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on ne peut en tirer des déductions d'ordre général pour les autres cas de R.U.V. D’autres auteurs, dont nous rapportons les observations, signalent qu'ils poussaient l’injection avec grande douceur quand s’est produit le refiux. De plus, il serait trop abusif de ne vouloir considérer toujours qu’une faute de technique, elle a été réalisée sans aucun doute parfois, mais de façon beaucoup trop rare.
On injecte normalement dans lurètre 10 à 15 cc. qui suffisent pour remplir l’urètre antérieur, le distendre et forcer le sphincter; 5 à 10 ec. de plus et l’urètre postérieur est injecté par le liquide qui, d’ailleurs, pénètre dans la vessie.
Chez les rétrécis, 10 à 12 cc. suffisent pour atteindre la vessie. Pour que la pression s'élève parallèlement avec la quantité de liquide injecté, il faut qu’il y ait obstacle à la progression du liquide. Cet obstacle est réalisé soit par un rétrécissement, soit par un spasme du sphincter. Pour que le R. U. V. se produise, il faut, en outre, un état fragile de la muqueuse. S'il y a arrêt de la progression du liquide, l'opérateur va sentir une élévation de la pression; tous ceux qui ont l'habitude de faire des urétrographies connaissent bien, sans qu'il soit besoin d’un manomètre, qu'elle est la pression ordinaire qu’il faut exercer pour vaincre un sphincter normal ou un rétrécissement. S'ils sentent cette pression atteinte sans que le sphincter soit vaincu, ils n’insistent pas. Et, cependant, le R.U.V. s’est produit alors que la pression était normale. On peut admettre alors que la fistule urétro-veineuse existait auparavant. C’est ce qui se produit lorsqu'on a affaire à un urètre saignant. Ou bien que la communication urétro-veineuse m'était qu'à l’état larvé et fut complétée par la distension du canal, comme on peut le penser pour un wrètre non saignant, mais qui vient d’être récemment traumatisé.
Dans les autres cas, on ne peut incriminer lopérateur, c’est un peu trop simpliste et inexact. C’est pourquoi nous pensons que doit intervenir un facteur qui n’est pas sous lä dépendance de celui qui opère.
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Le canal urétral, avons-nous déjà dit, n’est pas uniquement urinaire, mais livre aussi passage au produit de sécrétion des glandes génitales. Il est donc uro-génital, Il est un fait bien connu que le sperme s'échappe du canal avec force et d’une manière saccadée. Il y a fermeture du sphineter externe, il y a libérations successives d’une certaine quantité de produit spermatique qui va parcourir le canal; dans ce parcours, elle est accompagnée d’une onde rapide qui ouvre le canal et le referme derrière elle, la forçant ainsi à progresser,
Dans le cas des injections urétrales qui distendent le canal, les choses sont un peu différentes. Il n’y a pas forcément accumulation du liquide en arrière du sphincter. Le sphincter peut se fermer au cours d’une injection, ou plus exactement se contracturer brusquement, sa tension devient alors égale à celle qu’il atteint lors du phénomène physiologique de l’éjaculation, et l’ende de contraction naît et va tenter de parcourir le canal, repoussant devant elle le liquide injecté. Mais, dans ce cas, l'issue du liquide est empêchée par la fermeture du méat, soit à l’aide d’une pince spéciale, soit par le piston de la seringue dont Pembout s'adapte exactement à l’orifice urétral. Le liquide injecté sera donc, pour ainsi dire, brassé en vase clos et, n'étant pas compressible, sera refoulé en partie dans les régions de lurètre qui ne seront pas en état de contracture. Il en résultera une plus grande distension de la muqueuse urétrale qui sera plus où moins absorbée par l’élasticité de ces parois. Mais, si cette muqueuse n’est plus homogène, s’il existe des altérations, le liquide sous pression passera par ces endroits de moindre résistance et le reflux urétroveineux sera produit.
Pour quelles raisons le sphineter externe présente-t-il brusquement un spasme, alors qu’il s'était laissé préalablement franchir, Les anxieux, psychasthéniques, vagotoniques, sont sujets à ces spasmes. Ils sont dans un état d’équilibre instable. Une douleur à point de départ urétral, une
représentation psychique peuvent faire naître ce spasme. Mais il y a bien d’autres sujets qui ne semblent pas être atteints de cette constitution nerveuse. Peut-être, cependant, que ces gens sont plus impressionnés qu’on ne pourrait le croire lorsqu'ils entrent dans une salle d'examen.
En résumé, le R.U.V. ne semble pas être sous la dépendance d’un seul facteur, L’injection urétrale réalise une distension de la muqueuse. Cette simple distension peut être suffisante, lorsqu'on a affaire à un urètre saignant ou récemment traumatisé.
Dans les autres cas, il semble que lon doive faire intervenir une hyperpression du fait de l’opérateur, ceci est rare, où du fait d’un spasme du sphincter externe entrainant la naissance d’une onde de contraction.