OBSERVATION X
HorTroLoMÉI et KaArz-GALATZz1. — Journ. d'Urol., 1933.
Le malade, S. H.., âgé de 42 ans, présentant des strictures anciennes, fréquente les consultations de notre service pour des dilatations qu’il avait négligées pendant deux ans. La dilatation n’allant pas plus de n° 12 Charrière, nous avons insisté sur le besoin d’une urétrographie. Le jour fixé, sans savoir que le malade avait été dilaté à la consultation, nous pratiquons, après une préalable toilette de l’urètre, une injection de 40 c.c. de thorostrast et, en même temps, la radiographie. Le malade quitte la table de Roentgen, n’accuse aucune sensation spéciale, à part l'écoulement de quelques gouttes rosées par le méat.
L'image obtenue a été une vraie surprise. Nous avions diagnostiqué au début une anomalie de l’urètre, un urètre double. Dans le désir d'obtenir une image plus claire, nous refaisons l’urétrographie le second jour dans les mêmes conditions et avec la même substance et, à notre grande surprise, nous n’obtenons plus la même image, malgré une troisième et une quatrième urétrographie. L'image ne se reproduisant qu’une seule fois, nous excluons la possibilité d’un urètre accessoire et concluons à un reflux de la substance dans le système circulatoire, notamment dans le système veineux. Les Iymphaiques de l’urètre étant beaucoup plus fins, la solution injec-
tée y aurait persisté longtemps après l’injection.
Dans ces observations (VIIT à X), nous notons que ces trois malades ont tous un rétrécissement, et qu’ils ont subi des cathétérismes, non suivis d’urétrorragie, du moins ceci n’est pas signalé.
L’injection urétrale a été faite (obs. VIII) quatre jours après la dernière exploration instrumentale ; dans les observations VII et X, quelques gouttes de sang à la fin de l’urétrographie.