VENTE DU DROIT D'IRRIGATION, DANS L ÉCOLE MALÉKITE 1D1I
R. — « Elle est licite. » Mâlik, X, 121, in fine et 122.
D. — Est-ce que tu juges licite que j'achète à un individu le droit d’irriguer mes terres de ses eaux, un ou deux jours par mois, sans acheter la lerre [à laquelle est rattaché ce droit d'irrigation], que ces eaux proviennent d'un canal, d’un puits, d’une source ou d’un fleuve ? Est-ce que l'opération est licite dans la doctrine de Malik ? »
R. — « Elle licite », Malik, XV, 192.
RÈGLEMENT D'EAU D'Oupspa (1).
[L — Masse el réparlition générale.
Oudjda, ville et banlieue, est alimentée, en eau courante permanente, par une source unique, la source de Sidi Yahia.
Cette source a d’abord un seul réservoir qui est appelé Oued sidi Yahia. Ce déversoir est ensuite divisé en deux branches dites saguia d'Oudjida et saguia d'El Megsem.
La branche ou saguia d'Oudjida (qui forme la branche nord) prend le tiers de la masse des eaux de Sidi Yahia et alimente la partie Nord des jardins.
La branche ou saguia d'El Megsem (qui forme la branche sud) prend les deux tiers de la masse des eaux de Sidi Yahia : elle se subdivise successivement en trois artères dites saguia Belabed, qui alimente le centre des jardins ; saguia Sedrat Chahlaf, qui alimente une partie des jardins du sud et la ville ; saguia Metadia qui alimente la lisière sud de la banlieue, et passe auprès du camp actuel de la colonne d'occupation.
Des voies de circulation longent ces artères sur lesquel-
(1) D'après Augustin Bernard, Les confins algéro-marocains, Paris, 1911, p. 371-377,
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les s'embranchent çà et là des canaux qui conduisent l'eau
dans les jardins.