‹ Contribution à l'étude du retrait des cimentsChapitre 13 sur 32 · CAS PARTICULIER · texte numérisé non relu

CAS PARTICULIER

Ciment durcissant dans un espace clos.

Ceci correspond au cas adiabatique envisagé du point de vue hygrométrique (voir p.41): il n’y a point d'échange d’eau entre le ciment et l’extérieur. C’est, en particulier, le cas des éprouvettes de ciment conservées dans des moules fermés. --Suivons de point en point le phénomène : La pâte de ciment obtenue au gâchage est une suspension de grains de ciment-dans une phase liquidé continue formée pär Peau, Ces grains ne sont-pas simples, maïs sont: constitués eux-mêmes

ep os

par des agglomérats d'éléments plus fins retenant l'air. Les proportions respectives des trois corps sont d’ailleurs faciles à fixer, connaissant le poids spécifique du ciment et le rendement de la pâte (volume obtenu avec 1.000 gr. de liant, généralement 0,605 dm).

Liant, 1.000 grammes. 320 centimètres cubes.

Eau, 250 grammes.... 250 ee AC TERS, PSC RUE 35 — TOTAL AP RS 605 centimètres cubes.

Les premiers mouvements qui se produisent sont des phénomènes de sédimentation : les agglomérats de grains tombent et viennent au contact les uns des autres. Il se produit un affaissement plastique dans le sens vertical.

En même temps, sous l’effet de leur poids ces agglomérats tendent à se déplacer latéralement : il se produit un gonflement plastique dans le sens horizontal. Ce gonflement limité par la résistance des moules est peu important.

Au bout d’un certain temps, l’eau pénètre à l’intérieur des agglomérats et mouille une surface de grains suffisamment grande pour que la réaction devienne sensible. Cette réaction aboutit à la formation d’un corps différent : le ciment hydraté de poids spécifique 2,4. Comme l’a montré H. LE CHa- TELIER, elle se fait avec une réduction du volume total des constituants et une augmentation de leur volume apparent. Nous sommes alors en présence d’un complexe.

— ciment anhydre; —— ciment hydraté; — eau; — Air.

C’est la période de gonflement. Le ciment se présente sous forme d’un corps déjà rigide mais encore humide : il possède un excès d’eau.

Plus tard enfin, l’eau en excès est absorbée par la réaction qui se poursuit alors aux dépens de l’eau retenue mécanique-

ment par les grains hydratés ou non : le ciment devient sec, il se produit un certain retrait.

En résumé, le phénomène comprend successivement : un affaissement plastique, un gonflement, un retrait.

C’est ce qu’on observe expérimentalement.

On peut mesurer l’affaissement plastique à l’aide d’un flotteur relié à l’aiguille d’un comparateur fixé au moule, mais expérience renferme de nombreuses causes d’erreurs.

Le gonflement et le retrait peuvent se mesurer à l’aide d'appareils ordinaires. On peut les suivre aussi par visées à l’aide d’un micromètre sur des repères fixés au ciment, La figure 19 indique quelques résultats obtenus. Ces phénomènes ne sont pas négligeables : comme nous le verrons ils peuvent provoquer l'allongement et le retrait des armatures du ciment armé pendant le premier jour.

Betrait mm per M = »

Zemps en heures - ES REET

Le]

Fe 40

Gonflement e p-2 = S A IS S (2

(Fig. 19. — Variations de longueurs d’un ciment dans un coffrage clos pendant les premières heures. — Mortier 1/1.

Notons que dans le cas du ciment fondu le retrait commence à peu près au début de la prise définie à l’aiguille de Vicar et voile presque complètement le gonflement qui le précède. Ce fait est constant : le ciment fondu prend une grande partie de son retrait dans les moules, même quand ceux-ci sont clos ou insuffisamment humidifiés.

Le moment où commence le retrait est conditionné par la rapidité de la réaction et par la quantité d’eau disponible. Pour les ciments à hautes résistances initiales il peut se produire à vingt-quatre heures, pour les portlands au bout de quelques jours (fig. 20).

- On peut définir l’état hygrométrique du ciment par Pétat hygrométrique qui règne dans-les- petites: cavités remplies d’air. D’après ce qui précède, cet: air ne reste pas" satüré : son état hygrométrique, au moment du gâchage, décroît peu à peu: 98..., 95..., 90... On peut avoir une idée de sa valeur à l’aide de la courbe de la figure 9 en cherchant à quel point correspond le retrait mesuré sur une baguette isolée de l’air par une couche imperméable (enrobement de paraffine par exemple).

& 0,6 Betrart a 200/ours & O.32mm per m

1 2 3 417 7 it 30 50

Temps en Jours (Ech logarith miques)

Fig. 20. — Retrait d’un ciment conservé dans un espace clos. (Perte de poids nulle.)

L'expérience faite sur un portland donne :

LE SIOUT a RS Ee E — 100 p. 100.

AS IOËT à. Gi 22 as ET 96: —

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ce n’est là qu’une mesure approchée ne tenant pas compte des variations du ciment.

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