‹ Contribution à l'étude du retrait des cimentsChapitre 12 sur 32 · RÉVERSIBILITÉ ET IRRÉVERSIBILITÉ DU RETRAIT · texte numérisé non relu

RÉVERSIBILITÉ ET IRRÉVERSIBILITÉ DU RETRAIT

Les déformations de retrait ne sont pas parfaitement réversibles, pour le constater, il suffit de ramener les baguettes à Pétat hygrométrique 100 qu’elles avaient au moment du

gàchage et qu’elles avaient sensiblement au moment de la mise en observation : on les immerge.

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Le retrait. décroît rapidement la première. journée, puis très lentement - au delà: Fait inattendu : le retrait -ést d’autant plus réversible qu ik avait attéint une--grande valeur, C ’est-à- dire qu’il avait été obtenu dans un état hygroômétrique faible, F

Sur les graphiques hygrométrie-retrait, précédemment tracés, les courbes obtenues présentent un maximum pour des hygrométries d'environ 60 p. 100. Ce maximum est d’autant moins net que le ciment durcit vite. La même progression se retrouve du ciment fondu à la chaux. Les baguettes conservées dans les états hygrométriques faibles reprennent sensiblement leur longueur de démoulage. Pour celles-ci aussi il semble subsister un retrait résiduaire : celui correspondant au gonflement de la baguette conservée dans l’état hygrométrique 100 (fig. 7 à 10 ét 14 à 17, courbes en pointillé).

Remarque. — Si l’on admet que le retrait résulte d’une contrainte triple liée à l’hygrométrie (E. FREYSSINET) on peut expliquer les phénomènes précédents, en particulier les anomalies de réversibilité, par une forme particulière du diagramme retrait-contrainte de retrait. |

Il faut imaginer que pendant la dessiccation le retrait croît d’abord proportionnellement à la contrainte, puis de moins én moins vite avec cette contrainte. Par immersion, le retour se ferait avec un coefficient de proportionnalité plus grand de telle sorte que les retraits les plus élevés seraient Fe plus reversibles.

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