‹ Contribution à l'étude du redressement des clichés aériens et à la résolution de quelques problèmes connexesChapitre 19 sur 30 · LAN · texte numérisé non relu

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Le point nadiral n est, sur le cliché, l’image du point du terrain représentant le pied N de la verticale passant par l'objectif au moment de la prise de vues. Si l’axe optique fait un angle 1 avec la verticale du point de vue, n se détache de p suivant une droite du cliché que nous avons déjà appelée ligne de plus grande pente; l’angle nu est la distance nadirale.

Les droites perpendiculaires à la ligne de plus grande pente sont les horizontales du cliché. Le gisement @ d’une direction mesurée sur le cliché pourra être évalué par rapport à la direction de ces horizontales prise comme origine. On a peu d'intérêt à utiliser les angles mesurés au point nadiral. Toutefois certains auteurs (1) préconisent de prendre les directions brutes mesurées au point principal à parür de px (direction des horizontales) et de leur appliquer une correction de la forme:

u Ag — @ sin? — . sin. 2 q + ...'négl.

dans laquelle, u — distance nadirale, @ — gisement sur le cliché de la direction considérée.

A Fig. 16.

Le point focal est défini par l'intersection de la bissectrice de l’angle NOP ou de nOp (opposés par le sommet) et du plan du cliché. Il Æ situé en f sur la ligne de plus grande pente (voir figure 16) et pour de petites inclinaisons du cliché, on peut admettre qu’il se situe au milieu de la distance pn. Son utilisation, dans certains cas, peut éviter un redressement préalable et en ce sens son intérêt est à souligner.

1) (Buchholtz). Uber einige Problème die Radial triansulati Dé inati de la distance nadirale. Riga 1932, p. 284 et suivantes. HR

élan LÉ an à

SCANS

B. GENERALITES SUR-LE PRINCIPE PRECONISE

Nous avons vu précédemment que pour effecuer un redressement par le calcul, la solution qui se présente immédiatement à l’esprit est celle qui s applique au problème de la carte dans l’espace. Dans le cas où l’on connait 3 points A.B.C. au sol, points définissant 3 segments AB, BC et CA, vus de la station photographique sous des angles y, à et $ (3), on peut considérer le point de vue comme situé dans l’espace à l'intersection de 3 lieux géométriques définissant chacun les points d’où chaque segment est vu sous un angle constant. Ces lieux sont des tores. On peut constater la simplicité du problème dans le plan par application de la méthode d upoint approché, aux environs de ce point chaque lieu étant tracé et étant confondu avec une droite (la tangente au segment capable). [ei les lieux deviennent des plans tangents aux tores et la question est plus compliquée. Nous pensons que cette méthode présente peu d'intérêt pratique parce que trop longue, trop sujette à erreurs ou fautes et pas beaucoup plus précise que celle appliquée dans l’appareil de redressement.

Appelé par nos fonctions à diriger la partie technique d’une entreprise de photogrammétrie spécialisée dans les applications du « Redressement » (4), il nous est apparu du plus haut intérêt de rechercher les moyens de redresser nos clichés aériens avec des prix de revient bien inférieurs à ceux constatés jusqu'alors. L'appareil redresseur Roussilhe vaut environ 60.000 Frs et il permet, en terrain plat ou sensiblement plat, d'opérer le redressement de 1 cliché à l’heure, soit 3/4 d’heure environ pour la recherche des caractéristiques du cliché (direction de la ligne de plus grande pente, u, &, & 1, position du pied de la verticale de l’avion, altitude A), et 1/4 d'heure pour le tirage et le développement de l’épreuve. Nous nous sommes proposé de libérer l’appareil redresseur pendant la durée de la première opération.

Nos recherches nous ont amené à choisir entre trois solutions: a) Etude des déformations simultanées des angles des côtés et des diagonales d’un quadrilatère du cliché par comparaison avec ces mêmes éléments mesurés au sol; b) Etude des déformations angulaires (angles mesurés au point pa) par comparaison avec les angles homologues déduits de mesures au sol; c) Etude des déformations linéaires de segments de droites issues du point principal du cliché.

La solution (a) nous a conduit à des calculs compliqués et à des résultats peu encourageanis; nous l’avons abandonnée bien qu’elle présentât sur les deux autres l’avantage de dispenser les opérateurs topographes d'évaluer les coordonnées du point au sol ayant pour image le point principal du cliché. Dans la solution (b), nous n’avons pas tardé à constater que les déformations angulaires n'étaient pas assez sensibles pour nous permettre d'évaluer i et Ÿ avec une précision suffisante. Par

3) À évaluer en fonction de la position sur le cliché de a, b, c (homologues de À, B, et C}) et des caractéristiques de l'appareil de prises de vues. 4) Société Génerale de Photo- Topographie, 26 Boulevard Voltaire - Paris.

AI contre, la solution (c) s'étant révélée rapide, simple et concluante au

point de vue de la valeur des résultats a été adoptée.

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