‹ Contribution à l'Étude du Retentissement Urétéral Possible de Certaines Interventions Principalement Gynécologiques: (Les Blessures de l'Uretère Exceptées)Chapitre 11 sur 53 · I. — En France · texte numérisé non relu

I. — En France

Peu d'auteurs, avant le Professeur Rocet (de Lyon) se sont occupés de l'influence que pouvaient avoir sur l’uretère, certaines interventions, notamment les hystérectomies.

Cependant des chirurgiens, tels que Bazy et ALBAR- RAN ont eu le mérite de s'intéresser les premiers aux rétrécissements de l’uretère, qui leur permettaient d'expliquer des lésions rénales, telles que certaines hydronéphroses ou pyonéphroses.

Ce n’est que lorsque le cathétérisme urétéral est devenu le mode d'exploration fondamental des voies urinaires, mais au début, plus du rein que de luretère qu'on voit apparaître quelques travaux {sur les rétrécissements urétéraux :

En 1906 ur article de Correr et FHEVENOT (de Lyon), en 1913 un travail de DEsnos, et en 1914 un article de JEANBRAU.

H. Bordier | 2

JEANBRAU, notamment, insiste sur ce fait que les signes provoqués par un rétrécissement unilatéral de l’uretère chez un malade non infecté ne diffèrent en rien d’une crise d’hydronéphrose intermittente par coudure de l’uretère. Mieux encore, cet auteur rapporte la première observation relative au sujet qui fait l'objet de ce travail. Nous la reproduisons d’ailleurs, par la suite.

Dans les traités classiques du Professeur LEGuEU et de M. MarIoN une place très restreinte est réservée aux rétrécissements et aux coudures urétéraux, et l’étiologie que nous invoquons quelquefois pour ceux-ci, n’y est pas mentionnée.

Ce n'est d’ailleurs qu’en 1924 seulement, qu'on rencontre le premier travail intéressant sur cette question. Il s’agit de l’article du Professeur RocHerT «les troubles de la fonction urétérale après certaines interventions gynécologiques ». L'auteur avait été amené à cette étude par des travaux antérieurs relatifs aux urétérites publiés en 1919 et en 1923. Il précisa encore ses idées en 1925, dans la thèse d’un de ses élèves : Louis CouicLarD. Mais il s’attacha à démontrer surtout l'existence possible de coudures consécutives à des interventions telles que des hystérecto mies totales, plutôt que de rétrécissements véritables.

En 1928 la question des rétrécissements urétéraux est mise à l’ordre du jour du Congrès d’'Urologie. En dehors du rapporteur DuverGEY, de nombreux urologues s'occupent de ce sujet (notamment LEGUEU et FEY, PapiN etc.….), mais personne n’étudie à vrai dire la question des rétrécissements post-opératoires telle que nous l’envisageons, sauf CHEvAssU et ses élèves.

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- En effet, noîre Maïître, le D' CHEevassu, dès 1914, s'était intéressé au retentissement que pouvaient avoir la grossesse et les maladies des organes génitaux de la femme sur le rein (1). Par la suite, il eut l’idée de rechercher l'influence que devaient avoir sur l’uretère pelvien non seulement les affections développées dans le petit bassin de la femme, mais aussi les interventions chirurgicales pratiquées pour lesdites affections. C’est dans ce but, qu'en 1928, il imagina sa méthode d’urétéropyélographie rétrograde. Ses recherches sont exposées dans différentes communications, et aussi dans les travaux de trois de ses élèves :

Notre ami le D' Roger PETIT qui ébauche la question des sténoses urétérales post-opératoires dans sa thèse très documentée sur « les colibacilluries ».

Perrescu qui, dans un article paru en 1928 étudie plus complètement ce sujet, et ne parle pas seulement des rétrécissements mais aussi des coudures, des compressions légères, etc.

A. PELLÉ enfin, qui fait une très belle étude des rétrécissements de l’uretère pelvien chez la femme et de leur recherche par l'urétéropyélographie rétrograde. Notamment, il donne une large place aux rétrécissements succédant aux hystérectomies.

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