‹ Contribution à l'étude du rachitisme foetalChapitre 17 sur 17 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Des observations que nous avons rapportées nous nous croyons autorisé à formuler les conclusions suivantes :

1° Tout en admettant que le rachitisme commun de la première enfance est la forme la plus fréquente, existence du rachitisme congénital est aussi définitivement établie en temps qu’entité clinique.

2° Le rachitisme étant essentiellement une maladie, un trouble de la croissance et qui existe au moment où ce phénomène est le plus actif, il est logique d'admettre le rachitisme prénatal car la croissance est durant la vie intra-utérine plus importante qu’à

tout âge.

3° L’élimination des autres affections congénitales ayant quelque analogie avec les symptômes que nous avons signalés et d’ailleurs longtemps confondus avec le rachitisme est un autre argument

en faveur de cette existence.

4° Il semble que l’on puisse affirmer que la virulence du processus ostéodystrophiant est direc-

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tement proportionnelle à la précocité de l'apparition du phénomène; en outre les symptômes sont toujours accusés au niveau du crâne dans le rachitisme fœtal. Le rachitisme classique donne rarement comme le rachitisme congénital une décalcification allant jus-

qu’à la fracture.

5° L’étiologie du syndrome est la même que celle du rachitisme commun : déficience dans le régime, manque de lumière solaire, déséquilibre phosphocalcique, carence en vitamine D.

6° La prophylaxie et la thérapeutique médicamenteuse sont moins efficaces que dans le rachitisme normal car d’une part les indications sont moins souvent posées et de l’autre leur administration par l’intermédiaire de la mère rend moins directe l’action du médicament ou des prescriptions hygiéno-diététiques. L’arsenal thérapeutique est d’ailleurs le même que celui auquel on a recours dans le rachitisme classique.

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