‹ Contribution à l'Étude du Retentissement Urétéral Possible de Certaines Interventions Principalement Gynécologiques: (Les Blessures de l'Uretère Exceptées)Chapitre 10 sur 53 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Notre Maître, le D' PraT (de Nice) nous a donné l'idée de rechercher systématiquement si, après certaines interventions pratiquées chez des femmes, on pouvait mettre en évidence des troubles de la fonction urétérale. :

Nous avons examiné dans ce but deux catégories de malades :

1° Celles qui, opérées plusieurs années auparavant, présentaient des troubles urinaires susceptibles d’être rattachés à des lésions urétérales,

20 Celles qui, opérées récemment, ne présentaient aucun trouble urinaire, mais dont l'intervention avait été rendue particulièrement délicate, du fait d’adhérences ou de la difficulté de la péritonisation.

Dans tous les cas il n’y avait eu aucun incident au cours de l’intervention. La technique de celle-ci avait été apparemment correcte.

C'est dire que nous éliminerons de notre travail tout ce qui a été déjà beaucoup étudié :

« do Les lésions directes, immédiates de l’uretère causées par le bistouri, les ciseaux, les pinces ou des ligatures uni ou bilatérales.

2 Les lésions indirectes, tardives, qui surviennent quand le conduit a été dénudé sur une trop grande

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longueur et de trop près. Des nécroses aboutissant soit à des fistules, soit à des cicatrices qui peuvent

entraîner un rétrécissement du conduit, en sont la.

conséquence.

3 Les cas d'infection ascendante dues aux lésions pour lesquelles on est intervenu et qui continuent après l'intervention. :

4° Les compressions de l’uretère pelvien survenant après une opération pour cancer et qui sont dues aux récidives des ganglions du bassin et du paramètre.

Ce que nous aurons uniquement en vue dans cette étude se rapporte à des lésions bien moins connues, et qui sont d’ailleurs vivement discutées : les sténoses, les coudures, les déviations, les spasmes et peut-être même les dilatations urétérales postopératoires.

Certains nient l’existence de ces lésions. D’autres, au contraire, exagèrent leur fréquence. Nous croyons pouvoir démontrer qu’elles existent, mais qu’elles sont assez peu fréquentes.

C’est parce que, de parti pris, chez des opérées (hystérectomisées, ovariectomisées, et même quelquefois appendicectomisées), nous avons pratiqué un cathétérisme urétéral, et quand nous l’avons pu, une urétéropyélographie, que nous avons pu mettre de telles lésions, en évidence.

Habituellement, il faut que ces lésions soient très accusées pour qu’elles entraînent des troubles importants de la fonction urétérale, et partant rénale.

Or, bien souvent, ces lésions ne sont que minimes. Elles n'attirent pas l’attention.Elles ne se manifestent que par des douleurs plus ou moins vagues, qu’on met sur le compte d’adhérences, sans pousser plus

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loin l’investigation. Et pourtant quelquefois, on devrait précisément se demander si ces adhérences n’enserrent pas, ne coudent pas ou ne dévient pas l’uretère.

En somme, ce conduit que le Professeur RocHET a pittoresquement comparé à « un gros ver mou » ne subit-il pas les caprices des lésions qui se développent dans la cavité pelvienne? Si fait, et tout le monde est d'accord là-dessus. Dès lors, pourquoi rie pourrait-il pas être le jouet d’adhérences post-opératoires ?

Justement, c’est ce que prouvent, d’une manière indiscutable, quelques-unes de nos observations. Mais, il est vrai, par contre, que certaines autres sont beaucoup plus sujettes à caution.

Nous exposerons loyalement les unes et les autres. De même que, nous proposant en outre de faire un travail d'ensemble sur la question, nous publierons toutes les observations se rattachant à notre sujet, parues dans la littérature française ou étrangère.

Celles-ci viendront souvent appuyer nos dires. D’autrefois elles seront controuvées parce que certaines sont très discutables.

Nous diviserons donc notre travail de la manière suivante :

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