‹ Contribution à l'Étude du Retentissement Urétéral Possible de Certaines Interventions Principalement Gynécologiques: (Les Blessures de l'Uretère Exceptées)Chapitre 28 sur 53 · MES AE · texte numérisé non relu

MES AE

demeure. Mise en place d’une sonde vésicale à demeure. Pas d'exploration fonctionnelle. |

Le 15 mai, la température monte à 40°. Elle reste élevée, surtout le soir, pendant plusieurs jours. 160 cc. d'urine purulente sortent par la sonde urétérale droîte. Rien à gauche.

Le 17 mai, on décide de draîner à nouveau le rein droit par la plaie de néphrostomie.

. Le 18 mai, les urines passentabondamment par cette plaie. On recueille environ 4o ce. d'urine purulente par la sonde de l’uretère droit. Toujours rien par la sonde de l’uretère gauche.

En définitive, malgré la libération urétérale droite, le fonctionnement de l’uretère droit reste très imparfait et la dérivation des urines par la néphrostomie droite parait indispensable, au moins momentanément.

L’uretère gauche n’a jamais rien donné. Le rein gauche doit être considéré comme exclu, sans qu'il soit possible d'affirmer si son exclusion est ou non antérieure à l’opération du 4 mars.

La malade n’a pas voulu subir de nouvelle opération, ni même de nouvelle exploration. Ellle a quitté le pavillon Albarran le 22 juin 1922 avec sa néphrostomie.

Nous avons appris par la suite qu’elle était décédée.

II. — Observations de malades, chez lesquelles la lésion urétérale a été mise en évidence par le CATHÉTÉRISME DES URETÈRES

- Observation 9 (inédite, communiquée par le Dr Bou- LOUNEIx, de Nice).

Sténose urétérale droite consécutive à une hystérectomie subtotale pour fibrome et lésions annexielles droites, entretenant une pyélonéphrite droite.

Mme G... (de Grasse).

En 1919, opérée à Lyon pour fibrome et lésions annexielles droites, Hystérectomie subtotale.

no CA

En 1999 (le 15 janvier) vient consulter le Dr BouLounerx ponr fréquence des mictions, DAT accès fébriles à la moindre fatigue. |

Dans ses urines, l'examen di la brésonre de pus et de colibacilles. *

Le rein droit est perçu, Fine, Hs rein gauche n'est pas palpable.

Le 29 janvier on pratique une instillation de collargol dans la vessie, pour calmer celle-ci et permettre le cathétérisme des uretères. -

Une radiographie pratiquée le même jour ne montre rien au niveau de l’appareil urinaire.

La cystoscopie montre des lésions inflammatoires banales. Les orifices urétéraux sont normaux. À gauche, on passe facilement une sonde n° 12. Par contre, à droite une sonde n° r2 est arrêtée à 10 em., de même que des sondes n° 10 et 8. Seule une sonde ne 6 arrive à passer.

L'urine du rein gauche est limpide, sans pus ni colibacilles. L’urine du rein droit est trouble et renferme du pus et des colibacilles.

La sonde n° 6 est laissée à demeure pendant 12 heures. En la retirant, on fait une instillation de nitrate d'argent à ra VAN |

Le 14 février 1929, on passe facilement une sonde n° «0, et pareillement on fait une instillation de nitrate dans le bassinet.

Depuis, les urines sont limpides : pas de pus. L'état géné-

ral est excellent.

La malade est revue cinq mois après en parfait état.

Observation 10 (inédite, communiquée par le Dr Bou- LOUNEIx, de Nice).

Sténose urétérale droite, consécutive à l'ablation des annexes droites, entretenant une pyélonéphrite.

Mme J... (d'Antibes).

En 1926, opérée à Paris pour annexite droite suppurée.

lan sy ct

Antécédents : Pas d'enfant. Pas de fausse couche. Pas d’antécédents urinaires.

En 1929 (juillet) vne pour la première fois par le D' Bou- LOUNEIx. Elle présente alors de la pyurie, de la:colibacil-

lurie.

A plusieurs reprises, depuis quelques mois, la malade a eu des accès fébriles (frissons, chaleur, sueurs). En outre, elle a ressenti des douleurs lombaires droites irradiant vers la face interne de la cuisse.

. A l'examen : rein droit nettement perceptible et douloureux. Rein gauche non palpable.

La radiographie est négative.

Comme la malade n'a plus de fièvre, on se borne à prescrire un traitement médical antiseptique : collargol, vaccin.

Mais le 16 octobre 1929, elle revient consulter avec la même symptomatologie. Les urines sont purulentes. Le rein droit est gros.

Le 18 octobre, on fait une cystoscopie qui montre une simple congestion de la vessie. Le côté gauche est cathétérisé facilement avec une sonde n° 12. Mais à droite, le cathétérisme est difficile. On ne peut passer ni une sonde n° 12 qui est arrêtée à 6 cm., ni une sonde n° ro. Seule une sonde n° 8 peut passer. On la laisse à demeure pendant 12 heures et avant de la retirer, on pratique une instillation de nitrate d'argent.

La malade est revue le 31 octobre. Elle présente des urines qui sont encore un peu troubles. Mais elle ne souffre plus de son rein droit qui, d’ailleurs, est à peine perceptible à la palpation. Le traitement médical est continué.

Le 16 novembre, les urines restent troubles, on passe une sonde n° 12 dans l’uretère et on fait une nouvelle instillation dans le bassinet.

Le 8 décembre, les urines sont devenues limpides. La malade n'éprouve plus aucune douleur. L'état général est très amélioré.

Le 10 juin 1930, la malade a été rencontrée en très bon état. Ses urines étaient limpides. Elle avait engraissé de 3 kilogs.

LA

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