, du noyau lenticulaire et de la capsule mterne d’une part, d'autre part au niveau du plancher du 4€ ventricule.

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