‹ Contribution à l'Étude du Pyopneumothorax chez les TuberculeuxChapitre 26 sur 30 · Contre-indications. —Les principales contre-indications · texte numérisé non relu

Contre-indications. —Les principales contre-indications

du traitement chirurgical sont tirées de l’état du sujet et de la perforation elle-même.

Ainsi :

L On ne doit pas opérer quand la déchéance vilale est assez profonde pour ôter tout espoir.

IL Quand le poumon sain est suffisamment atteint pour ne pouvoir suffire seul aux fonctions respiratoires.

HE Quand le pyopneumothorax est ouvert et communique

très facilement avec les bronches: Faspiration ne pouvant

parvenir à débarrasser la plèvre de l'air épanché, puisque cette plèvre, en Hbre communication avec les bronches, se remplit au fur et à mesure qu'on cherche à lévacuer : «Autant vaudrait remplir le tonneau des Danaïdes » (Beclère).

2. Andicutions.— On doit faire l'opération quand la dyspnée est excessive, quand le malade est très agité et qu'il asphyxie,

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er Dans ce cas on est sùr de le soulager, el pour le prouver: rapportons-nous à quelques-unes des observations déjà citées.

Dans l'observation VI, par exemple, on fait une thoracentèse qui permel d'extraire 2,400 gram. de liquide. Dès le lendemain l’état général se remonte; et cette amélioration est si rapide que le malade demande presque aussitôt de: relourner à son travail. Grâce à cette ponction il passe trois mois dans un état satisfaisant.

Îl en est de même pour S... Charles : une thoracentèse qui

donne 2,500 gram. de liquide verdàtre, change totalement

la face des choses, et depuis lors, la fièvre disparaît et l’état général devient bon. Une deuxième ponction, faite quatre mois après, fait persister cette bonne santé pendant tout

. lhiver, à tel point que le malade se considère comme guéri.

Une remarque importante, que nous faisons en passant, au sujet de ce malade, cité par M. Revilliod, c'est que malgré

ces deux opérations qui le soulagent, on retrouve à l'auscul-

tation, au bout d’un certain temps, le bruit de succussion, Le pyopneumothorax n’est pas guéri, aussi peut-être nous demandera-t-on, pourquoi, cet épanchement se reproduisant ainsi avec une telle facilité, s'obstine-t-on à faire des Opérations toujours plus ou moins dangereuses. -

Mais c'est tout simplement pour soulager pendant un temps plus ou moins long le malade, qui faute d'opération serait emporté dans un délai très court. Le seul et unique but d’ailleurs de la thoracentèse est de soulager le tuberculeux, de prolonger sa vie et non de le guérir. Nous avons, du reste, assez parlé de la gravité du pneumothorax pour n’y point revenir.

Dans une autre observation enfin, on siphonne le pus, l'air et les liquides qui coulent dans la plèvre, et de suite l’état général se remonte.

Toutes ces observations nous permettent done d'affirmer

LS ÉpRUEE

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ce fait, que le malade renaît à la vie à mesure que le gaz s'écoule ct que la thoracentèse est un excellent moyen pour soulager momentanément le malade.

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