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droits, ailleurs en série linéaire et faisant à peine saillie au toucher de la peau. La face était complètement indemne ; de petites taches pouvaient être retrouvées dans le creux axillaire. Cette éruption cutanée existait depuis plus de 20 ans sans d’ailleurs avoir jamais occasionné aucun trouble. La malade n'avait jamais présenté de jaunisse, ni aucun signe d’altération hépatique.
L'auteur avait déjà observé deux cas analogues de pseudo-xanthome élastique à siège d’ailleurs plus limité et dans lesquels il avait pu confirmer son diagnostic par des biopsies. La malade qui faisait l’objet de la présentation ne s'était pas prêtée cette fois à un examen histologique, mais la similitude clinique permettait à l’auteur d’être affirmatif.
XI° OBSERVATION (douteuse)
Elle fut publiée par Bosellini, en 1909, dans Ar. f. Derm. u. Syphilis.
Il s'agissait d’une femme, garde-barrière à Mordano, âgée de 45 ans, très exposée aux influences atmosphériques. Rien de particulier dans ses antécédents. Au dire de la malade, son affection cutanée aurait commencé il y à 6 ou 7 ans par deux ou trois nodules sur le front, et elle aurait ensuite progressé lentement sans incommoder autrement la patiente. Les mains ne seraient atteintes que depuis 3 ou 4 ans. |
A l’heure actuelle, la dermatose occupe toute la hauteur du front et s'étend un peu à la racine du nez et aux joues. La répartition des éléments qui la constituent est régulière et symétrique. Ils apparaissent sous la. forme d’élévations grandes comme un grain de mil ou de chenevis, rarement séparées les unes des autres, mais le
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plus souvent groupées en groupes racémeux de 5 à 6 éléineñts qui, malgré leur contigüiïté, sont foujoürs séparés cépéndant par des sillons réguliers qui délimitent les éléments. Ces derniers se présentent cornme de petites élévations hémisphériques, lisses, brillantes, de couleur ardoïsée ou couleur de plomb.
Pas dé signe de réaction inflammatoire ou de desquamation. À première vue on a l'impression de se trouver èn présénce d'une dermatose vésiculaire ou d’un lymphangiome, mais cette erreur est aussitôt corrigée par la ponction exploratrice de quelques éléments qui reste blanche.
La dermüätose s'étend aüssi symétriquement aux deux mains le long d’üne bande large d’un centimètre, courant le long du bord radial de l'index et le long du bord cubital du pouce. En cet endroit, les efflorescences de la dermatose ne sont pas aussi distinctes par suite du déve- : ZToppement dé l’épiderme et apparaissent comme une strie naeviforme verrucoïde.
Examen histologique
IL fut pratiqué sur un petit fragment cutané de la région frontale droite fixé par l'alcool et le Zenker. |
On notait des alférations qui portaient sur toutes les couches de la peau, sauf les couches profondes. L'éptdérme présentait une diminution du nombre de ces couches ef un aplatissement remarquable. La couche basale et les cellules voisines étaient particulièrement riches en pigment ; elles présentaient en outre des phénomènes de vacuolation avec refoulement des cellules de Malpighi, phénomène connu sous le nom de « desmoplasie » de lépiderme.
Le fissù conjonctif sous-papillaire, réduit à une couche mince plus où moins dense, présente des fibres élâstiques horizontales, minces, avec des réactions coloran-
tes normales, en particulier une réaction normale de l’élastine. |
C'est dans les couches moyennes de la peau que siègent les plus grandes altérations.
On y voit à un faible grossissement, des masses ovales soulevant légèrement l’épiderme et situées dans un tissu conjonctif déjà altéré. On. observe en effet que le tissu-élastique est particulièrement abondant et présente une réaction basophile singulière ; par ailleurs il se colore ici faiblement par les colorants électifs du tissu élastique. Parmi les masses ovales, il en est dans lesquelles on reconnaît un feutrage épais de fibres élastiques basophiles, tandis que d’autres sont plus clairsemées et se continuent avec celles des régions voisines. Dans ces pelotons élastiques le collagène est réduit à peu de chose et n’est pas altéré au point de vue de ces réactions colorantes.
Les cellules du tissu conjonctif sont très rares.
Outre ces petits élastomes (c’est le nom qui paraît convenir le mieux) on observe encore des foyers pathologiques ovales plus grands qui n’ont comme constituant que le coollagéne. Ge dernier apparaît compact, homogénéisé avec réaction basophile (collacine) ;: par contre, entre ces faisceaux collagènes, toute trace d’'élastine a disparu. comme si elle s'était dissoute ou avait imbibé les faisceaux collagènes.
On observe un peu d'infiltration cellulaire périvasculaire avec de nombreux mastzellen mais sans aucun signe d’inflammation. Les follicules pilleux, les glandes sébacées et sudoripares sont inaltérées.
Me at XII OBSERVATION
Elle fut publiée par Rascu, en 1909, dans Derm. Zischr.
Il s'agissait d'un homme de 51 ans qui présentait dans les régions lombaires et abdominales, depuis trois ou quatre ans, d’après ses dires, des proéminencés grandes comme des lentilles ou des petits pois, de forme ovale, de consistance molle et un peu plus pâles que la peau ‘ normèàle. Leur. surface était légèrement ridée ; elle étaient beancoup plus denses sur les côtés du corps que par devant. Ca Le malade présentait en outre des phénomènes de polynévrite avec pseudo-hyperthrophie des muscles de la cuisse. À noter encore un dermographisme très net, et l'existence de petites cicatrices à l’épaule et à la nuque.
Au point de vue histologique : La lésion siégeait dans toute l'étendue de la peau surtout dans les couches moyennes et inférieures. Le tissu cellulaire sous-cutané était lui aussi intéressé.
On pouvait reconnaître des foyers nettement circonscrits, constitués de fibres élastiques, les unes fines et minces, les autres réduites à l’état de bloc et de mottes. Dans les couches les plus profondes de la peau et dans le tissu cellulaire sous-cutané, on pouvait observer des fibres élastiques nombreuses irrégulièrement réparties et enroulées.
Le reste du tissu conjonctif était normal.
XIII OBSERVATION (Résumée)
Elle fut publiée par Pinkus, en 1910 dans Arch. ;, Derm. U. Syph. >
Gore
* Il s'agissait d’une femme de 53 ans qui présentait des éléments de la grosseur d’une lentille à celle d’une tête d'épingle disposés en traînées, en demi-cercle ou même en cercle, de coloration jaunâtre, entre lesquels la peau était légèrement affaissée, brillante, et de teinte légère-
ment bleuâtre. L’affection cutanée siégeait au cou, aux
creux axillaires, aux coudes, dans la région ombilicale, aux plis de l’aine, empiétant sur les parties avoisinantes du ventre et des cuisses, enfin aux genoux discrètement. Cette affection évoluait depuis fort logtemps au cou et depuis 5 ou 6 ans environ sur les autres parties du corps. Gette malade présentait encore au cou des. cicatrices probablement d'acné. La peau des creux axillaires et des plis de laine était dure comme du cuir et pendait en faisant des plis. \ |
La malade se plaignait d’avoir beaucoup maigri ces dernières années. Elle avait présenté des signes de syphilis tertiaire plusieurs années auparavant et souffrait actuellement d’une affection gastro-intestinale.
L'examen histologique montrait que les foyers pathologiques étaient composés de fibres élastiques tordues, recroquevillées, pêle-mêle, elles étaient trop grosses, corrodées, et partiellement dissoutes en apparence, comme s’il ne restait par place que l'enveloppe de la fibres élastique.
Ces foyers circonscrits siégeaient dans la couche profonde de la peau.