EXAMEN HISTOLOGIQUE
La fixation fut faite par, divers procédés : alcool, formol, Zinker.
Inclusion à la celloïdine.
Coloration diverses.
Colorations diverses.
1°) Coupes non colorées.
Les couches superficielles du derme et le corps papillaire sont nivelés et amincis; au-dessous d’elles on trouve des plages ovales mal délimitées séparées de l’épiderme par une très mince bande de tissu conjonctif. Elles
ont leur grand axe parallèle à la surface, mais n'atteignent jamais le tissu graisseux sous-cutané, (d’ailleurs bien développé), pas plus que les glandes sudoripares qui sont respectées. Ces plages paraissent composées de granulations opaques séparées par de petites travées conjonctives ici tuméfiées, là homogènes. À un examen plus attentif ces plages semblent en rapport avec: des fibres très brillantes qu'on reconnait dans leur entourage. A leur entrée dans la plage, ces fibres s'élargissent, montrent des épaississements’ irréguliers, nodulaires, puis se fragmentent complètement et se perdent dans ces plages. En certains points les fibres sont plus sombres, leurs contours plus nets. Après adjonction d'acide sulfurique dilué on voit se développer de petites bulles gazeuses et on assiste à la formation de nombreux cristaux de sulfate de chaux ; ceci prouve donc que certains points de la tumeur sont calcifiés.
2°) Coupes: colorées à l’émaioxyline-éosine.
Les parties précédemment opaques sont maintenant colorées en rouge et se montrent composées de bandes de forme irrégulière, tantôt contournées en spirale, tantôt se résolvant en masses granuleuses et brillantes.
Le tissu conjonctif qui sépare ces îlots est presque normal ; il présente cependant par endroits des travées homogènes, uniformément colorées en rose.
\ Les papilles, comme nous l'avons déjà dit, sont en grande partie aplaties. ;
3°) Coloration spéciale du tissu élastique. (orcéine, Weigert). k
Les plages opaques précédemment décrites se montrent par le Weigert et l’orcéine un peu plus faiblement colorées que les fibres élastiques normales, qui elles sont brun sombre à l’orcéine et bleu noir par le Weigert.
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On voit ces fibres fortement colorées pénétrer dans les * plages en même temps qu'elles perdent iimtensité de leur coloration et qu’elles se transforment en bandes irrégulières et en grains ainsi que nous l'avons déjà mentionné.
En dehors des îlots on aperçoit dans les zones profon-
-des de la peau un petit nombre de points dans lesquels
les fibres élastiques présentent la même diminution de coloration que celle dont sont atteintes les fibres dégénérées des îlots.
Sous l’action de l'acide picrique, la plupart des fibres élastiques malades prennent une teinte jaune, quelquesunes, cependant, ont une teinte brun clair, comme les fibres élastiques normales de la peau. De même par l’action combinée des colorants élastiques et du Van Gieson on se rend compte que les travées comjonctives du centre des îlots ont pris une teinte rose pâle où orangée au lieu,
de la belle teinte rouge fuschine du tissu conjonctif situé: à la périphérie de la zone malade.
Entre les îlots on aperçoit de place en place, au milieu du réseau élastique normal, quelques fibres trop grosses, crochues ou spiralées en U. En plusieurs zones on observe le passage entre le réseau élastique normal et les z0nes malades ; ailleurs il ne semble pas y avoir de rapport entre eux.
Signalons encore, en dehors de latrophie du corps papillaire déjà mentionnée, quelques zones où lon observe des lésions d'atrophie sénile de la peau très prononcées. Le
Les grosses artères du tissu sous-cutané montrent en de nombreux points des lésions d'endartérite qui ne vont pas cependant jusqu’à l’oblitération du vaisseau. Par la méthode de Pal.on ne trouve aucune modification importante des fibres à myélines; on peut suivre ces filets nerveux normaux jusque dans l'épaisseur des îlots dégénérés.
SES es
La céloration de Marchi, et celle à l'acide 6$mique montrent une teneur normale dé la péau en graisse, étant
lettes graisseuses dans lés glandes suüdôripares, mais dans les îlots et dans leur voisinage on ne trouve aucun élément prenant l'acide osmique.
V° OBSERVATION (douteuse)
Elle fut publiéé en r963 par DurÉBENDORFER E., dans Arch. f. Derm. üù. Syph.
Elle concerne tn’ garçon dé 5 ans qui était atteint en même temps d'un psoriasis légér. Pas d'autre affection dans ses -ntécédents. Le début dé l'affection est inconnu. Les éléments siégéaient à la partie supérieure de la fesse . gauche. Aucune donnée au point de vue héréditaire ou familial.
Au point de vue histologique, on pouvait constater dans les couches moyennes et profondes de la peau, l'existeñce d'amas irréguliers de fibres et de bandes élastiques, entremèêlés sans ordre, avec disparition par place du tissu conjonctif, qui par ailleurs, est normal. On remarque une infiltration de cellules autour des vaïsseaux et des follicules : nombreux mastzellen. On observe aussi par place la présence de blocs hyalins ou colloïdaux.