CHAPITRE V
. Traitement
Voyons quels sont les moyens qui permettent de rendre moins grave le pronostic du pyopneumothorax. Le traitement doit être double: médical et chirurgical. Mais le premier n'est guère que palliatif, et sert tout simplement à rendre à l'organisme les forces que lui enlèvent les combustions exagérées et une suppuration considérable. Le traitement chirurgical, au contraire, est destiné à faire disparaître la cause du mal.
À. Traitement médical. — Nous avons déjà dit que ce traitement était très inactif, et on doit se contenter d'agir suivant certaines indications telles que la douleur, la dyspnée, l’asphyxie… |
Contre la douleur on peut avoir recours aux injections de morphine, les répéter plusieurs fois à intervalles convenables, jusqu'àce qu'elles aient réussi à modérer ce symptôme. M. le professeur-agrégé Vires est arrivé, par ce traitement, à calmer complètement les souffrances épouvantables qu'endurait la malade de son service.
Quant à la dyspnée qui tient à la brusque dimination du champ respiratoire, les inhalations d'oxygène sont un remède très rationnel, et elles peuvent compenser en quelque sorte, dans une certaine mesure, l'insuffisance pulmonaire; on
En
pourra y revenir dans le cours de la maladie pour calmer
l'oppression.
On a conseillé aussi les émissions sanguines, dans le but de combattre la fluxion qui se e produisait sur le poumon sain, mais ce moyen sera souvent contre-indiqué par les maladies antécédentes el par l'état de f fmpresse que ces maladies auront amené.
B. Traitement chirurgical. — Voyons donc quelles sont les indications formelles pour un traitement plus actif.
Etudions successivement : |
1° Les contre-indicalions d’une opération.
2° Les indications.
3° Les procédés opératoires.
4° Les accidents de lopération.