‹ Contribution a L'etude du Régime des eaux En droit musulmanChapitre 11 sur 82 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

6. Les Arabes, dans les inscriptions anciennes, comme dans la langue actuelle, sont les bédouins, les nomades, les habitants de la steppe, qui transportent leurs tentes à travers le pays, suivant les saisons, pour assurer la nourriture des hommes et la subsistance des troupeaux. Ils habitaient, anciennement comme de nos jours, les régions du Nord, du Nord Ouest et de l'Est, du pays que nous appelons l'Arabie (x).

Dans cette âpre contrée, aux rares et minuscules oasis, ils se groupaient, de préférence, autour des centres où ils possédaient, parfois, des palmeraies, des olivettes,ou des eaux courantes (2). Chaque tribu avait ainsi ses campements d'été au milieu des sédentaires, ou dans leur entourage. Chaque chef de tribu était lié, par un pacte de fraternité, aux chefs d’un ou de plusieurs villages. La coutume venait donc régler les rapports entre sédentaires et nomades.

Mais, quand le sédentaire n'était pas fortement soutenu

(1) L'appellation d'Arabie répond donc à une systémalisation des anciens auteurs, et non à une dénomination en usage parmi les indigènes. — Cf. Hartmann, Die arabische frage, p. 3.

(2) H. Grimme, Palmyra sive Tadmor, urbis fala, p. 30.

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