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te supérieure n'atteint pas la couche papillaire et, d'une manière générale, je les ai vues distantes de la couche basale du corps mugueux de 70 à 80 y environ.
Déjà à un faible grossissement, on peut se faire une bonne idée de la constitution de ces lésions qui forment sur les coupes des aires ellipsoïdales à grand axe paral- Jèle à la surface cutanée, mesurant 300 à 400 y dans leur petit diamètre sur 4/10 à 6/10 de millimètre dans leur grand diamètre.
On voit qu'il existe, au niveau de ces aires, une matière granuleuse constituant de petites masses très régulières de formes et de dimensions, enchassées entre les faisceaux connectifs du derme qu’elles ont fortement dissociés de telle façon qn'il y a, en certains points, une véritable disposition lobulée, la matière granuleuse représentant la masse plus ou moins volumineuse des lobules entourés par les faisceaux conjonctif du derme.
Au-dessous de ces lésions le derme est normal ; au-dessus d'elles, les couches sous-papillaires et papillaires sont également normales, et ces tissus contiennent des fibres élastiques aussi nombreuses que dans la peau saine. On y remarque seulement que les petits vaisseaux présentent un certain épaississement de leurs parois et qu'ils sont entourés de quelques cellules rondes embryonnaires formant une très légère infiltration autour de ces vaisseaux
Au-dessus de ces éléments les papilles paraissent un peu étalées et moins abondantes que dans les régions voisines, néanmoins ce sont là des caractères très peu prononcés. Quant.à l’épiderme, je n'y ai rien remarqué de spécial ; j'y ai seulement noté un amincissement correspondant à l'élément xanthomateux, amincissement qui peut aller jusqu'à ce point que l'on ne trouve plus
que > ou 3 cellules dans l'épaisseur du corps muqueux ;
la couche granuleuse m'a paru aussi diminuée, mais sur ces divers points je me garderai d'être affirmatif n’avant
ne AS
.pas pu comparer ces coupes à des coupés de peau normale prise dans la même région.
Les nerfs ne m'ont présenté rien de particulier, autant du moins qu'il m'a été pee d'en juger avec les mnéthodes de coloration que j'ai employées.
Enfin je noterai que dams l'hypoderme les pelotons
graisseux offrent un aspect bizarre ; les cellules adipeu-
ses de ces pelotons sont distantes les unes des autres, et si on les colore par l'acide osmiqne, on voit que la graisse, au lieu de remplir tout l'élément, s’accumule à l’un des
pôles de la cellule dont le reste semble comme distendu
par un liquide. Cet aspect. qui rappelle beaucoup celui du tissu adipeux en voie de régression, ne m'a d’ ailleurs pas surpris puisque le sujet sur lequel a été prélevé ce fragment cutané était arrivé à un degré avancé de cachexie.
Revenons maintenant aux lésions « xanthomaleuses » en elles-mêmes et examinons-les à un fort grossissement ; nous y trouverons divers éléments qui doivent arrêter notre attention
° Les petites masses de substance granuleuse. ° Le tissu conjonctif.
3° Des éléments cellulaires spéciaux qui se rencontrent de préférence à la périphérie des vaisseaux.
° Les petites masses granuleuses formant les petits lobules dont j'ai parlé, sont constituées par une substance qui présente toutes les réactions histo-chimiques du tissu élastique. Elles se colorent en jaune par le pirrocarmin ; l’éosine les teinte fortement en rose ; le bleu de méthylène se fixe sur elles avec force, ainsi que l’orcéine et si, après avoir coloré par l’orcéine, on monte la coupe dans la potasse à 4o pour 100 comme lindique Balzer, elles demeurent seules colorées en rose, avec les fibres
élastiques au milieu des tissus décolorés complètement
, 3 Surm,
par l’action de la potasse. Notons cependant qu'en ce cas elles prennent une teinte plus violette que lés fibres élastiques normales existant dans la préparation.
Ces petites masses élastiques apparaissent comme fendillées et segmentées de telle sorte qu'elles donnent, d'après. Balzer, l'impression d'amas de cristaux irréguliers ; pour moi, je ne puis mieux les comparer qu'aux petits tortillons vermiculés que les vers laissent après la pluie à la surface du sol
Balzer, dans le cas qu'il a étudié, a décrit les altérations des fibres élastiques qui se continuent avec ces masses vermiculées.
En dehors de la continuité des fibres élastiques normales avec les masses veriniculées qui m'a paru, dans mes préparations, un peu moins fréquente que ne l'indique Balzer, les lésions de mon malade répondent parfaitement à la description de Balzer et à celle de Darier ; aussi n'insisterai-je D” autrement sur ce point.
>° Entre ces lobules de substance élastique vermicuiee, le tissu conjonctif du derme a été fortement dissocié, mais il ne semble pas altéré, entourant les masses vermiculées de faisceaux d'aspect normal ; on y verra seulement une augmentation notable du nombre et du rolume des cellules connectives.
3° Balzer dit que chez son malade il a rencontré quelques cellules xantélasmiques, rares il est vrai, et Darier indique nettement qu'il n'a pu dans ses coupes déceler aucune de ces cellules. En.
Evidemment ces deux auteurs par ce terme de cellule xanthélasmique ont l'intention de désigner la cellule à .LYpe graisseux que l’on rencontre dans le xanthome ordinaire el qui se rapproche par ses caractères des cellules du tissu adipeux en voie de formation, Comme Da- Trier, je n'ai rencontré dans les: lésions de mon malade aucune de ces cellules xanthomatiques, mais jy ai vu,
par contre, d’autres éléments cellulaires qui méritent d'attirer tout spécialement l’atention, car ils n’ont pas été signalés dans les deux Cas de xanthome élastique que nous connaissons jusqu'ici. Ce sont des cellules à type géant mullinuclées, de formes ét de dimensions très variables. £ D'äbord j'indiquerai que ces cellules, qui sont assez nombreuses, se rencontrent surtout dans le voisinage des vaisseaux et se montrent principalement à la périphérie des lésions, tandis qu'on né les observe pas au milieu de ces lésions au centre même des placards formés par les‘lobules de substances élastiques vermiculées. Je ferai même remarquer qu'autour de certains vaisseaux on voit les cellules de la couche périthéliale se gonfler et” leur noyau devenir bosselé et multiforme puis, un peu plus loin, se trouvent des cellules à 2 ou 3 noyaux et enfin des cellules géantes multinuclées ,comme s’il y avait
une transition insensible entre les cellules du périthé-
lium et ces éléments géants.
Il y à des variations considérables dans la morphologie de ces cellules géantes ; aussi est-il impossible d’en donner une description d'ensemble, force est donc ici d'en étudier divers types afin d'en donner une idée exacte.
D'abord, beaucoup de ces éléments sont des’ cellules géantes à contours irréguliers, variant beaucoup dans leurs dimensions, pouvant avoir jusqu'à 50 y de longueur sur 30 à 45 de largeur, dont le protoplasma ese uniformément granuleux et qui possèdent un nombre variable de noyaux ovalaires ou arrondis.
J'ai pu ainsi compter fantôt 4 ou 5 noyaux, tantôt 25 à 35 noyaux dans ces masses protoplasmiques. Ordinairement les noyaux sont irrégulièrement distribués dans la cellule * d’autres fois ils prédominent le long d’un bord ou près d’une extrémité : toutefois je les ai vus
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rarement se disposer en couronne comme dans.les cellules géantes du tubercule, aussi l'aspect général de ces éléments se rapproche-t-il plus de celui des. ryéloplexes que de celui.des ceïilules de.Langhaus.
-D'autres cellules, géantes sont-surtout représentées par des noyaux qui forment des espèces d'agglomérats où le protoplasma est réduit.à.fort peu de choses ou semble mêmeavoir complètement disparu.
A côté des éléments presque exclusivement formés de noyaux.-et à côté. de eux dont. de protoplasma est uniformément.granuleux, on en voit d’autres qui ont subi un commencement de dégénérescence.: Ce sont'toujours des cellules -géantes à contour irrégulier, mais dont les :noyaux!ne-sont:plus tous nettement colorés et ne sont, plus représentés en certains points que par-des silhouettes à peine teintées ; en outre, le protoplasma n'est plus uniformément -granuleux de toute l'étendue de la masse cellulaire ; certaines parties de cette masse sont devenues vitreuses, comme en dégénérescence hyaline. elles sont fendillées et paraissent dures et caressantes, donnant lieu dans la cellule a de véritables fissures ; de plus, on note souvent une transformation de ce protoplasma dégénéré en une substance granuleuse dont les réactions colorantes se rapprochent singulièrement de celles des masses élastiques vermiculées.
‘Enfin, si l'on examine avec soin un certain nombre de préparations, on trouvera en plusieurs points deces préparations des cellules géantes qui sont nettement en rapport.avec des masses élastiques vermiculées. Ce que l’on voit ordinairement en ce cas, c'est un reliquat de cellule géante dans: lequel il ne reste que peu de noyaux ou que quelques fragments provenant évidemment d’une dégénérescence nucléaire et dans lequel le protoplasma dégénéré,-ayant perdu son aspect eranuleux, a, pris cette apparence fendillée dont je parlais tout à Fheure et se con-