XX VI OBSERVATION
Elle fut publiée par SANDMANN, en 1925.
Je n'ai pas pu me la procurer.
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XXAVII OBSERVATION (personnelle) Publiée en collaboration avec M. le Docteur Caussade, sur un cas de pseudo-xantome élastique.
Dans les antécédents héréditaires, rien à signaler, sauf une polyléthalité collatérale (trois frères et sœurs morts en bas âge). cu M” C... a eu la variole à quatre ans; une fièvre de nature indéterminée, ayant duré environ deux mois, vers l’âge de sept ans. Elle fut réglée à quatorze ans; les règles furent toujours régulièrement en avance.
À vingt-trois ans, elle est opérée à l'Hôtel-Dieu de Paris pour une salpingite droite, par M. Guinard. A la suite de l'intervention, surviennent des phénomènes graves de congestion pleuro-pulmonaire.
A vingt-sept ans,, accouchement normal d’un garçon qui est toujours vivant, mais de constitution faible et atteint de scoliose. A la suite de l’accouchement, l'utérus se fixe en rétroversion. |
A trente ans, rougeole.
C’est vers l’âge de trente-trois ans que la malade a remarqué, pour la première fois, le début de son affection cutanée, sur ses bras. Depuis cette époque, l’éruption | xanthomateuse s’est assez rapidement étendue aux zones actuellement atteintes. L’intéressée pense qu'il y a eu peut-être une légère régression des éléments cutanés sur les cuisses. Mais elle ne peut l’affirmer, et ce n’est guère probable; en tous cas, ce fait n'est pas signalé dans les observations publiées jusqu'à ce jour.
En 1919 (à trente-cinq ans), étant à Bruxelles, notre malade est en proie tout à coup, la nuit, à une crise douloureuse à siège abdominal, avec sensibilité de la région hépatique et irradiation scapulaire droite de l’algie; en même temps elle vomit et rend des selles liquides. Son
RSR, (re teint devient terreux, mais elle affirme n'avoir pas eu alors, ni depuis cette époque, de jaunisse véritable. Avant cette crise, qualifiée de coliques hépatiques, le
flanc droit avait été le siège de quelques petits tiraille-
ments, ainsi que le membre supérieur droit; c'était tout. On propose à M*° C... une cholécystectomie, avec intervention simultanéee sur sa rétroversion et sur une salpingite gauche (qui entraînait des pertes abondantes); mais toute intervention fut refusée.
En août 1920, notre patiente, de retour à Paris, est hospitalisée quelque temps à Necker, dans le service du professeur Legueu, où un examen complet de ses reins (azotémie, constante d’Ambard, cyStoscopie, etc.) est négatif.
Puis, elle va consulter à l'hôpital Saint-Louis pour son affection cutanée, et un dosage de la cholestérine sanguine fait à ce moment (5 octobre 1920) donne le chiffre de 2 gr. 91. ce
M”° C... entre finalement dans notre service le 1° décembre 1920 où elle séjourne plusieurs semaines; puis er 1922 (une semaine); et de nouveau le 1° février 1923 où elle reste jusqu’à ce jour. Entre temps, la malade vint plusieurs fois nous consulter, ce qui permit de la suivre régulièrement.
Lors de la première entrée dans notre service (décembre 1920), la malade se plaignait de vives douleurs oceupant les régions hépatique et épigastrique, et le bras, en même temps qu'elle était tourmentée par une céphalée rebelle, à exacerbations nocturnes. La douleur hépatique était habituellement une douleur sourde, continuelle, avec paroxysmes passagers, augmentée par l'alimentation, par la toux. Les douleurs dans le membre supérieur droit survenaient de préférence dans la soirée, douleurs plus ou moins nettement en éclairs, accompagnées de fourmillements, d’engourdissements, de parésie passagère du membre et d’un peu d'œdème.
L'état psychique plutôt déprimé de la patiente eut pour résultat qu'on n'attacha pas à ces douleurs la signification qu’elles semblent réellement comporter; dans ces conditions et du fait même des antécédents lithiasiques avoués et du xanthome généralisé, toute l'attention fut. entièrement attirée et retenue dans l'appareil hépatique et, par suite, la douleur du bras droit fut considérée comme l’irradiation classique de la douleur hépatique.
M”° GC... se plaignait encore de vomissements alimentaires ou bilieux: ceux-ci étaient irréguliers (tous les deux ou trois mois), habituellement nocturnes et suivis d’un étaf nauséeux prolongé avec éructations fréquentes. L’anorexie était assez marquée, non élective et fut peut-être la cause d’un léger amaigrissement.
Le palper décelait une augmentation légère du volume du foie, avec une zone vésiculaire sensible; mais délimiter la vésicule biliaire était impossible, D'autre part, si le signe de Murphy était négatif, par contre le point de Chauffard entre les scalènes droits était positif.
Quant à l’exploration de l’estomac, elle ne révéla aucune modification pathologique, ét l’examen radioscopique donna le résultat suivant : forme en J descendant à deux travers de doigt en dessous des crêtes iliaques. Parois très régulières, souples: contractions normales; on voit ‘des bouchées de baryte franchir régulièrement le pylore et le duodénum, dont l’image est normale; point extrémement douloureux sur toute la région du pancréas, particulièrement près de la tête; une heure après l’ingestion, il reste à peu près de baryte comme la grosseur d’une noix; l'évacuation continue active. Pas de lésion organi-
que de l’estomac.
Quant au gros intestin, l'examen radioscopique donna les renseignements suivants : le lavement baryté remplit régulièrement tout le gros intestin dont les parois sont régulières; pas d'image suspecte; pas de brides entre les
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