‹ Contribution à l'Étude du Retentissement Urétéral Possible de Certaines Interventions Principalement Gynécologiques: (Les Blessures de l'Uretère Exceptées)Chapitre 25 sur 53 · TAPANT · texte numérisé non relu

TAPANT

présente souvent des maux de tête et de la dyspepsie après

les repas.

L'examen montre que l’on a affaire à une malade très grasse. Klle présente des caries dentaires très accentuées. Ses amygdales sont normales. Le cœur et les poumons aussi. Ses reins ne sont pas palpables, mais la malade éprouve

une légère sensibilité dans les deux fosses lombaires. Enfin,

elle a une éventration.

L'épreuve de la sulfone phénolphtaléine donne 4o % en une heure.

La eystoscopie montre une vessie normale. La zone située autour de l'O. U. G. est enflammée. L’O. U. D. est normal.

Dans les urines, on ne trouve ni sucre, ni albumine, ni éléments anormaux.

Le 28 mars 1921, une sonde urétérale n° 8 franchit avec peine une obstruction massive de la partie basse de l’uretère. Une sonde olivaire, garnie de cire de 4 mm.de diamètre, s’engage dans cette sténose,mais ne peut la dépasser.La capacité pyélique gauche est de 13 cmc. En retirant la sonde olivaire on sen: qu'elle accroche sérieusement entre 6 em.5 et 2 cm.5 au-dessus de l’orifice urétéro-vésical.

La radiographie ne montre pas de calcul.

Se à HN

Cependant Hunner pose le diagnostic suivant : calcul de l'uretère gauche. Rétrécissement du même côté. Hydronéphrose et hydro-uretère gauches.

La malade eut une réaction fébrile sérieuse après cet examen.

Le 2 avril 1921, intervention chirurgicale {Dr Hunner). Ablation d’adhérences. Exploration et dilatation rétrograde de l’uretère gauche. Cure de l’éventration.

« Le sigmoïde est adhérent profondément dans le pelvis, au-dessus de luretère. En le libérant, on provoque une hémorragie abondante. Des adhérences nombreuses et très marquées dans tout le petit bassin sont rompues Notamment l’uretère gauche est difficile à isoler. On l’explore par une petite incision faite au niveau de l’uretère pelvien. On ne trouve pas de calculs. L'opération gynécologique qui avait été faite précédemment, consistait en une hystérectomie subtotale. »

Vingt-six heures après cette intervention, la malade meurt du shock opératoire.

On pratique l’autopsie.On remarque particulièrement que l’uretère gauche est très dilaté au-dessus de la zone opératoire : il a un calibre de 7 mm. Par contre, à 4 ou 5 cm. de l’orifice urétéro-vésical, il a à peine 3 mm. de diamètre. I est donc rétréci à ce niveau. Ses parois sont extrêmement épaisses. Au niveau de l'artère iliaque primitive, l’uretère est très adhérent.

Microscopiquement, les parois de cet uretère gauche apparaissent épaissies. C'est un épaississement fibreux qui s'accompagne d’œdème et d'infiltration, avec des cellules rondes et des leucocytes,beaucoup éosinophiles.L'épithélium des reins est partiellement détruit des deux côtés.

Me ur

20 COUDURES

Observation 7 (empruntée au travail du Dr PETRESCU, publié sous la direction de M. Cnevassu).

Coudure avec arrêt du fonctionnement urétéral, consé: cutive à une hystérectomie totale.

Mme J... (Joséphine), 49 ans.

Le 19 janvier 1928, entre salle Lister pour des douleurs

dans le bas-ventre, une menstruation prolongée, doulou-

reuse et trop abondante.

Rien d’important dans son enfance. Réglée à 15 ans. Mariée à 25 ans. Une seule fille âgée de 16 ans. Pas de fausse couthe.

Pendant sa grossesse, elle a toujours souffert. Elle eut des vomissements à partir du premier mois jusqu'à la fin de la grossesse. Accouchement normal, et après : aucun incident.

Mais depuis trois ans, la malade éprouve quelque gêne et même, par intermittence, des douleurs dans le-bas-ventre. Un examen génital n’a été fait cependant pour la première: fois qu’il y a trois semaines. A la suite de celui-ci elle entre dans le service pour être opérée d’un fibrome utérin.

Le 21 janvier 1928 : hystérectomie totale.

Après l'opération, aucune goutte d’urine ne fut émise jusqu'au 24 janvier.A cette date on fait appeler le Dr BayLe, assistant de M. Caevassu, qui pratique immédiatement une cystoscopie. |

Il trouve une vessie de bonne capacité, cependant un peu difficile à nettoyer. L'O. U. G. est facilement découvert : une sonde n° r4 monte à 6 cm. Une sonde no ro monte à 10 cm. bute, et ne peut être poussée plus haut malgré toutes les positions imprimées à la malade. L’O. U. D. ne peut être vu : il est dans une zone pathologique, au niveau de laquelle on voit un trou surplombé d’une fausse membrane, qu’on essaic vainement de cathétériser. On ne peut y intro-

Guen” ui

duire quoi que ce soit, bien que ce trou soit certainement l'orifice de l’uretère droit : sondes à bout coupé, à bout o!ivaire de tous les calibres sont essavées. Rien ne passe. On conclue que probablement l’uretère droit est exclu, et qu'il existe un obstacle sur l’uretère gauche. On décide de laisser la sonde urétérale à demeure.

Dans l'après-midi, traitement au sérum glucosé, injection dans la sonde urétérale gauche : aucun écoulement d’urine.

Le lendemain, la malade est transportée dans le service de M. Cuevassu qui, lui non plus, ne peut cathétériser l'uretère droit et bute dans l'uretère gauche.

Azotémie : 3 gr. 42.

Il conseille une réintervention immédiate. Elle est pratiquée le même jour à midi. On fait sauter le fil de péritonisation, et on observe du côté gauche, qu’une coudure nette de l’uretère était faite par ce fil, au niveau du pédicule lombo-ovarien. L’uretère reprend sa position normale, Du côté droit, on constate que l’uretère est en position normale, mais en palpant le rein de ce côté, on le trouve un peu grossi de volume, et bosselé. On fait un mikulicz.

A partir du 25#janvier à midi jusqu'au 26 au matin, la malade émet quatre litres d'urine. L’azotémie tombe à 1 gr. 55. Température : 4o° le soir de l'opération. Deux jours après, elle descend à 37° On enlève le mikulicz le 30 janvier.

Complètement guérie, la malade entre au pavillon ALBAR- RAN le 16 février 1928. Le jour même on fait une cystoscopie : la vessie a une bonne capacité. On ne trouve plus de traces d’œdème ni d’inflammation de l’uretère droit, qu'on voit donc parfaitement en zone normale. Mais tout essai de cathétérisme, même avec des sondes toutes petites, est infructueux : la sonde bute sur l’orifice et glisse. On ne peut monter à plus de 1 cm. Par contre, dans l’uretère gauche une sonde n° 13 monte très facilement à o m. 27, où elle s'arrête. Pas de rétention. Injection d’indigo carmin : pas d’éjaculation de l’uretère droit. Ejaculation bleue de l’uretère gauche et fuite le long de la sonde.

Le 19 février :

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