‹ Contribution à l'étude du redressement des clichés aériens et à la résolution de quelques problèmes connexesChapitre 24 sur 30 · UE: QU · texte numérisé non relu

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Avec les avions courants, cette disposition n'existe pas; s'il s’agit de « conduites » intérieures il faut rechercher de préférence celles qui sont munies de larges baies vitrées latérales; en tous les cas l'aménagement dans le plancher d'une trappe d'observation aussi grande que possible est particulièrement recommandé. En second lieu: maximum de confort te de sécurité. Nous verrons plus loin les exigences de la restitution en matière de recoupement des photographies surtout lorsqu'il s’agit de stéréogrammes, et, nous avons d'autre part, énuméré les précautions à prendre pour l'obtention de clichés suffisants. On peut donc penser que le rôle d’observateur photographe est particulièrement délicat et qu'il faille éviter à tout prix que des difficultés provenant de l’avion ou du vol (froid, vent, bruit, installation défectueuse du matériel, risques d'accidents) viennent compliquer sa tâche. Parmi les avions modernes, même à faible puissance, il en existe de très confortables à cabine hermétiquement fermée (voire même chauffée) facilement aménageables

pour recevoir l’appareil de prise de vues, les magasins et les accessoires divers. Grâce aux progrès réalisés dans la technique des moteurs, les bruits provoqués par ceux-ci ont pu être considérablement atténués au point de rendre faciles — chose extrèmement importante — les conversations entre le pilote et l’observateur. Quant à la sécurité, quoique les missions photographiques s'effectuent vénéralement par beau temps, il convient de ne rien négliger à cet égard; il importe en particulier de s’adresser aux maisons d'aviation dotées, au point de vue mécanique, entretien et navigation, d’un personnel de premier ordre et de plus ayant suffisamment d'envergure pour pouvoir fréquemment moderniser leur matériel; et dans ce même ordre d'idées nous constaterons qu'il faut aussi savoir s'imposer une petite discipline personnelle — qui d’ailleurs devrait être de règle -— et consistant simplement à se munir dans tous les cas d’un parachute périodiquement révisé.

Les autres conditions à remplir dans le choix d’un avion photogrammétrique dépendent alors de la mission à effectuer : avion léger et d’un prix horaire très bas pour les petites superficies, avion de forte capacité et de grand rayon d’action pour les vols importants, avion susceptible de voler normalement à de hautes altitudes pour les petites échelles, avion colonial, avion laboratoire etc, chaque type nécessitant évidemment une étude spéciale.

En ce qui concerne le détail de l’aménagement extérieur, il faut remarquer que tant qu'il s’agit de vols normaux, les accessoires de bord généralement utilisés (clinomètres transversaux et longitudinaux, altimètres ou barographes, compas compensés, cinémo-dérivomètres) sont suffisants pour les buts photogrammétriques. Si dans certains cas spéciaux l'observateur a besoin de données précises sur tel ou tel élément du vol, (altitude, direction) il n’a qu’à se munir de l’appareil de mesure qui convient à cet effet. Nous verrons d’ailleurs un peu plus loin les dispositions spéciales à prendre pour les vols à haute altitude. Dans un autre ordre d'idée, il y a enfin lieu d’examiner de très près l’emplacement de l’appareil photographique dans l'avion ainsi que son montage; ceci à cause des vibrations. On sait que les mouvements vibratoires ie muniqués à l’avion et les réactions de l’air — mouvements absolument désordonnés — sont inégalement répartis et que, par conséquent, il

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