‹ Contribution à l'étude du redressement des clichés aériens et à la résolution de quelques problèmes connexesChapitre 23 sur 30 · I. — PREPARATION DES VOLS · texte numérisé non relu

I. — PREPARATION DES VOLS

Qu'il s'agisse d’une mission photo-aérienne en vue de l'établissement de plans basés sur le simple redressement (plans de villes plans pour déviation de routes, plans pour assainissement de vallées, de plaines. etc... où la définition de l’altimètrie est opérée par les méthodes classiques de la topométrie) ou bien que cette même mission soit destinée à étahir des canevas de triangulation aérienne sur lesquels seront basées toutes les opérations ultérieures, nous avons toujours pensé que la pré-

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paration des vols devait être effectuée avec la plus grande minutie, au moyen d'instruments ou de graphiques très maniables, très simples, et qu’ensuite le choix du matériel volant devait faire l’objet d’une sélection aussi judicieuse que possible. Qu’on nous permette ici de résumer nos idées personnelles à ce sujet et de donner la théorie et la description d’un abaque que nous avons spécialement établi en 1935 pour les besoins de la Société Générale de Photo-Topographie. Comme chacun le sait, le moyen le plus approprié à l'heure actuelle pour élever et véhiculer l’appareil de prises de vues est incontestablement l’avion, mais dans certains cas particuliers et très limités, le dirigeable semble présenter une certaine supériorité par son rayon d'action, sa plus grande stabilité, son intérieur spacieux et la possibilité de régler sa vitesse pour des prises de vues à très basse altitude (ces vues pouvant être prises simultanément l’une à la proue, l’autre à la poupe). Nous laisserons de côté dans cette étude les engins périmés ou trop spéciaux (ballons libres, ballons captifs, cerfs-volants) ou peu sérieux (chambre élevée au moyen d’une catapulte à l’air comprimé puis redescendue en parachute, l’exprosition ayant lieu à ce moment, pigeons voyageurs) de même que les solutions émises « a priori » par des précurseurs trop zélés (planeurs à moteur de faible puissance, hélicoptères etc.) de même nous négligerons l’aspect « militaire » de la question.

Il n’existe pas à proprement parler en France, dans l’aéronautique civile, d'avions spécialement aménagés pour les prises de vues aérophotogrammétriques ce qui s’explique d’ailleurs par le fait que les entreprises privées n’ont pas à effectuer une somme suffisante de travaux leur assurant le minimum d’heures de vol nécessaire pour amortir un tel matériel. La solution consiste alors à rechercher dans la gamme des avions modernes qui sont sur le marché ceux qui s'adaptent le mieux à nos travaux. J’ai montré à ce sujet dans une précédente publication (la photogrammétrie et le géomètre en France, Journal des Géomètres- Experts et Topographes Français, N° 169, 1934) que, pour l’éxécution de ses travaux courants, une entreprise de photographie aérienne n’a aucun intérêt à avoir ses avions particuliers, car, dans le cas contraire, ou bien elle limite ses possibilités à quelques types vites démodés, ou bien la charge qu’elle doit supporter est trop lourde pour elle. Les maisons d’aviation ne demandent qu’à louer leur matériel; elles offrent en même temps leur connaissance de l'air, elles fournissent d’excellents pilotes qui s’adaptent très vite aux vols de haute précision, débarrassant ainsi le photographe aérien d’un très gros souci et lui permettant d’améliorer sa technique, d'étendre son activité et de mieux vivre. Or, il faut bien se dire que, s’il ne nous est pas possible de disposer actuellement d’avion idéal, c’est-à-dire construit spécialement pour les buts proposés, pour le matériel de prises de vues, et pour sa manipulation, on peut, par de judicieuses adaptions de types existants réunir la plupart des conditions indispensables à la marche rationnelle des missions.

Enumérons ces conditions: Eu premier lieu, une visibilité maximum. L'idéal serait d’avoir une cabine presque entièrement vitrée, tout à fait en avant de l’avion, où le pilote et l’opérateur, assis côte à côte pourraient, avec le minimum de masques, voir le paysage en avant, à droite, à gauche et au-dessous, Car rien ne vaut l’observation directe du terrain,

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