GÉNÉRALITÉS
La physiologie générale nous apprend comment l’organisme humain tout entier n’est qu’un ensemble dont toutes les fonctions dépendent étroitement l’une de l’autre.
Il existe des synergies fonctionnelles comme des sympathies morbides.
Nous pouvons donc considérer non pas des malformations dentaires pures, mais des dysmorphoses facio-crâniovertébrales, les malpositions dentaires n’étant que la conséquence de ces dernières.
Ces dysmorphoses ont d’autre part un retentissement sur toutes les fonctions, comme nous le verrons en étudiant leurs symptômes.
De l'adaptation
Pour notre maître, le Docteur Pierre Robin, le type normal n’existerait pas, chaque individu s'étant adapté à son genre de vie, d’après le principe de Lamark.
Pour lui l'expression de «type normal » signifie la réalisation de l'équilibre morpho-fonctionnel caractérisé pour les dents par l’antagonisme des axes physiologiques et géométriques en direction et en intensité.
C’est en partant du même principe que Claude Sigaud, de Lyon, a classé les individus en quatre types morphologiques : respiratoire, digestif, musculaire et cérébral ; le
Docteur P. Robin les a concrétés dans les schémas sui- VANLE.
Chez le respiraloire. — Prédominance de la cage thoracique (les fausses côtes descendent jusqu'aux crêtes iliaques et font un angle très aigu au niveau de l’appendice xyphoïde); prédominance en hauteur et en largeur de l'étage moyen de la tête : facies nasal.
Respiratoire Digestif Musculaire Cérébral Schéma du D" Pierre Robin
Chez le Digeslif : L’abdomen est la portion prédominante (les fausses-côtes sont éloignées des crêtes iliaques), les mâchoires sont particulièrement développées.
Chez le Musculaire : Tous les segments parfaitement équilibrés en font le type le mieux adapté pour vivre dans tous les milieux.
Le Cérébral présente une boîte crânienne énorme par rapport au reste du corps qui est réduit au minimum indispensable.
P. Robin a étudié les rapports entre les types morphologiques et la conformation des dents, et des arcades qui les portent.
L'adaptation se faisant en partant du principe de Lamarck, «la fonction crée l’organe et la non-utilisation d’un organe le fait évoluer vers l’atrophie. »