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faisceaux de tissu conjonctif présentent dans la zone du derme avoisinant immédiatement l’épiderme leur aspect normal ; de même les fibres élastiques sont fines, s'étendent HS bar en envoyant vers l’épiderme de délicates ramifications.
. Mais immédiatement en dessous de cette zone se trouve une région limitée en bas par les pelotons des glandes sébacées, qui présente un aspect opaque mat dû à di présence de masses granuleuses irrégulières.
Ces masses à limite nette, mais sans membrane d'enveloppe, cor respondent aux élévations de teinte jaune de la peau.
Par la tra pnie Dates lue. éosine on voit que le tissu conjonctif environnant se présente avec une densité cellulaire légèrement augmentée, des fibres collagènes
légèrement gonflées et prenant un peu irrégulièrement
l'éosine. La masse granuleuse sus-mentionnée prend plus faiblement l'éosine que le tissu conjonctif avoisinant et se colore même par place diffusément par l’hématoxyline.
Par le Van Gieson cette masse granuleuse se colore par l’acide picrique en jaune et tranche ainsi nettement sur
‘la coloration rouge du tissu conjonctif périphérique. À
un fort grossissement cette masse intermédiaire paraît granuleuse ou nuageuse et a par place une coloration brunâtre analogue à celle des noyaux, faisant preuve ainsi d’une certaine basophilie.
Les fibres élastiques, que l’on met bien en évidence par les colorations spécifiques de ce tissu, forment la presque {otalité de ces masses granuleuses. On les voit se diviser, se ramifier, se gonfler ; elles montrent par endroit des étranglements, des segments alternativement colorés et pâles avec un aspect en collier de perles. On les voit se terminer en pinceau, en choux-fleur. Entre ces débris de fibres, on voit de nombreuses cellules, les unes
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petites, fusiformes, les autres plus grandes, triangulaires où rondes avec de nombreux mastzellen. Je n'ai pas vu de cellules géantes. Les fibres de la zone malade présentent l’élacine réaction d'Unna, alors que les fibres délicates de la région limitrophe conservent leur coloration typique. Du côté du tissu conjonctif on ne note qu'une prolifération des noyaux conjonctifs avec un léger gonflement des faisceaux collagènes. Nulle part on n’observe de foyers d’infiltrations inflammatoires à petites cellules. Il n'existe pas d'augmentation du nombre des vaisseaux Iymphatiques. Nulle part on ne peut observer de cellules xanthomateuses ni de signes de dégénérescence hyaline. Il existe un certain nombre de cellules pigmentaires qu'il y à lieu de ne pas confondre avec des cellules xanthomateuses.
Au niveau de la plaie opératoire s’est formée une cica-
trice chéloïde dans laquelle on observe de nombreux mastzellen. |
VII OBSERVATION (douteuse)
Elle fut publiée par GUTMANN, en 1905, dans Arch. für derm. et Syph.
Fille publique, 23 ans, atteinte de chlorose et de syphilis constitutionnelle. A part de nombreux épulis à la figure et quelques-uns au cou, elle présente encore une affection cutanée, localisée seulement au cou. On voit d'innombrables plaques blanchâtres ou jaunâtres, couleur ivoire, s'élevant légèrement au-dessus du reste de la peau et au-dessus desquelles lépiderme paraît être inaltéré.
Elles sont, au toucher, plus dures qee les autres parties
saines du Cou, et se présentent le plus souvent en ran-
np
gées, les efflorescences se succédant serrées au point qu'élles représentent une ligne droite, presque ininterrompue; d’autres forment, en confluent, un système réticulé étroit, dans les lacunes duquel on remarque des fossettes peu profondes, légèrement livides, qui paraissent correspondre à des follicules. Le plus grand nombre des plaques est situé sur les parties latérales du cou, à peu près au-dessus du tiers moyen du muscle sternocléido-mastoïdien et s'étend en haut et en arrière jusque dans les cheveux du cou. ne
Au-dessus de l’apôphyse épineuse des vertèbres cervicales, à gauche et à droite de celle-ci, la peau, à part quelques rares efflorescences, est intacte. En avant, par contre, le cercle est de nouveau formé, car les plaques s'étendent, bien que moins drues, aux parties latérales du cou, sur une région qui, en haut, atteint à peu près la pomme d'Adam et en bas, la fosse jugulaire.
A la question : « Depuis quand l'affection existe-telle ? » la patiente répond : « Depuis Ia première enfance », ou « Ça remonte aussi loin que je puisse me souvenir ».
À une autre question, relativement à l'existence de sœurs qui auraient la même affection, la patiente répond en toute assurance que son frère et sa sœur présentaient la même affection depuis leur jeune âge. Elle ne peut dire si ses parents étaient également porteurs de l'affection.
Examen histologique.
L'épiderme est parfaitement normal. Dans la couche papillaire, à côté de nombreuses cellules chargées de pigment jaune d’or, pigment qui d’ailleurs se trouve en assez grande quantité libre, extra-cellulaire, se trouvent très souvent des amas cellulaires surtout périvasculaires composés principalement de lymphocites et de cellules