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s’accompagnant de vomissements ; rarement une hématémèse survient ; parfois du mélæna, le plus souvent des selles sanguinolentes.
La température est à 38°, le pouls à 100; l’abdomen est en général normal ; la palpation permet généralement de mettre en évidence une zone douloureuse, surtout péri-ombilicale ou dans la fosse iliaque droite (cependant toutes les autres localisations abdominales sont possibles).
Dans la règle, après accalmie, à l’occasion d’une nouvelle poussée de purpura, les crises réapparaitront. Il est habituel qu’il y aït ainsi plusieurs poussées successives.
Le diagnostic est relativement facile dans le cas où nous supposons l’éruption apparue avant les manifestations abdominales ; il n’en est plus de même lorsque les éléments purpuriques, comme cela est assez fréquent, ne font leur apparition que secondairement.
IL — Syndrome abdominal aigu et purpura péritonéal. Type appendiculaire.
Quand léruption cutanée fait défaut, quand les troubles douloureux prédominent dans la région de la fosse iliaque droite, quand les vomissements s’accompagnent d'arrêt des gaz, et qu’il n’y a pas de selles sanglantes, comment ne pas préconiser l’intervention d’urgence ?
III. — Syndrome abdominal aigu purpurique et invagination intestinale.
L’hématome péri-intestinal étant de lui-même susceptible de se compliquer d’invagination, on conçoit qu’en présence de la triade symptomatique : douleurs, vomissements, selles sanglantes, le diagnostic avec l’invagination puisse être difficile.
J. Sénèque et J. Gosset citent 18 cas où l’on percevait une tumeur abdominale et où l’on est intervenu. Or, 10 fois il n’y avait pas d’invagination !
Il est vrai qu’à l’heure actuelle, le lavement baryté sous écran et à proximité de la salle d’opération peut rendre de grands services pour le diagnostic.
Par ailleurs, notons que le pronostic est assombri par la possibilité de récidives.
IV. — Syndrome abdominal aigu purpurique et perforation intestinale
Les taches purpuriques intestinales, tout comme les taches cutanées, peuvent dans certains cas suivre une évolution vers la gangrène et aboutir à la perforation.
En résumé, le diagnostic exact et l’indication opératoire sont presque toujours fort délicats dans le syndrome abdominal aigu du purpura. Le doute doit faire pencher la balance en faveur de l'opération pour ne pas laisser évoluer une appendicite gangréneuse, une invagination, une perforation.
Pour illustrer cette description, nous exposerons maintenant quelques observations récentes qui, par conséquent, ne figuraient pas dans la statistique de MM. J. Sénèque et J. Gosset.
Obs. I. Résumé de l'observation personnelle de purpura staphylococcique — 1935.
— Afin d'éviter des redites fastidieuses, nous résumerons uniquement ce qui a trait aux manifestations abdominales.
Malade de 29 ans, qui fit une septicémie à staphylocoques dorés en septembre 1934; guérison apparente, mais non réelle puisqu'il persiste un état subfébrile ; puis apparurent des arthralgies, enfin une éruption purpurique le 14 novembre 1934.
Pendant un mois, le malade recommence à travailler. Fin décembre, apparurent des douleurs abdominales siégeant surtout au niveau de l’hypocondre droit ; elles sont très vives, à type de coliques, mais passagères.
— 8 janvier. Hémorragie intestinale de sang rouge qui se répète le 22 janvier, en même temps qu’apparaît une nouvelle poussée de purpura. Le malade est alors hospitalisé à Bichat.
— 25 janvier. Hématurie : on ne retrouve pas de cylindres à l’examen microscopique.
— Le 29. Nouvelle crise abdominale, toujours semblable dans ses symptômes : violentes douleurs à type de coliques, siégeant surtout dans l’hypocondre droit et s’accompagnant parfois de vomissements bilieux ; la température est normale ou presque.
— Le 9 février. Nouvelle crise abdominale.
— Le 23 février. Apparition subite d’une hémorragie
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labyrinthique expliquant une surdité brutale de l’oreille gauche.
— Le 24 février. Nouvelle et dernière crise abdominale.
— Le 10 avril 1935, le malade sortit guéri et fut revu le 25 novembre 1935 et le 8 mars 1936. La guérison persistait.
En résumé : Syndrome abdominal aigu au cours d’un purpura chronique. Rien ne manquait à la triade classique : douleurs, vomissements, hémorragies diverses, état subfébrile ; aucun signe organique à l’examen.
Ici, les manifestations purpuriques ont été de pair avec le syndrome abdominal aigu.
Obs. II. Appendicite et syndrome abdominal aigu. Résumé (par J. LEVEUF, Société de Pédiatrie, 21 novembre 1933).
Une hémogénique entre le 17 mai 1933, à l’hôpital Brétonneau, avec une poussée de purpura ; elle accuse une crise abdominale, considérée d’abord comme en rapport avec son purpura.
Cependant l’hyperleucocytose avec polynucléose conduisit M. Leveuf à redresser le diagnostic.
L'opération montra, en effet, un appendice gangrené et perforé.
La malade mourut d’hémorragies secondaires.
Nous avons rapporté cette observation car M. J. Leveuf a pour principe que les hémogéniques vraies qui ont des crises abdominales douloureuses au cours d’une poussée de purpura ont fort peu de chances
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d’être atteintes de purpura abdominal. Cette observation pourrait confirmer cette théorie ou du moins y contribuer.
Il convient d’insister sur la valeur de la formule leucocytaire qui, lorsqu'elle se traduit par une hyperleucocytose avec polynucléose, indique un foyer d'infection.
Obs. II. Purpura rhumatoïde à symptomatologie abdominale (par MM. GUÉNARD et LESSARD, Bull. et Mém. de la Société Médicale des Hôpitaux de Québec, avril 1934).
Résumé :
Un jeune homme de 14 ans, le 14 décembre 1933, présente un syndrome abdominal de la fosse iliaque droite. Opéré de suite, l’appendice est normal; l’iléon est recouvert d’un piqueté hémorragique. On referme, après appendicectomie.
Cependant, douieurs abdominales et vomissements persistent. Sept jours après l’opération, apparition d’un purpura rhumatoïde avec signe hématologique (diminution des hématoblastes).
Le malade meurt au treizième jour, dans un syndrome d’occlusion intestinale.
CoNcLUSION. — Cette observation montre une fois de plus que le syndrome abdominal peut apparaître bien avant le purpura cutané.
Obs. IV. Invagination iliaque dans un cas de purpura de Hénoch (par E. GAMsTEDT, Acta Chirurgica Skandinavica, 9 sept. 1933).
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Résumé :
Une fillette de 7 ans, présentant un purpura de Hénoch, voit apparaître plusieurs crises abdominales, avec vomissements et douleur péri-ombilicale.
On constata à l’opération qu’il s'agissait d’une invagination iliaque. Il y eut ensuite de nouvelles poussées de purpura cutané ; puis la guérison survint.
Il n'existait aucun signe hématologique de purpura.
ConNcLUSsION. — Nous avons pensé qu’il était utile de rapporter cette observation car MM. J. Sénèque et J. Gosset tiennent pour exceptionnelle lapparition du syndrome abdominal aigu au cours du purpura de Hénoch.
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CONCLUSIONS
I — Il existe indiscutablement un purpura d’origine staphylococcique. Il peut se voir :
— Soit au cours des staphylococcémies aiguës où d’ailleurs on le rencontre moins fréquemment à l’état pur qu’associé à un ou plusieurs autres éléments du syndrome cutané de ces infections.
— Soit au cours de l’évolution de staphylococcies subaiguës ou chroniques, telle qu’une ostéomyélite plus ou moins latente qu’il est capital de dépister, car le curetage du foyer ostéomyélitique marquera souvent la guérison définitive de linfection staphylococcique.
II —— Le purpura staphylococcique est plus rare qu’on ne pourrait le croire en parcourant les observations disséminées dans la littérature médicale ; il est vrai que le staphylocoque, germe habituel de notre ambiance et de nos téguments, est une cause d’er-
reur fréquente.
III. — Notre observation, ainsi que quelques autres que nous avons rapportées, montre qu’en présence